le destin du monde

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le destin du monde

Message par Scorpion le Mer 2 Mai - 18:13

Voilà un texte très interessant tiré d'un livre d'alain Daniélou.

Danielou etait un indianiste qui a vécu plus de 20 ans en Inde..il a connu de près toutes les couches de la société indienne et il a fréquenté des sannyasins (moines errants, yogis). Il a vecu aussi parmi la haute société et il dans ses mémoires il n'a pas gardé un souvenir eblouissant (c'est le moins qu'on puisse dire) de certains personnages bien connus..

Voici un extrait issu d'un de ses livres qui mérite réflexion sur le monde actuel :

LE DESTIN DU MONDE SELON LA TRADITION SHIVAITE

(Extrait)

de Alain Danielou






J’avais réuni les éléments de ce livre, il y a plus de quarante ans, auprès de Sannyasi, de ces moines errants qui, parallèlement a l hindouisme officiel, préservent les traditions de la culture pré-aryenne et du Shivaisme, la religion proto-historique de l’Inde et qui seule pourrait permettre à l’humanité de retarder l’échéance de la « destruction provoquée » qui la menace.
Nous vivons au bord d’un cataclysme mais ce cataclysme ne sera dû qu’à nos erreurs et c’est la folie des hommes qui en déterminera le moment. Il est donc est donc pour nous essentiel de comprendre comment et pourquoi l’humanité est sorti du rôle qui lui était assigné dans la création et de rappeler comment les Voyants des premiers âges avaient défini ce rôle.

J ai utilisé également quelques ouvrages provenant des mêmes sources.
Il m’avait semblé à l’époque que le moment n était pas venu de publier ces textes. Depuis lors les sciences occidentales telles que l’astrophysique et la biochimie ont connu un développement spectaculaire et leurs aspects spéculatifs se sont, dans certains cas, singulièrement rapprochés des conceptions de l’ancienne cosmologie de l’Inde.
Par ailleurs les inquiétudes et les tendances de la jeunesse actuelle l’éloignent des religions moralistes et des idéologies arbitraires qui, selon les textes shivaites, caractérisent le dernier age d’une humanité qui court à sa perte mais rien de solide et de crédible n’apparaît pour les remplacer. Le moment semble donc opportun pour rappeler les conceptions d’une très ancienne sagesse transmise à travers les âges, souvent sous une forme occulte.





LES TROIS CITES




Selon la tradition shivaite, depuis que la terre est habitable, plusieurs humanités ont déjà existé. Chacune a eu sa période de gloire , de développement technique , de savoir , puis de déclin et a trouvé sa fin dans un cataclysme. Nous faisons partie de la septième humanité. La terre a donc déjà connue six humanités successives qui ont disparu (1), laissant a l’humanité suivante quelques traces de leur savoir et parfois le souvenir de leur gloire. Après la fin de l’humanité actuelle la terre connaîtra sept fois encore des espèces humaines ou similaires avant de devenir inhabitable. Toutes les espèces vivantes évoluent comme des entités , des individualités ; Elles ont leur gestation, leur enfance , leur adolescence , leur âge mûr , leur déclin.
Nous trouvons dans les Purâna le récit, transmis à travers les millénaires , des circonstances qui entourèrent le fin d’une humanité qui précéda la nôtre. Toutefois dans ce récit se sont mêlés le souvenir de deux catastrophes, d’une part celle qui provoqua la fin de la civilisation des Assours , il y a plus de 60 000 ans , et d’autre part la destruction des cités de l’Indus , par les envahisseurs aryens qui, deux millénaires avant notre ère , marque le début du Kali Yuga, la période de déclin de l’humanité actuelle. Ce récit peut nous éclairer sur le conditions qui mènent au déclin des espèces à la fin de chacun des cycles qui rythment la vie sur la terre. L’Histoire des Assours est à la fois un récit du passé et une prédiction de l’avenir.
Il existe un parallélisme évident entre les évènements , les conceptions religieuses , les idéologies , les théories sociales et morales qui provoquèrent la destruction des Assours et celles qui , depuis le début du Kali Yuga , caractérisent l’humanité actuelle et semblent devoir aboutir à la « catastrophe provoquée » (naimittika pralaya) qui , éventuellement nous attend.
L’histoire des Assours nous apprend aussi comment par nos actes et surtout nos conceptions morales et religieuses nous pourrions retarder l’échéance pour l’ensemble ou pour une partie de l’humanité. Ce qui pourrait permettre à quelques uns de traverser le cataclysme et de participer à l’âge d’or de l’humanité future.





