Macron, un antichrist ?

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Macron, un antichrist ?

Message par enerlibr le Dim 5 Nov - 0:21

Macron :
"Une gare c'est un lieu où l'on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien"
D'accord ? Oui ? Non ?

Le nerf de la guerre de chacun contre tous est l'argent à propos duquel Marx disait qu'il fait fraterniser des impossibilités,
les avoirs possibles.
Jean de la Fontaine fait dire au loup soupçonnant à tort l'agneau d'avoir médit de lui : "Si ce n'est toi c'est donc ton frère."
Moralité : être pauvre n'est pas une bonne idée et de plus c'est contagieux.
"'Ce peu d'or suffirait à rendre le noir blanc", disait Shakespeare.
Comme tout le monde ne peut être riche, "En marche" devient "Marche ou rêve" ou Marche ou crève",
selon la dose d'optimisme injecté dans un espoir agonisant.
Deux espoirs antagonistes se toisent.
De qui l'espoir est-il le nom ? De quoi l'espoir qui fait vivre a-t-il besoin ?
Du discours moralisateur d'un banquier philosophe ou de la lumineuse beauté d'un horizon sans nuages ?
Cette lumière naturelle inhérente à l'être vacille sous les injonctions débiles d'un monomaniaque au matérialisme forcené.
Non il n'est pas naturel d'avoir envie d'être milliardaire.
Lévinas disait qu'il y a dans le visage une pauvreté essentielle. Nous ratons l'essentiel à force de ne pas être spontané
or c'est bien ce que clame Macron : "Soyez spontané !",
ce qui est précisément le meilleur moyen de ne pas l'être, spontané donc.

Qui est ce "on" qui croise les gens qui ne sont rien et les autres qui forcément ne sont pas rien.
La logique élémentaire voudrait que les gens qui réussissent croisent les gens qui ne réussissent pas.
Que nenni, il n'y a plus de logique dans cette matrice
Ce "on", est-ce les mougeons qui suivent leur gourou parce qu'il faut vivre avec son temps,
les infortunés ignares qui n'entravent que dalle à cette pensée complexe
ou au contraire ceux qui ont ont tout compris et zappent définitivement ce spectacle affligeant, épuisés par cet égrégore vorace ?
Ce "on" donc est le spectateur des rêves de ce chef de gare de triage.
Les gens sont devenus des wagons qui s'ignorent, décrochés de leurs pensées authentiques automotrices,
à l'instar de notre croisé des temps modernes dont la rhétorique aseptisée coupée d'une sémantique narcissique
devient un prêchi-prêcha nauséeux.
Ce "on" est le deus ex machina qui crée l'homme à son image.
"On" est le "One", l'Un, le Tout dont dépendent tous les riens.
"Rien" = "chose", "ne ... rien" = "ne ... pas ... chose", : alors oui effectivement les gens ne sont pas des choses,
enfin en principe car les principes sont "upside down" pourrait dire celui qui transfère la défense du pays aux américains.
Qu'est-ce que réussir ???
"They are doing well", Ils réussissent et donc ils vont bien, telle est l'empreinte mentale typique du rêve américain.
Ah bah non tiens, en France ça ne "marche" pas comme ça.
"Les gens qui réussissent" = l'avoir. "les gens qui ne sont rien" = l'être.
Donc il ne suffit pas d'avoir été, pour avoir le privilège de continuer à être, il faut être quelque chose. :
Quoi ?
Magistrale leçon de savoir-vivre ou carotte de la servitude volontaire ?
Nouveau paradigme issu d'un génie humaniste ou foutage de gueule effronté ?
Vous êtes prêts à suivre ce chemin de croix d'un Messie nouvelle formule,
celle basée sur cet économisme à tous crins qui fait tourner les gens en bourrique sur le grand manège mondial ?
Ceux qui réussissent sont riches, ceux qui ne réussissent passont pauvres.
Quel est le rapport optimal riches / pauvres ?
Eurêka : 1,6180339, le nombre d'or, la divine proportion,
Ah ben non, il n'y a pas assez de pauvres, la vie est cruelle, pas étonnant que les riches soient les seuls à être communistes

