L'œil d'Horus

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Message par Hermaphrodite le Lun 26 Aoû - 16:05


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Message par Hermaphrodite le Mar 17 Sep - 9:53

SYNTHÈSE DES CONNAISSANCES ET DES NOUVELLES PERSPECTIVES AUTOUR DU DÉBAT MAJEUR POUR NOTRE TEMPS SUR L'AFRIQUE, BERCEAU DES RELIGIONS DU LIVRE : VERS LE CHANGEMENT RADICAL DU CENTRE DE GRAVITATION DE LA LUMIÈRE.

Par Le Shemsu Maât Grégoire Biyogo*.

I-NOUVEAUX OBJETS ET NOUVEAUX ARGUMENTS

Le problème des origines africaines des Religions du Livre est débattu depuis la fin du XIXème siècle, qui gagne à être réarticulé avec clarté, précision et érudition. Il s'agit à la vérité d'une question cruciale que se posent plusieurs chercheurs, plus encore les égyptologues, philosophes, théologiens, anthropologues et sociologues et historiens des religions, politologues et autres experts attachés à le lecture holistique de cette question. Après avoir moi-même engagé un corps-à-corps avec cette immense question, et fourni des avancées dans mes derniers travaux, je vais donc me mesurer à nouveaux avec ce champ heuristique, pour faire l'état de la recherche et plus précisément, pour dégager les nouveaux objets et les nouveaux enjeux qu’entrouvre ce problème qui engage l'humanité entière. Et toutes les sciences.

-Ce sont les recherches actuelles sur le berceau égypto-nubien de l'Afrique et des Religions qui révèlent que les "Religions du Livre" ne sont pas étrangères à l'Afrique. Les travaux de Manéthon de Sebennytos nous ont les premiers indiqué le véritable nom égyptien de celui que l'on nomme Moïse dans les Religions du Livre, et qui est la clef de la question traitée. Car dire l'origine de ce personnage, c'est aussi établir l'origine de la Religion dont il est crédité être le fondateur historique. Son nom, selon le prêtre savant de Iunu, Manéthon, précurseur de l'historiographie mondiale et de Kémèt, est celui de Hosarsiph/Osarsiph, qui était un fils des temples égyptiens. Ce nom signifie "le prêtre (siph) d'Osiris (Osar)". Nous connaissons aussi le nom de ses différents Maîtres initiateurs dans les Ecoles et les temples qu'il a fréquentés, en l'occurrence dans le temple d’Osiris, à Héliopolis jusqu'au pays de Madian chez le prêtre savant kamite et madianite Jéthro qui a parachevé son initiation. Puis l'un des grandes contributions sur le Berceau universel des sciences et des Religions fut donnée par le grand savant africain Cheikh Anta Diop (Entre autres dans "Nations nègres et culture", "Antériorité des civilisations nègres" et "Civilisation ou barbarie ?" ). On peut en dire autant du Moîse d'Engelberg Mveng, savant et théologien érudit camerounais, qui a établi l'africanité du personnage. Et mentionner deux des textes majeurs de Sarwat Anis Al-Assiouty ("Recherches comparées sur le Christianisme primitif et l'islam premier Vol. 1 La théorie des sources", et "Origines égyptiennes du christianisme et de l'islâm. Résultats d'un siècle et demi d'archéologie"). On peut en dire autant d'Edouar Shuré ("Les Grands initiés"), ou d'Enel, " Les origines de la Genèse et l'enseignement des Temples de l'ancienne Egypte").... Citons aussi indistinctement Marcel Laperruque ("De L'Egypte ancienne à la Bible"), Messod et Roger Sabbah, " ; Les Secrets de l'Exode. L'origine égyptienne des Hébreux"), Puis d'autres recherches d'égyptologues qui se sont intéressées spécifiquement à l'origine égyptienne de Moïse comme le "Moïse" de Jan Assmann, celui de Krauss ("Moïse le pharaon"), de Charles Bokor ("Prince Moïse d'Egypte et son Peuple"), de Philippe Aziz ("Moïse et Akhenaton"), de Pierre Nillon ("Moïse l'Africain"). Ou encore les dépositions récentes du Shemsu Maât Biyogo, avec " la découverte que la Septante a été écrite en Egypte même par 72 savants sous l'égide de Manéthon le prêtre savant Sébennyte"... qui établissent aussi que " Hosarship a été instruit à la fois à Mennefer (Memphis), à Iunu (Héliopolis), principalement à Akhet-Aton chez le Fara Akhenatona de qui il tient l'essentiel de sa science, et plus tard chez le prêtre madianite Jétrho)". Sans oublier l'ouvrage désormais classique de Freud ("L'Homme Moïse et la Religion monothéiste"). Cette orientation nilotique du personnage traverse également les livres sur les sources africaines de l'islam comme celui de Cuoq, "L'Islam en Ethiopie des origines au 16ème siècle" ou encore le "Bilal, le prophète" de Doumby-Fakoly...Tous ces travaux ont éclairé cinq points extrêmement importants.

1-D'abord que le premier monothéisme historique est celui solaire du Fara Akhenatona, qui rompt avec toute conception anthropomorphique et toute idée de représentation humaine de Dieu pour intégrer le principe de son absoluité et de l'unicité du monothéisme : Dieu Unique (Oua), universel, sans appartenance nationale, Créateur de l'Univers et de tout ce qui est, dispensateur de la lumière, et de la Vie. Autrement dit, les sources égyptiennes formelles et l'onomastique de la Bible et des Religions du Livre en général sont à ce jour attestées sur les plans archéologique, historique, égyptologique, linguistique et philologique, théologique, sociologique et politique.

2-Il est aussi établi que Hosarship était le véritable nom égyptien de naissance de celui qui a été par la suite appelé Moïse et dont l'Historicité reste hypothétique autant que le nom même qui ne comporte aucune origine dans la langue et la grammaire hébraïques... Mais le nom d'Hosarsiph est attesté, qui a été disciple des prêtres du temple de Mennefer, jusqu'à Akhenatona de qui il tient l'essentiel de sa vision du second monothéisme. Et que la Mère d'Hosarship était bien égyptienne, comme l'a été au demeurant "MARIA", la mère du CHARISTA dont le nom égyptien ancien est ISAÂ, le nom faraonique de Jésus qui sera repris à quelque chose près par le Coran), qui provient de Ta Mery (Terre aimée), qui est parfaitement égyptien. Ajoutons que la mère de Mohamed, "AMINA" - autant que sa nourrice et le prince Bilal, étaient tous trois originaires d’Abyssinie. Ainsi du voyage exilique de la sainte famille en Egypte dont le long séjour sur cette Terre nilotique serait autrement inexplicable quand on sait que la Palestine était alors sous occupation de Kémèt ! Cet Exil sur la Terre nilotique des Ancêtres africains de tous les propagateurs des Religions du Livre est obligé, car il est à comprendre dans leur appartenance historique à l'Afrique. Ainsi en a-t-il été de l'Exil mosaïque en terre nilotique, de celui christique du CHARISTA à Kémèt, et de celui du prophète en Terre d'Islam en Abyssinie chez sa Mère abyssinienne. Il s'agit de la restitution tardive et irréfragable de la dette de sens historique des origines des propagateurs des Livres du Livre à Kama, au berceau égypto-nubien.