La Fin des Assours

Les Assours qui avaient atteint un prodigieux niveau de civilisation, sont présentés comme fervents adorateurs du dieu Shiva. Ils pratiquaient le culte du Linga , le phallus divin. Avec l’aide de Mâya, l architecte des génies, ils avaient construit trois cités inexpugnables. L’une, sur la terre, utilisait le suivre, une autre flottant au- dessus du sol semblait d’argent, et la troisième, haut dans le ciel, était dorée.

Selon le Shiva Purana(2) : « les princes des Assours étaient des hommes mesurés, bien élevés, disciplinés, honnêtes, courageux, persévérants. Ils étaient les ennemis des dieux aryens. Ils savaient contrôler la lumière du soleil et ils utilisaient cette énergie pour toutes sortes d’usages. Ils distribuaient de la nourriture à ceux qui avaient faim…
Vêtus d’un vêtement d’apparence soyeuse (combinaisons subaquatiques ?) ils pouvaient même subsister sous les eaux sans en souffrir … Il y avait dans les trois cités des Assours de nombreux arbres d’abondance (supermarchés ?) ou l’on pouvait se procurer tout ce que l’on pouvait désirer. Il y avait aussi des quantités d’éléphants et de chevaux, des palais ornés de pierres rares. Des chars volants, brillants comme le soleil et ornés de rubis (de feux rouges ?) , se déplaçaient dans toutes les directions. Certains , comme des lunes , éclairaient les cités. Il y avait de nombreux arbres et des jardins paradisiaques, de vastes réservoirs, des étangs, des puits, des rivières. Il y avait des machines pour indiquer le temps , des terrains de jeux, des lieux d’études. Les cités étaient peuplés de gens de toutes, bons ou mauvais. On y rencontrait des nobles chevaleresques et courageux et des lettrés savants.
Les Assours avaient de larges poitrines, des épaules de taureaux. Leurs chevaux étaient noirs et ondulés. Ils étaient robustes, héroiques dans les combats, savant dans l art de la guerre. Indifférents au reste du monde, ils vivaient dans leurs cités, fidèles au culte de Shiva. »:

(2) les Purana , étant de vastes ouvrages , sont divisés en différents livres appelés samhitâ.


Shiva, principe du temps, qui est la mesure de l’espace, est le seul dieu qui possède le pouvoir de détruire. C’est donc à lui que les autres dieux s’adressèrent lorsqu’ils cherchèrent à obtenir la faveur de Shiva pour pouvoir détruire leurs forteresses. Mais le dieu de justice qui est celui de tous les êtres vivants ne pouvait entrer dans cette querelle.
« Les Assours, dit-il, sont sans fautes et sont mes respectueux adorateurs. Je ne pourrais les détruire que s’ils s’éloignent de moi. Les dieux Aryens s’adressèrent alors à Visnu (le dieu qui préside aux vertus civiques). Vishnu leur dit : vous n’arriverez pas à détruire les trois cités sans l’aide de Shiva, seigneur des sacrifices. Les dieux aryens organisèrent donc un grand sacrifice en l’honneur de Shiva. Du feu rituel sortirent des milliers d’esprits malfaisants (bhûta) munis de toutes sortes d’armes. Certains missiles utilisaient un feu destructeur analogue à l’énergie du soleil.
Toutefois lorsqu’ils s’attaquèrent aux cités des Assours, leurs efforts restèrent sans effet. Vishnu expliqua aux dieux : « Parce qu’ils vénèrent Shiva et son emblème le Phallus (le symbole de la vie), tous les désirs des Assours se réalisent. Il n’est pas possible de les vaincre et la religion védique est menacée Il faut obtenir qu’ils renient le dieu qui les protège et qui seul, peut les réduire en cendres.