L'avoir tue l'être : résumé du message christique.
L'art de persister dans son être, le "conatus" de Spinoza, qui sommeille dans les tréfonds de chacun(e)
n'a que faire de cette rhétorique oiseuse et stérile.
Il n'y a que dans les dessins animés que l'on voit un tel délire.
Il est possible d'être intelligent et con à la fois. Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît.
Fais-toi tout petit, connard, les temps ne sont plus à l'insignifiance ! L'homme de paille ne sera qu'un feu de paille.
Le besoin d'infini des gens est étroitement corrélé à leur résistance à la souffrance qui, elle, n'est pas infinie,
il est le début de la fin de cette insulte à la plus élémentaire intelligence du coeur.
L'esprit, qui est le pêre de l'âme, ne peut se développer dans un corps brimé. Macron est un antichrist de plus.
" Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? "— Racine (Andromaque, acte V, scène 5
C'est une allitération, figure de style qui consiste en la répétition d'une ou plusieurs consonnes,
ce que je traduis vulgairement par : "à force de taper sur le même clou, ça finira par rentrer,
ou TINA, there is no alternative. Après la dame fer, l'homme de paille.
Si il y en a une d'alternative, cher président : Tu arrêtes de te foutre des gens.
Les joyeusetés qui te pendent au-dessus de la tête te le rappelleront.
Fin du discours, à propos de la France dont il est maintenant le Président :
"... Je vais avec humilité, avec dévouement, avec détermination; l'asservir, en votre nom."
La servir ou l'asservir ? Vertu ou vice ?
Ces deux S, se retrouvent dans un des tous derniers mots du discours de Macron,
c'est du moins ce que j'ai perçu, un ricanement enrobé de fausse émotion,  typique du psychopathe.
Il est vrai qu'il est difficile de distinguer "... la servir ..." de "... l'asservir ..."
mais dans mon esprit il n'y a pas de doute, Macron va asservir la France avec détermination,
et il le dit les yeux dans ceux des français, en pensant : "mais qu'ils sont cons!".
Nul doute, monsieur le Président, que "en votre nom", vos tout derniers mots, sont le suprême affront
dont vous vous payez le luxe.
Je ne connais pas cette figure de style consistant à se servir, intentionnellement ou non,
d'un mot dont la sonorité peut impliquer deux sens différents, c'est typique avec "l'asservir / la servir".
Avec un peu d'attention, on remarque qu'il se fout royalement de ceux à qui il s'adresse :
"En votre nom" résonne dans sa tête comme le programme à mettre en oeuvre :
"C'est en votre nom, bande d'ignares, que je vais rehausser le prestige de la France, vous allez déguster, je ne vous dis que ça".
Macron a l'art d'utiliser les figures de styles : finalement "l'asservir / la servir" est peut-être une prétérition :
affirmer passer sous silence une chose dont on parle néanmoins,
d'ailleurs toute sa politique se résume à protéger pour mieux asservir.
Asservir :
Réduire quelqu'un, une collectivité à la servitude, à un état de dépendance complète :
Asservir les peuples vaincus. Priver quelqu'un, quelque chose de sa liberté d'action, de son indépendance :
Une organisation sociale qui asservit l'homme.

Bernard Blier : "L'aigle va fondre sur la vieille buse" :


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Re: Macron, un antichrist ?

Message par Lug le Dim 5 Nov - 10:46

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L’argent, pas plus que l’eau ou le feu, n’est ni une bonne ni une mauvaise chose, il est ce qu’en font ceux qui l’utilisent.

Faire de l’argent l’alpha et l’oméga de la destinée humaine, c’est ramener celle-ci à la pire des pauvretés, celle de la ruine de l’âme et de la misère morale.

L’intellect raisonneur s’égare régulièrement dans cette absurdité qui consiste à confondre l’argent avec la richesse, la fausse monnaie avec la vraie, l’apparence d’un individu avec la qualité de ses valeurs morales, qui sont invariablement inversement proportionnelles à son paraître.

Avoir de la fortune pour vivre des dizaines de vies dans l’aisance, alors que la sienne ne sera pas plus longue que celle des autres, n’a pas plus de sens que de vouloir posséder des résidences dans différents pays. Résidences dans lesquelles ne vivront que les gardiens qu’il faudra en plus rémunérer pour qu’ils protègent et entretiennent ces possessions qui ne seront que l’expression de la vacuité de l’intelligence humaine sans la moindre Conscience.

Je ne connais rien de plus con qu'un parvenu roulant dans une Ferrari, en respectant les limitations de vitesse. Véhicule ayant couté plus de dix fois le prix d'une bonne voiture capable de remplir les mêmes fonctions, et dans laquelle (Ferrari) il ne peut pas emporter autre chose qu'une toute petite valise, pour cause de manque de place...

Ce qui me fait dire, lorsque je croise une Ferrari sur la route : tien, voilà un con, ou un joueur de foot professionnel, mais en vérité c'est un peu la même chose...

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