3-Au plan philologique, nous savons désormais formellement que le nom de Moîse n'est pas d'origine hébraïque et qu'il procède du "Mose" nilotique, qui a donné le Moshé hébraïque...

4-Quant à l'historicité du personnage mosaïque, aucune déposition historique ou archéologique n'est venue jusqu'à ce jour en attester l'existence. A l'inverse, celle de Hosarship ne souffre d'aucun ambiguïté.
L'autre fait majeur est que le peuple qui a été appelé "Les Hébreux" a bien une trace archéologique en Egypte, en attestent aussi bien la "Stèle de Ménephtah"...que plusieurs inscriptions, mais ce Peuple dont certains spécialistes expliquent les origines en les rattachant aux Hyksos ne serait nullement extérieur à Ta Mery à la vérité. C'est à l'origine un peuple négro-égyptien, avant la naissance de sa branche caucasienne tardive... Ce peuple a vécu à Ta Mery sous le Fara Akhenaton, à Akhet-Aton, durant la Grande Révolution amarnienne..

5-Manéthon de Sebennytos explique cela et lève le voile sur l'énigme, qui affirme que ce Peuple était bien de kémèt et qu'il en a été banni avec à sa tête Hosarship du fait d'une épidémie (lèpre) qui se serait propoagée en son sein... Les deux autres arguments historiques souvent invoqués sont pour le plus plausible, la répression du clergé atonien par le Clergé amonien après le décès du Fara Akhenatona, qui a saccagé les héritages de la Révolution atonienne et bâillonné ses prêtres, lesquels ont dû quitter la Ville sainte d'Akhet-Athon et Ta Mery, pour aller reconstruire ailleurs la révolution spirituelle monothéiste akhenatonienne.
Les Ekang qui étaient au cœur de l'atonisme ont été eux aussi réprimés à cet effet, et poussés hors d'Egypte. Nous savons qu'ils ont croisé les Hébreux avec lesquels ils vivaient à Akhet-Aton leur oekoumène primitif, et qu'ils ont choisi de traverser la Grande Forêt pour s'installer au Centre du Continent dans les Cinq pays où aujourd'hui encore. Le Mvett, leur Livre de fondation, les invite à créer une nouvelle Ville sainte, réplique d'Akhet-Aton, pour rendre un culte à l'Aton, qu'ils nomment en langue ékang Eyo'o, le Sans Forme, l'Être de Lumière du verbe ékang "Ayong" : briller, brûler, illuminer". On voit bien ici avec la déclinaison atonienne, le lien génétique et spirituel entre les Ekang, les Hébreux et l'Egypte amarnienne..Les Hébreux eux, ont emprunté le Chemin menant vers la Mer Rouge...

5-L'autre raison souvent invoquée pour expliquer la Sortie des Hébreux d'Egypte, c'est le Ralliement de ce Peuple aux Hyksos, ce qui leur aurait valu le courroux du Per aa (pharaon) après leur défaite...
La parenté génétique entre l'égyptien ancien et l'hébreu a été mise à jour par les savants, et récemment par les frères Messod, autant que l'isomorphisme extraordinaire des institutions religieuses, des institutions et des mœurs confirment cette coappartenance génétique hébraïco-nilotique ("Les Secrets de l'Exode"). Au plan de la foi, les Hébreux doivent à l'Egypte ancienne non seulement le monothéisme, les principales doctrines des Temples sacrés de Ta Mery, les premières représentations des entités ailées, des Anges et Arches toutes inventées en Egypte, mais encore la relation au livre sacré, la structuration du Clergé autant que sa mise et sa célébration de la liturgie...

II-DÉDUCTIONS

1-Ces faisceaux de faits historiques montrent que le berceau des "Religions du Livre, c'est l'Afrique, terre de l'antériorité, Berceau de l'humanité, qui a enseigné la Civilisation, les sciences (mathématique, médecine, architecture, physique, chimie...) et la philosophie au reste du monde. Que l'Occident et l'Orient aient donné par la suite de nouveaux développements au judaïsme, au christianisme et à l'islam, cela est indéniable, d'autant qu'ils lui ont donné une tout autre orientation, d'autres réadaptations, d'autres idées que ne lui connaissaient pas la version originelle nilotique : Par exemple le réflexe impérial, la domination mécanique, la conquête, les Guerres de Religion, le prétexte de la Religion pour sous-humaniser d'autres êtres humains, le prétexte de la Religion pour réprimer et piller d'autres Peuples, les dépouiller de leur identité, de leurs terres, et de leurs biens par des Guerres prétextées. C'est ce côté hideux, dénaturé, extraverti, vidé de son contenu théologique, philosophique et politique pacifique et initiatique des Temples égyptiens, notamment sous Akhenaton, qui apparaît à l'Afrique entière comme une monstruosité qu'elle insupporte...
C'est ensuite le côté plagiat grotesque, mensonge et falsification historiques du contenu et des sources qui expliquent le combat acharné des grands intellectuels et chercheurs de Kama des trois derniers siècles pour restituer la vérité, contre la fabrique de contrevérités, de contrefaçons et d'allégations grossières accumulées...
Le côté négrophobe et l'opération de l'instrumentalisation à outrance des textes et de l'Histoire, la réduction à l'économisme et la répression au nom de l'Absolu, ne doivent plus occulter le fait décisif que les pères historiques de ces Religions ont été et restent des Africains, nourris à la mamelle de la Nubie, de l'Abyssinie et de l'Egypte, et qu'ils doivent leurs idées religieuses, théologiques et philosophiques à l'Afrique. Mais on peut aller plus loin : tous les trois grands réformateurs ne sont pas seulement des Africains mais les thèses, les idées, les doctrines de base qu'ils défendent, celles matinales et les sources de leurs écrits et de leurs connaissances sont aussi originairement africaines.