Le Faux Sage Arihat

« Afin de mettre un terme aux vertueuses activités des Assours, Vishnu inventa un stratagème. Il créa un étrange personnage, un être pervers qui promulguait une religion puritaine. Sa tête était rasée, son vêtement malpropre. Il portait un panier pour recueillir des aumônes et un chasse mouches fait d’un rouleau de coton qu’il secouait sans arrêt. Ses mains étaient frêles, son visage pâle et maladif. »
Contrairement à tous les ascètes connus jusqu’alors , qui étaient nus, portaient les cheveux en broussailles et dont les yeux fulgurants indiquaient les surprenants pouvoirs magique, « celui-ci avait la tête rasée et portait une longue robe. Ses yeux étaient sans lumière. Le faux sage s’approcha du dieu et lui demanda : Quel est mon nom ? Que dois-je faire ? Vishnu dit : ton nom sera ARIHAT (destructeurs des gens pieux).Tu dois composer un (pseudo)-livre saint de 1600 versets , en langage populaire condamnant les castes et les devoirs des divers âges de la vie (les âshrama). Tu seras doué du pouvoir de faire quelques miracles…. La base de ton enseignement sera : Le ciel et l’enfer n’existent que dans cette vie ; et tu enseigneras cette doctrine aux Assours, de façon qu’ils puissent être détruits.

Le personnage recruta alors quatre disciples. Ceux cis , la tête rasée, proclamaient le culte hérétique .Ils portaient tous à la main un panier et couvraient leur bouche d’un morceau d’étoffe pour ne pas avaler d’insectes. Leurs vêtements étaient peu soignés. Ils portaient un petit balai pour nettoyer la terre devant de peur d’écraser des créatures vivantes et marchaient avec précaution.Ils se faisaient appeler vénérables (pûjya). » Ils se mirent a proposer la plus absurde des doctrines. Dans un monde né du Sacrifice ou rien ne peut survivre qu’en dévorant la vie, ils proclamaient : il ne faut tuer nulle créature vivante et se nourrir seulement de végétaux comme si le plantes n’étaient pas elles aussi des créatures vivantes. Ils refusaient tout les plaisirs du monde qui nous rapprochent des dieux et prétendaient que le culte du phallus , source de vie, était une abomination . Ils affirmaient que l’être individuel ne se transmet pas par la génération mais survit à la mort en se transportant d’un corps dans un autre par transmigration. Le fils n’était donc plus la continuation du père mais un étranger incarné par hasard. C’est pourquoi le fils ne respectait plus le père ni le père son fils.
« ces ascètes erraient, mendiant la nourriture et marmonnant des platitudes telles que : l’abstinence mène au paradis. La chasteté et la non-violence sont les plus hautes des vertus, et autres préceptes négatifs.
Instruit par Vishnu le perfide sage Nârada se fit initier au nouveau culte et conduisit les moines jusqu’à la porte de la cité des Assours. »
Là ils s’installèrent sous un arbre non loin de la ville. « Nârada alors demanda audience au roi qui le reçut avec de grands égards .Nârada dit au roi : je suis venu t’informer de la présence, aux abords de la ville , d’un grand sage qui apporte le message d’une religion nouvelle, supérieure a tout ce que le monde à connu jusqu’ici. Il te faut écouter ses enseignements et te convertir à cette nouvelle doctrine. Tu dois renoncer à tous les rites anciens et à l’horreur des sacrifices.
Le roi inspiré par Vishnu et trompé par Nârada , accepta de suivre ce conseil. Il écouta le prêches du faux prophète. Il se fit initier et promit au faux sage obéissance. La plupart des valeureux Assours adoptèrent la religion nouvelle. »,35-36.)
Ils abandonnèrent les rites, les sacrifices, le culte du phallus, obtenu de lui le vœu d’obéissance, le faux sage Arihat lui enseigna sa doctrine : L’ univers est éternel. Il n’ a pas de Créateur. La Création n’a pas de but. Elle évolue puis se détruit elle même. Chaque être vivant, fut-il un brin d’herbe, est pour lui-même un dieu. Il n’existe pas d’autres dieux. Ceux que nous appelons des noms de Brahmâ, de Vishnu, de Shiva n’étaient que des hommes comme nous que l’on a divinisé.
Tous les êtres sont détruits quand leur temps arrive, qu’il s’agisse d’un dieu ou d’un moustique. Aucun corps n’est supérieur a un autre. Tous mangent, font l’amour, dorment et ont peur de la mort. C’est pour tous la même chose. Tous les êtres vivants sont égaux ; on ne doit donc faire de mal à nulle autre créature. L’unique vertu est de montrer une bienveillance égale envers tous les êtres. La non-violence est la principale vertu.
Le ciel et l’enfer sont ici sur terre , nulle part ailleurs. Le plaisir est le ciel , la souffrance est l’enfer. Les textes sacrés qui recommandent des sacrifices aux dieux sont apocryphes.
Il faut donc jouir de la vie aussi longtemps que le corps est vigoureux ,il faut ensuite le détruire (en se suicidant). Il ne sert à rien de diviser l’humanité en différentes castes . tous sont des hommes. Nul n’est supérieur ou inférieur. Il niait la différence entre les vertus des femmes et les vertus viriles.
Il interdisait de vénérer les dieux et niait le pouvoir des rites.