2-Dès lors, ce que Cheikh Anta Diop dit et que beaucoup de diopien(ne)s et de chercheur(e)s des Ecole de pensée africaines et diasporiques n'entendent pas vraiment encore, pas toujours, ce n'est point de sortir définitivement de ces Religions, ni donc de les brûler, loin s'en faut ! Mais de les ré-investir, de se les réapproprier de l'intérieur, de les repenser à partir de l'original, des inflexions anciennes et premières de ces Livres sacrés, en les dédogmatisant, en les dépoussiérant de leurs inclinaisons théogoniques et de leur négrophobie, pour n'en garder que la substance, le socle, la fulgurance de la Révélation nilotique originelle, au-delà des instrumentalisations et des usages idéologiques, essentialisants, politiciens du Message qu'ils comportent; Comme on récupère ce qui est à soi et qui a été travesti, et comme on reprendrait une marchette qui a blessé son propriétaire dans son propre champ pour en faire un autre usage plus authentique, plus profond, par delà toute caricature, toute instrumentalisation politicienne, toute réduction à la pacotille et à la vulgate de la violence injustifiable.
Le chemin d'Egypte nous rend plusieurs fois pères, il va falloir définitivement s'en accommoder. D'autant que les idées qui traversent ces Livres sont d'abord comme on l'a dit et redit afro-égyptiennes : Ambivalence divine (le "Caché" (IMN) et le "manifesté" (ITN), multiplicité et unité du Même (l'Un est dans multiple et le Multiple est dans l'Un), le cœur (IB) comme siège de la pensée, de l'intelligence et de l'Esprit, l'Avant-vie, le Démiurge, la cosmologie, la prépondérance de la question de la mort et l'immortalité de l'âme, la vie après la mort, le jugement de Ousir, le Ciel lumineux de l'Amenti; la naissance d'une vierge, l'apothéose de la mission de Wsr, sa mort sur le mode de la trahison par son frère Seth, sa résurrection et son règne éternel à la droite de Rê...
On sait qu'en Ethiopie, il y a aujourd'hui encore la souche la plus ancienne et peut-être l'une des plus authentiques du judaïsme. Des documentaires récents témoignent même que l'Arche y serait encore actuellement, jalousement gardée par les Lévites éthiopides eux-mêmes... De la même manière, les Manuscrits de la Mer morte et les Évangiles apocryphes montrent-ils que le pourtour égypto-nubien a joué un rôle pionnier dans la naissance historiques de ces Religions. Ce ne sont donc pas des croyances si étrangères à l'Afrique comme certains spécialistes etcertains doctrinaires l'ont pensé et affirmé jusqu'ici, mais une invention historique des savants africains, amorcée par le savant sébbényte, l'auteur de loeuvre de La Septante...

3-Maintenant, la participation de ces religions aux deux Traites négrières transsaharienne et transatlantique et à la Colonisation, est le fait de leur réécriture négrophobe, qui est davantage le fait des hommes et la dénaturation du message profond de spiritualité, de Paix et de fraternité humaine que l'aspiration profonde de la Divinité comme on a voulu le faire accroire. La négrophobie scélérate et ressassée qu'on peut relever ça et là dans ces Textes, procède souvent de l'ignorance au sens puissamment socratique, des ajouts tardifs et circonstanciés, d'une profonde mésintelligence des Textes sacrés égypto-nubiens et négro-africains originaires, pour justifier l'Esclavage et les deux Traites des Noirs, avec des doctrines inférioriostes au sujet des Noirs, des réductions infamantes aux biens meubles. Aussi devons-nous être toujours vigilants vis-à-vis de ces errements, de ces dérives ataviques, de l'instrumentalisation idéologique et des relents meurtriers comme du détournement historique et herméneutique des origines de ces Textes, par leur justification de la hiérarchisation des êtres Humains, leur racisme populiste, leur défense et illustration de l'esclavage kamite et leur antikamétisme, leur valorisation dangereuse de la domination des uns par les autres, leur appel à la guerre et à la mort des supposés infidèles... C'est que, nous autres qui avons écrit originellement ces Livres devons demeurer pour ainsi dire les "gardiens" de l'authenticité de la Révélation primitive qu'ils portent : en faveur de la grande et prodigieuse vision de l'essence divine de l'homme et des œuvres d'intelligence supérieure de tout Esprit qui se redécouvre divin, visant la paix entre les Hommes et l'Univers.
D'ailleurs, il convient de le savoir, ce sont les Noirs d'Arabie qui ont reçu l'Islam en premier, comme les Noirs de la Vallée du Nil et ceux phéniciens qui ont reçu la révélation judaïque et chrétienne. Je m'arrêterai ultérieurement longuement sur l’africanité formelle de ces trois réformateurs, pour éclairer la discussion sur ce point, et étayer la grandeur des idées qui articulaient initialement ces Livres.

4-Il se trouve que, nul n'est digne de se réclamer de la divine Révélation s'il ne témoigne " a minima" de la sagesse que celle-ci présume, exige et procure aux justes. Il n'est pas logique que les héritiers de la divine sagesse n'en portent pas du fruit. Le glaive a pris la place de la sagesse, et ceux qui en useraient même avec quelque raison ont fini par subordonner la divine sagesse à la répression aveugle et à l'économisme. Le glaive et la servitude sont devenues l'origine et la fin de la Religion - comme au demeurant de la politique. Et cela parce que les croyants récitent davantage les Écritures qu'ils ne les lisent et ne les méditent de manière profonde et hyperbolique. Les croyants sont devenus des marchands, les esprits les plus fanatisés du fait du parricide sur les véritables pères historiques de ces Religions, les Noirs d'Afrique, les véritables inventeurs et les propagateurs historiques ont disparu, et ceux qui ont continué d'en enseigner les doctrines et la philosophie ne s'attachent plus vraiment à la dimension spirituelle de la transformation intérieure, c'est-à-dire la réconciliation avec notre essence divine, la Religion et la philosophie ont pour mission de transfigurer ceux qui sont supposés être à la recherche de la Lumière absolue. Cette Lumière qui soutient la vie et le monde, nous est venue du Ciel, avant de se déployer en premier en Afrique, berceau de la vie et de l'humanité : Berceau des lumières et de la Lumière. Berceau des sciences et de la philosophie, berceau des mathématiques. Mais le Berceau contient toujours des codes, des sources gardant diligemment des secrets qu'aucun héritier ne peut percer en combattant les détenteurs historiques des premières sources...Comme dans la tripartition fonctionnelle de Mesnil, la grande Civilisation humaine qui est née en Afrique a mal tourné, et n'est plus constituée que de marchands, de soldats et de prêtres, tous acquis à la vision impériale et dominatrice du monde, à la grande accumulation du capital, au dés-héritage des autochtones, au mensonge du temps...

5-Et pourquoi voudriez-vous que lorsque l'on parle de cette Lumière qui est venue en premier en Afrique et que le monde est en train de galvauder, les Africains eux-mêmes en soient exclus, écartés, indifférents ? Il y a trois sortes de lumières qui n'en sont à la vérité qu'une seule : Celle du Ciel (Religion, théologie), celle de l'Univers et ses compossibles (Science, cosmologie, astrophysique), et celle de l'Esprit (philosophie, métaphysique, science). A bien y regarder, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une seule et même substance : D'une même Lumière qui a jailli dans l'Etre, s'est propagée dans l'Univers et est invitée à embraser l'intelligence et les œuvres humaines. C'est la Maât et son Akh, sa lumière éternelle sur les êtres,les choses et tous les étants.

Et nous autres les êtres humains, dans leur atavique stupidité, voudraient la diviser en son sein ? Ou se l'accaparer, pour en détenir le monopole, comme on monopoliserait le contrôle des échanges ? La Lumière est venue du Ciel (I), puis elle est venue façonner l'Univers (II), c'est aussi elle qui renouvelle l'intelligence des savants et des justes, y compris après la mort (III) : C'est la Lumière qui a éclairé naguère Akhenaton, celle qui a embrasé Hosarship à Ta Mery et à Ta Sety, et qui a irradié la Palestine du Charista et l'Arabie de Mohamed - et qui aujourd'hui encore traverse l'Afrique-mère comme une bourrasque. Mais si l'on ne devait y prendre garde, cette Lumière à la fois unique et aux multiples facettes dans sa manifestation (ternaire, disent les Écritures) pourrait perdre la signification que l'Afrique lui avait assignée naguère, et sans qu'on eût aperçu son éclat fulgurant, et sa Mission universelle : Faire que les Hommes redeviennent des dieux.
Or, elle est suspendue sur l'Afrique à la fois par le fait de la Nature, de la Providence et sans doute parce que l'Histoire a fait du tort à l'Afrique. Et si l'on y trouve les plus grands visionnaires du monde et les plus grands martyres de la paix, de Luther King à Malchom X, de Sankara à Mandela, c'est que la Lumière a pénétré leurs vues, et eux ne regardaient plus pour voir l'étroitesse de l'esprit ultra-libéral et ultra-capitalistique, mais pour contempler la Grandeur d'une Lumière fraternelle et universelle. Nkrumah, Lumumba, Diop, et les autres... ont été habités par l'altérité de cette Lumière qu'ils ont chacun tenté de répandre sur la Terre des Hommes... où ils ont récusé à la fois l'a Grande Obscurité et l'insécurité subséquente, desquelles ils ont tous été martyrisés...

III-POUR NE PAS CONCLURE : LE DEPLACEMENT DE LA TERRE SAINTE ?

1-Même lorsque nous prendrions le cas emblématique de Cheikh Anta Diop lui-même, qui a été assez distant face aux religions institutionnelles, et néanmoins proche des Mourides et du mouridisme, certains en ont conclu étrangement à son agnosticisme, pire, à son athéisme ! La vérité est que les véritables Savants ne peuvent ne pas voir briller dans le Ciel, dans l'Univers et dans leur cerveau, la puissance de la divine lumière. Mais les Religions institutionnelles ont galvaudé cette Lumière qui émanait d'elles, seul l'Esprit de Dieu bouillonne de Lumière et refuse qu'on l'enferme dans nos Temples et nos sanctuaires, dans nos Synagogues, dans nos Eglises nos Mosquées. Il a renoncé à ces institutions devenues humaines, "trop humaines", où ne se manifeste plus que très rarement l'exception divine... Mais cela, nous le savions depuis au moins Jean-le-Baptiste, que c'est au désert qu'on fait la véritable rencontre avec la Lumière, avec l'Absolu. Le Grand dépouillement et le véritable face-à-face avec l'Absolu se fait au désert. Ainsi de Hosarsiph qui a connu un surcroît d'intelligence durant son dépouillement au Désert... Et de Yésoua lui-même qui était tout de désert, et qui pendant quarante jours et quarante Nuits, dans un jeun absolu, a ré-ordonnancé sa Grande Mission prophétique. Et plus tard, Mohammed, au désert d'Abyssinie, à Kama. Ce désert s'est déplacé : il n'est plus là où les Livres saints disent l'avoir établi, qui à Jérusalem ( où l'on sait que la ville sainte historique est devenue une Jérusalem céleste avec le CHARISTA), ni à Rome ni même à la Mecque, mais nous dit-on dans les Villes saintes de Kama (Nkamba pour le messianisme prophétique Kongo, Touba pour l'Islam ré-africanisé ou dans la Nouvelle Akhet-Aton des Egypto-Ekang..., à la frontière des Cinq Pays, ou encore la Ville Sainte qui adviendra dans les Nuées comme la décrivent les Lettres carrées... Car là où les jours sont chargés de souffrance, d'injustice et de terreur, l'espoir est illimitée, au cœur d'un continent qui enrichit la planète entière mais qui est abandonné à la pauvreté la plus odieuse, la plus obscène, là aussi surgit sans cesse l'inattendu : l'événement du Non, de la réflexion, de l'ouverture à l'altérité. Là où abonde la souffrance, là aussi surabonde la divine faveur.