La destruction des Assours

Tous les rites durent donc être abandonnés dans les trois cités.
C’est ainsi que le pouvoir des Assours déclina.
C’est alors que les nouveaux dieux obtinrent de Shiva qu’il détruise les cités des Assours qui avaient renié son culte. Mais avant d’abandonner ses fidèles dévoyés, Shiva exigea que les dieux Aryens reconnaissent sa suzeraineté.
C’est ainsi que le monde aryen acquit en partie l’héritage de la sagesse des Assours.

« Shiva exigea que tous les dieux , comme tous les autres êtres vivants , se considèrent comme des animaux faisant partie d’un troupeau dont il était le berger. C’est en tant que Maître-des-Animaux (Pashupati) (Seigneur suprême des êtres célestes, humains, animaux ou végétaux) qu’il accepta d’entreprendre la destruction des Assours. » 13-14 )

« Le dieu monta sur son char , tendit son arc et attendit que, comme elles le faisaient périodiquement , les trois cités se rapprochent sur une même ligne. »
« Lorsque les trois cités furent alignées , Shiva lança contre elles son arme la plus terrible, une arme de feu qui, en un instant brûlait tout, détruisait toute vie. Au moment-marqué-par-le destin (abhilâsa) il lança son arme qui resplendissait comme un millier de soleils et faisait un bruit terrible.
Les trois cités furent réduites en cendres et s’effondrèrent au milieu des quatre océans.
« Les courageux Assours furent exterminés. Cherchant à s’ enfuir ,ils tombaient comme des mouches. Certains avaient commencé un repas qu’ils ne finirent jamais. D’autres moururent enlacés dans l’acte d’amour. Des femmes affolées couraient de-ci de-la cherchant a protéger leurs enfants déja morts. Le roi des Assours se lamentait de l’abandon de Shiva. Tous criaient avant de mourir : Shiva, pourquoi nous as-tu abandonnés ? Les enfants, les vieillards étaient réduis en cendres. Des femmes étaient surprises dans les bras de leurs amants, d’autres dans leur sommeil, d’autres alors qu’elles étaient ivres…Tous furent brûlés. Certains, en s’éveillant, cherchaient à fuir en désordre mais tombaient bientôt évanouis. Pas la plus petite parcelle animée ou inanimée n’échappa aux brûlures du feu terrible qui enveloppa les trois cités. »

Il ne resta rien des trois cités et la noble race des Assours fut exterminée.