2-Un continent qui regorge de richesses mais qui est exclu du Développement et des défis de la Mondialisation économique et technologique. Un continent qui n'a jamais été indemnisé par le Glaive qui l'a transpercé, et auquel on n'a accordé aucune réparation sur les deux Traites les plus barbares de notre Histoire humaine et les promesses d'Après-Guerre. Un continent où l'on jette impunément les déchets nucléaires et où l'on expérimente les prouesses nucléaires. Un continent que l'on continue d'occuper militairement presque 60 ans après l'indépendance de ses pays, après l'effondrement du Mur de Berlin ! Un continent où l'on laisse les Accords de coopération les plus inégaux et les plus défavorables à son développement endogène continuer de ruiner son avenir... Un continent déshérité de son héritage énergétique, minier et naturel... Un continent, a-t-on dit, naguère, au plus fort de l'égarement atavique des doctrinaires du dogme essentialisant du colonialisme, Kama serait dépourvu de Raison, d'Histoire, de Dieu, d'Etat, et de science...
Mais n'a-t-on jamais compris que la philosophie au sens éminemment ontologique, la théologie et l'herméneutique, la géométrie comme les mathématiques, la médecine, l'architecture, la physique et la chimie...l'écriture et longtemps avant, l'agriculture, l'Histoire aient commencé à s'écrire dans cette Terre ancienne qui porte notre origine commune ? Celle de l'humanité ? Lisons et méditons les Écritures : Là où abonde la répression, là aussi surabonde la lucidité ! La Lumière se révèle aux minorités opprimées, aux esprits cherchant la justice en suffoquant en Exil, loin de leur Terre, en Exil hors de leurs Terres, en méditation sur le destin du monde. Ceux-là seuls, sont alors au contact du désert, des voyages sans retour qu'ils ont entrepris et que certains continuent d'entreprendre, des traversées inhumaines des mers et des Océans, en pleine Civilisation dite de la "mondialisation"... Des vies arrachées à la vie... Au contact des Écritures, ils reçoivent la Lumière de l'Esprit si compatissant, si juste, si attentif aux suppliques des Exclus et des Déshérités...

3-Mais les Déshérités seront les visionnaires de la paix et les véritables amis du monde, et pas seulement au Paradis, mais déjà sur la Terre des Hommes et tout ce qui y est ! Ce qu'il faut, c'est de ne point commettre de réduction anthropomorphique de la Divinité et de sa divine Lumière, celle-ci est irrépressible, irréductible, l'on ne peut ni l'annexer à l'or, aux pouvoirs temporels ni même prétendre la Monopoliser, l'instrumentaliser pour dominer les Autres, les inférioriser.... C'est là la preuve formelle que ceux qui, historiquement ont continué de pratiquer ces "Religions du Livre" en ont gardé la lettre qu'ils récitent, journellement, mais en ont comme perdu l'Esprit. Où est la Paix ? Où est la fraternité ? Où sont les grandes œuvres de l'Esprit ? On comprend pourquoi l'Afrique qui a reçu ces Livres est condamnée à revenir à eux, pour en sauvegarder l'Esprit, lequel se serait pour ainsi dire évaporé. Ces livres ont donc été édulcorés, dénaturés, galvaudés, car le Berceau de la Lumière et des Lumières de l'humanité est devenu la source universelle du glaive et de l'Obscurité... D'où la grande bataille intellectuelle consistant à re-traduire, à réinterpréter ces Religions-là à la Lumière de leur souffle premier, celui insufflé par le divin et qui a été corrompu. Kama - comme tous les humanistes du monde entier - est appelé en cela, aujourd'hui, à jouer le premier rôle dans la traduction renouvelée, l'herméneutique réactivée, repensée, la réinterprétation et la relecture déconstructiviste et revenantielle à partir de la philosophie de l'Esprit que les Savants y ont mis au Commencement, avec surtout la Mise en pratique de la Lumière qui embrase ces Livres dont Kama a fini par se convaincre à tort qu'ils n'étaient pas les siens.

Le même rôle lui est exigé au plan de la philosophie qui est confinée en Occident et ailleurs à un exercice académique, de plus en plus attaché à légitimer la domination sur les autres peuples, lorsqu'elle n'est pas reléguée à être récitée et évaluée en vue des seuls concours et du passage des grades académiques : Voilà qui ferait retourner sur leurs tombes les pères nilotiques de la Sia à Ta Mery ! Ou même Socrate, lui dont l'Occident se réclame comme le grand donneur de Lumière et qui avait expressément établi le rapport entre l'activité philosophique et la transformation radicale des idées et des êtres humains dans la Cité même, à travers l'ouverture au juste et au Bien (le Typhon socratique, qui est mot pour mot la reprise de la Maât africaine, même si, ironie des ironies, à Athènes les philosophes ont été liquidés par l'Obscurité). Le philosophe est l'Ouvreur de Chemin, il est le conducteur vers le chemin de la Lumière.

4-Les Déshérités cherchent la Lumière divine au Désert, ils cherchent la voix du CHARISTA, sa Main, son feu, son regard de compassion et de Paix. Cette quête est celle de ceux qui acceptent de se laisser transformer profondément par l'embrasement de la Lumière et non ceux qui en détournent la sagesse et les fins. C'est au nom de ce déviationnisme que l'Afrique, qui la première, a reçu les trois manifestations de la Lumière (Celle du Ciel, celle de la Vie et celle de l'Esprit), ne peut continuer de laisser galvauder cette divine qu'elle a reçue et qu'elle a fait fructifier en édifiant les civilisations de l'équité, les économies de l'équité, la géométrie et les mathématiques comme une architecture solaires.

5-Sa grande invention est celle des lumières de la Civilisation de la Pygmité.
A-Pygmité dont la figure éponyme est celle du "Négro-africain initié dans les Temples de la Forêt sacrée " nommé Le Pygmée, gardien de l'authenticité des sagesses, des valeurs, des croyances divines directes, de l"unicité avec l'Univers, Résistant aux mirages et aux massacres de la techno-science et à l'idée cartésienne de la domestication devenue répressive de la Nature.
B-Puis Kama a produit la Civilisation de la célébration de la Lumière des sciences, de la Raison et de l'Esprit (avec la CIVILISATION ATLANTE en Nubie, inventrice de la philosophie des mystères en Egypte, inventrice de la géométrie, des sciences, de l'ontologie, de la culture du Livre et de la lecture, de l'Histoire et de l'herméneutique). Ce second moment, encore jamais atteint par la civilisation mondiale, est de part en part tendu vers l'aspiration à l'éternité, à la Lumière, à l'exercice de la Maât.
C-Ensuite Kama a produit la Civilisation des Empires (avec la réactivation de la tradition des Bibliothèques, de l'astronomie, de l'exégèse philosophique jusques et y compris l'ouverture aux classiques d'Occident avec la redécouverte des classiques grecs. Encore mal connue, cette troisième période illustre la hauteur du paradigme de la transversalité).
D-Enfin, depuis, Kama qui a subi deux Traites négrières impunies, la Ségrégation raciale, les Colonisations, l'Apartheid, et aujourd'hui une violence politique et financière et économique plus agressive que celle - je cite Cheikh Anta Diop, et on commence seulement à comprendre cette idée qu'il a dégagée naguère - de la disparition des espèces... Cette Afrique qui combat, qui résiste, et qui s'invente de nouvelles exigences au contact de cet affrontement, seule, parce que dans le Désert, opère une Renaissance d'une ampleur non encore vraiment mesurée, et qui vise à la réinvention de la Cinquième Civilisation universelle : la civilisation de l'équité qui appelle une Economie de l'équité, une philosophie de l'équité, des mathématiques de l'équité, une mondialisation de l'équité, c'est-à-dire un Monde découvrant dans l'économie générale de ses échanges le principe de vérité, d'équité, de mesure, et non plus une science qui justifie la domination, l'annexion, l'occupation, l'exclusion, l'interventionnisme. Une science conduite par la Maât, vérité ouverte, attachée à la justice et à l'équilibre du Cosmos et de tout ce qui est. Cette civilisation de l'équité fournit un critère normatif qui commande toute pensée émancipatrice : la concurrence loyale, saine, ouverte au respect des normes que l'on s'est fixées. Cette économie générale de l'équité, produit de la Maât, est ce qui manque encore au Monde qui s'ouvre, qui se lève. Ce manque affaiblit le Monde, l'empêche de devenir Monde. C'est cette équité de la Lumière (regardée par Akhenaton sous le signe de la Lumière justicière divine) qui sait donner ses rayons à tous, à infiltrer sa Lumière partout avec la même chaleur, avec la même aspiration à la vie, sans distinction stigmatisante ni schismatique, qui le plus manque au monde actuel, et plus encore à la politique et à l'économie internationales, encore fondées sur la force brutale des "grands de cette Terre", contre les territoires exploités, infiniment maintenus dans la pauvreté, dans la Guerre, dans la Déstabilisation générale, dans des conflits asymétriques.... Maintenue dans une position maximaliste d'Exclusion économique et de monogouvernance politique, les savnts et philosophes, les penseurs et autres sages d'Afrique, la plus exploitée des Continents sur Terre, aurait donc décidé de dire "Non" à cet Ordre mondial re-colonisateur, et invite le Monde libre à l'adhésion à la Civilisation de l'équité, la seule qui soit digne de notre Monde, de notre Monde commun, notre Monde avenir à tous. Et qui est, à la vérité, la condition "sine qua non" du Monde mondialisé.

5-Le Mouvement universel actuel entrepris par la Renaissance de l'Afrique et de sa Diaspora, que rallient plusieurs exploités du Monde entier, et plusieurs Citoyens de la Planète, tétanisés par l'injustice et la Terreur des Grandes Puissances, du Grand Capital, de La Loi inique du justificationnisme, et par leur façon autoritaire et brutale de conduire les Relations internationales, de créer un Monde à multiple vitesse, avec des décisions votées et appliquées contre les seuls faibles militairement, et dont l'exécution est reportée aux calendes grecques dès qu'il s'agit de Nations détenant l'arme nucléaire...
E-Le procès de cet ordre inégal, dominateur et re-colonisateur du Monde est la signification profonde de l'urgence de la destruction du vieux monde par la Renaissance Africaine et l'aspiration universelle à une civilisation de l'équité, où l'Afrique pour ne parler que d'elle ici, sortirait du long complot de la réclusion périphérique, et de son confinement à l'Exclusion.

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Le Shemsu Maât Grégoire Biyogo, philosophe, politologue et égyptologue, Fondateur et directeur de l'Institut Cheikh Anta Diop (ICAD) et Président de la Société Savante Internationale Imhotep (SSII), Lauréat de la Sorbonne et de la Pléiade. Professeur et habilité à diriger des Thèses. Directeur d'Ecole doctorale et de thèses. Reconnu savant.

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Message par Hermaphrodite le Jeu 10 Oct - 18:30


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Message par Hermaphrodite le Mer 16 Oct - 19:29


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Message par Hermaphrodite le Jeu 17 Oct - 0:50

SUR LES DEUX SEJOURS DE JÉSUS EN EGYPTE : UNE HISTOIRE NILOTIQUE RÉVOLUTIONNAIRE ET DÉS-OCCULTÉE DU CHARISTA...

Par Le Shemsu Maât Grégoire Biyogo.

I-OUVERTURE

La question que nous abordons ici est un grand sujet d'érudition et de Mystères : Briser le silence long et oppressant des institutions ecclésiales officielles sur les deux séjours du Kher Sesheta (Gardien du Mystère) en terre nilotique. Une tradition biblique veut en effet que l'Egypte ait recueilli la Sainte Famille cherchant à échapper au fameux ¨Massacre des Innocents¨ orchestré par Hérode... Toutefois,, il n’y a pas que la Chrétienté qui accepte le principe du CHARISTA-ENFANT sur le pays des pharaons. On peut en apprendre davantage encore regardant ailleurs et différemment (Egyptiens, Esséniens, Inde, Himalaya, Coran...). C'est ce que ce texte entend faire.
.
L’Islam, qui admet la personne et fulgurance de Jésus – ce que beaucoup de Chrétiens ne soupçonnent pas – affirme par exemple que la Sainte Famille aurait vécu environ trois ans sur la terre des prêtres égyptiens. Il parle aussi d’un séjour qui l’aurait conduite jusqu’à 300 kilomètres au sud du Caire, à Deir-el-Moharraq, C’est là que Jésus aurait planté les premiers éléments de sa pensée avec la destruction des idoles et la manifestation de sources et d’arbres miraculeux…

Le fait est que, au titre des Religions du Livre (Torah, Bible, Coran), les grands propagateurs historiques de ces Religions ont un rapport direct et génétique avec la Terre d'Egypte pour les deux premières et à l’Abyssinie pour la dernière). Mais au-delà de leurs rôles historiques de prophètes, il existe pour la Bible un tout autre statut réservé à l'Oint de Dieu qui est considéré comme le visage invisible du Dieu invisible, le CHARISTA, la Manifestation humaine de Dieu. Dans ce texte, il est question d'introduire à une question fondamentale, restée occultée par les érudits et les savants de la Chrétienté : la double présence du Kem Our (le Grand Noir), du Kher Sesheta (Gardien du Mystère) communément connu sous le nom de Jésus en Egypte et sa double consécration par les prêtres dans les Ecoles de Mystère.

II-À DENDERAH AVEC DES PRÊTRES-ASTROLOGUES DE KEMET.