En voyant ce feu destructeur brillant comme de nombreux soleils , semblable à celui qui provoquera la fin du monde, les dieux eux mêmes étaient terrifiés. ».11.,8 )

« Seuls furent sauvés quelques fidèles de Shiva qui s’étaient échappés dans la région où vivent les Gana (les compagnons de Shiva), (c'est-à-dire le Mahar ou monde extra planétaire).
Ce sont ces rescapés qui ont préservé en secret certains des éléments du savoir des Assours pour les humanités future

L’Aube du Kali Yuga

« Le faux sage vint alors se prosterner devant Vishnu et lui dit : selon tes ordres j’ai corrompu les Assours et les ai privés de leur force et de la protection de Shiva. J’ai commis là un acte abominable. Maintenant que dois-je faire ? Vishnu lui dit : Retire toi dans le désert et attend la venue du Kali Yuga (l’age des conflits qui précedera une nouvelle fin du monde).
Lorsqu ’arrivera l’age de kali tu répandras alors tes enseignements parmi les hommes vaniteux et stupides de ces temps et les conduiras ainsi à leur déclin jusqu’à l’explosion finale qui mettra fin à la race des hommes. »
« Les faux sages , leur mission accomplie, vinrent s’incliner devant Shiva et demander ses ordres, effrayés eux-mêmes du destin. Shiva leur dit : O Tonsurés ! dans l’age final de chacune des races humaines, ceux qui suivront votre enseignement aboutiront au désastre. Retirez-vous maintenant dans le désert. Lorsque viendra l’Äge de Kali vous répandrez à nouveau votre religion. Les gens stupides du Kali Yuga adopteront votre culte. » (Shiva Purana , Rudra Samhitâ :5.11.,28-32 )

La pratique de la nouvelle religion avait privé les Assours de leurs vertus, de leur virilité, de leur courage, de leur force. Le puritanisme les avait rendus menteurs et névrosés. Le végétarisme avait affaibli leur vigueur. La non-violence les avait rendus pusillanimes et avait éteint leur courage.
De plus ils avaient renié le culte de Shiva et du phallus source de vie, ainsi que le Dharma, la loi qui régit la création et assigne à chacun des devoirs selon sa nature.Entre temps les nouveaux dieux avaient du reconnaître la primauté de Shiva et accepter l’ héritage du savoir des Assours. Mais ils le faisaient avec réluctance car cela blessait leur orgueil.
Shiva parmi les Aryens de L’ Inde , comme son équivalent Dyonisos parmi les Aryens grecs, devait rester toujours le dieu suprême et pourtant maudit.
Les peuples aryens ont partout adopté des religions moralistes, issue d’Arihat, qui marquent la fin du Kali Yuga. La sagesse des Assours ; liée au shivaisme, a pourtant survécu comme le culte de Shiva lui-même, mais en secret, dans une tradition ésotérique et initiatique. L’histoire des trois cités représente la fin d’une civilisation hautement technique avec l’aide d’armements d’une extrême puissance. S’agit-il du souvenir d’un lointain passé ou d’une préfiguration de l’avenir ? Peut-être les deux . Ce qui est important et nous concerne dans cette histoire est ce qu’elle enseigne, c'est-à-dire que c’est un changement dans les conceptions religieuses, sociales et morales qui provoqua le déclin des Assours. Au culte du phallus, symbole du principe de vie, aux pratiques du Yoga tantrique et à la recherche d’une compréhension des réalités cosmologiques et des lois naturelles se substituèrent des notions sentimentales et négatives…. Notre temps nous en apporte une image inquiétante.

C’est par un étrange orgueil que l’homme cherche à remplacer l’ordre divin, l’ ordre naturel, par un ordre humain…
…qui oppose des prétendues vertus morales à la magie des rites et des sacrifices, néglige les pouvoirs que permettent d’acquérir les pratiques du Yoga.

Cette conduite qui conduit à une négation du monde, ne peut aboutir qu’au désastre. Nous pouvons observer que, dans presque tous les problèmes qui affectent la société actuelle, on évite de faire face à la réalité. Même les ouvrages scientifiques, en principe impartiaux, n’osent souvent pas mentionner les réalités qui s’opposent aux idéologies issues des enseignements d’Arihat.

La fantaisie des Dieux et l'aventure humaine ( Alain Danielou)

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