En fait, il convient d’abord de savoir que la Sainte Famille n’était pas simplement constituée de Marie, de Joseph et de Jésus, alors encore nourrisson. Il y avait également en son sein les fils de Joseph nés de ses premières noces ainsi que plusieurs personnalités appartenant à la Fraternité essénienne.
Le dessein de ce voyage en Égypte était d'identifier de façon certaine l’âme habitant le corps de celui qui allait devenir Le CHRISTA (Christ) puis d'authentifier celle-ci de façon formelle et officielle. L’étape majeure de cette démarche occultée par les Scribes a été le temple de Dendérah.
C’est là que la "Mémoire du Temps" s’est montrée la plus bavarde… Aujourd’hui, ce temple est essentiellement réputé pour son Zodiaque qui indique une position des constellations différente de celle que nous connaissons actuellement… particularité qui suggère une modification de l’axe de la Terre à un moment donné de son histoire.
Il s’agit d’un temple dans lequel la déesse Nout - personnification de la voûte céleste et mère d’Isis avec laquelle elle se confond parfois – occupe une place de première importance. En visitant avec attention ses salles, on découvre au plafond de l’une d’elles une représentation en relief de cette déesse présentant un trou béant à la base de son corps comme pour souligner explicitement son aspect maternel. La Tradition de l’ancienne Égypte affirme en effet que Nout a enfanté toutes les étoiles du firmament.
Pour faire écho à cela, le sanctuaire de Dendérah fut dédié aux naissances. L’une de ses constructions adjacentes était réservée aux grossesses difficiles et aux accouchements. Médecine et tradition religieuse étant étroitement liées chez les anciens peuples, des prêtres astrologues et des mystiques dotés de capacités psychiques y pratiquaient donc également.
C’est vers eux que Joseph et sa famille se sont dirigés. C’est là qu’il leur fut confirmé que le nouveau-né qu’ils portaient avec eux était bien ce que les Orientaux nomment un Avatar, c’est-à-dire un Maître réalisé investi d’une mission d’ordre divin. C’est là enfin que Jésus fut reconnu en tant que réincarnation de Zoroastre. Tel est d’ailleurs le titre sous lequel il fut inscrit plus tard à son entrée dans le monastère essénien du Krmel.
On ne semble pas s’être soucié, à l’époque, de rechercher plus loin dans son ascendance. Dans tous les cas, cela ne s’est pas divulgué, même dans les milieux les plus initiés. J’ajouterai seulement que dans l’esprit des prêtres qui se sont livrés à son identification, Jésus-Zoroastre était incontestablement lié à la Grande Fraternité himalayenne que nous nommons aujourd’hui Shambhalla mais dont le nom en vigueur ne peut jamais être divulgué.
Cette reconnaissance a été le résultat d’un certain nombre de tests auxquels le tout petit enfant divin s’est vu soumis, un peu à la façon dont les Bouddhistes tibétains procèdent pour la reconnaissance d’un ¨tulku¨.

III-FRATERNITÉ ESSÉNIENNE ET ECOLE DES MYSTÈRES ÉGYPTIENNE.

À cette occasion, d’importantes cérémonies initiatiques eurent lieu à Dendérah, alors appelé NITEN TOR. C’est également là qu’il fut décidé que le futur Jésus serait très vite ¨pris en mains¨ par des prêtres-instructeurs nilotiques eux-mêmes. Là est la raison majeure du séjour prolongé de la Sainte Famille en territoire égyptien. Jésus y a vécu ses toutes premières années dans un milieu conscient de Qui il était et qui se montrait totalement axé sur sa puissante formation initiatique.
On peut s’étonner qu’un aussi jeune enfant ait fait l’objet d’un tel empressement mais il est établi que, de tous temps et dans toutes les cultures, que les plus grands Avatars aient manifesté des aptitudes n’ayant aucun rapport avec leur apparence extérieure. Ils ont donc fasciné leur entourage par leurs exploits et leurs prédispositions précoces.
On peut bien sûr s’étonner aussi que cette première consécration et l’éducation profonde de celui qui allait devenir LE CHARISTA ait eu lieu en Égypte en non pas en Galilée ou en Judée… C’est justement là qu’il faut faire un pas de plus pour prendre conscience qu’il n’existait pas de scission entre les initiés de la Fraternité essénienne et une certaine Les Ecoles de Mystère égyptiennes.
Il est facile d’en comprendre la raison car on parle ici de la Tradition des Mystères égyptienne, elle-même synthétisée par le Fara Akhenatona lui-même, qui sera transmise par la suite à Osarship (Moïse) puis préservée secrètement au cœur de ceux qui allaient devenir les Esséniens kamites.
Même si la réforme vigoureuse du Fara Akhenatona a été rapidement détruite par ses successeurs, ses principes fondamentaux ont toujours survécu discrètement dans certains lieux initiatiques et certaines Communautés, certaines Ecoles de Mystères... C’est ainsi qu’un pont s’est perpétué entre les deux peuples, préservant l’existence d’une Fraternité subtile au-delà des frontières et des oppositions apparentes… une Fraternité qui reflétait une volonté émanant du royaume himalayen de Shambhalla, à laquelle la conscience du CHARISTA était bien évidemment connectée.
Le monastère du KRMEL, rappelons-le, fut mis en place par Aménophis III, le père du Fara Akhenatona, sur un territoire qui appartenait alors à sa juridiction. Lorsque le CHARISTA (le Christ) y a séjourné entre sa septième et sa douzième année, ce n’était à la vérité que la continuité logique d’un parcours décidé depuis toujours par l'Absolu. Les racines esséniennes et celles de la grande Ecole des Mystères égyptienne sont les mêmes, elles remontent à l’origine des Temps.

IV-DANS LE DELTA DU NIL : LA GRANDE PRÉPARATION…

Que penser maintenant des affirmations des Chrétiens d’Égypte – les Coptes – pour lesquels la Sainte Famille a séjourné en divers lieux du Delta du Nil ? Précisons que les "Annales akashiques" le confirment. Après Dendérah, Joseph, Maria l'égyptienne et sa famille se sont accordés aux demandes de la Fraternité et ont bel et bien vécu dans des lieux discrets du nord de l’Égypte, pour la plupart des Bethsaïds ou de petits villages, où vivaient des prêtres habilités à ¨oeuvrer¨ à la Grande préparation du tout jeune CHARISTA. Certains de ces lieux ont aussi été des grottes ayant, depuis fort longtemps, tout naturellement servi de sanctuaires en tant que ¨matrices¨ offertes par Isis, la Déesse-mère, l’éternelle Vierge Cosmique dont le Principe a ¨recouvert¨ Maria l'égyptienne de son souffle. C’est ce que traduit probablement à sa façon la Tradition de l’Islam en évoquant les ¨premières graines du Christianisme¨...
Ainsi, les "Annales akashiques" ne parlent-elles pas du tout de la fuite en Égypte, ni même de dissimulation mais d’une vie ¨préparatoire¨ et pas aussi discrète qu’on l’imagine, car il faut préciser que "Joseph était connu pour être le prêtre majeur du Temple essénien de Jérusalem tandis que Marie avait fait office de Gardienne de la Flamme pour toute la Fraternité essénienne. L’un comme l’autre étaient en conséquence des personnalités très respectées, qui formaient un couple simple et pauvre d'apparence, mais qui était au cœur de l'énigme de la naissance historique du CHARISTA et autant que les honneurs et de la fortune subséquentes.

V-UN DEUXIÈME SÉJOUR EN EGYPTE PASSE SOUS SILENCE PAR LES SCRIBES DE LA CHRÉTIENTÉ...

Que dire donc de Jésus l’Égyptien ? Du CHARISTA NILOTIQUE ? Que son rapport avec l’Égypte ne s’arrête pas à sa mère Maria, ni à son Exil lors de sa petite enfance. Il y a de nouveau effectué un second séjour de retour de son long voyage en Inde et en Himalaya, c’est-à-dire un peu avant sa trentième année, avant l'effectivité de la constitution de son Ministère… Il avait d’anciens Maîtres à y visiter et une tâche d’enseignant à y mener avant de retourner en Palestine pour y accomplir son Destin historique. La route et la démarche étaient pour le moins logiques…
Ce dont " La Mémoire du Temps" témoigne clairement, c’est que Jésus a bel et bien enseigné et officié à cette époque-là dans les temples du Delta du Nil. Cette "Mémoire" donne accès à la vision d’une Communauté de Thérapeutes qui vénéraient le soleil et qui vivaient dans un petit village non loin d’Alexandrie à proximité d’une sorte de falaise de roches blanches. Un site archéologique qui existe encore de nos jours dans ces lieux et qui peut être visité.

VI-LA GRANDE PYRAMIDE DE GIZEY…

Que Jésus soit donc retourné en Égypte à son retour d’Asie et avant même de rejoindre la Galilée pour l'accomplissement de son Ministère ne fait absolument aucun doute. Les "Annales" permettent en outre de le voir, durant cette période, en train de visiter longuement Louxor en décorporation, dans les sous-sols du temple, là où bon nombre de méthodes de traitements énergétiques furent rassemblés et structurés sous Aménophis III. Elles nous le font également et surtout découvrir sur le plateau de Gizeh dans le contexte de la Grande Pyramide. C’est en effet dans la Salle Royale de cette Pyramide que la Conscience du CHARISTA (Christ ) est venue l’habiter pour la première fois et qu’a été initialisé l’impact de son rayonnement solaire avant même le fameux baptême du Jourdain...

VII-LES GRANDS INITIATEURS DE L’HUMANITÉ...

Quand on déroule le résumé de tout cela, ce qui est remarquable c’est le mutisme significatif de l’Église face à la présence du CHARISTA en Égypte. On dira qu’il y a peu d’éléments historiquement crédibles, que les textes canoniques sont peu bavards, que les Coptes sont des dissidents vis-à-vis de Rome et que, surtout, des témoignages comme celui-ci sont marginaux.
En réalité, ce silence ou cette négation volontaire s’expliquent essentiellement par le fait que Jésus est devenu la propriété exclusive d’une certaine interprétation de la Pensée christique, celle de Rome. Les ¨propriétaires¨ en question prétendent avoir le monopole absolu quant à savoir ¨Qui¨ Jésus a réellement été et Ce qu’il a accompli. Le ¨personnage de Jésus¨ tel qu’on veut nous le faire croire – c’est-à-dire pleinement Christ dès le départ – est devenu très rapidement une ¨marque déposée¨ de l’Église romaine qui affirme que Jésus n’aurait connu que l’ancienne terre de la Palestine...
Elle est ainsi parvenu à faire admettre de la manière la plus mensongère que le Christ aurait ¨inventé¨ Son enseignement "ex-nihilo" pour autant que, avant Lui, il n’y aurait soi-disant rien qui puisse conduire l’humain à l’Éveil...
Que son rôle ait été inaugural, cela est absolument indiscutable… mais quant à dire qu’Il a créé une rupture définitive avec tout ce qui existait avant son arrivée au Monde ( sa Parousie),, parait tout à fait inexact. Le CHARISTA s’est inscrit dans la lignée des très grands Initiateurs solaires de l’Humanité. Il a suivi cette lignée céleste dans ce qu’elle avait de plus GRAND, parce que nul ne construit à partir de rien... Qu’il ait absolutisé la Tradition, et l'ait magnifiée, élevée, épurée ne fait aucun doute mais Son action et Sa personne sont inscrites dans la continuité de la manifestation du grand Plan Divin qui s’écrit sur Terre depuis des millions et des millions d’années, et de sa Parousia (sa manifestation historique).
Ne pas être capable de concevoir ou d’admettre que Le CHARISTA ait pu entretenir de profonds rapports avec l’Égypte deviend avec les avancées de l'égyptologie et de l'archéologie un combat d’arrière-garde, tout comme celui qui s’obstine à refuser son long voyage vers l’Inde et ensuite vers l’Himalaya.
C’est un combat rétrograde qui s’appuie sur une sorte d’orgueil absurde, lequel orgueil ne devrait pas avoir place au sein d’une recherche mystique authentique, c’est-à-dire non assujettie à un dogme et à une tendance monopolisatrice du SENS et de la VÉRITÉ.

VIII-L’ESSENCE CHRISTIQUE

La recherche de l’Essence christique – Essence que l’on trouve présente dans toutes les grandes Ecoles de Mystères – ne pourra jamais aboutir à travers des débats théologiques aux finalités trop souvent monopolisatrices du SENS et du VRAI. Elle restera également toujours étrangère à une approche strictement historique puisque l’Histoire et les textes sur lesquels celle-ci se base se manipulent au gré des Groupes politiques et des obédiences philosophiques et théologiques. La recherche du CHARISTA ne peut se satisfaire que dans l’expérience directe.Sa voie est celle du dépassement des frontières intérieures et des partisaneries qui en découlent nécessairement. La Parole et le Regard réconciliateurs du Christ ne sont l’exclusivité d’aucune culture humaine, mais se réclament de toutes les cultures existantes...

Son Esprit, ainsi que l’affirmaient les Gnostiques, se rejoint dans l’Un par le dépassement du Deux : « Si vous faites le deux – UN – vous serez Fils de l’Homme », annonce l’Évangile selon Thomas.

IX-POUR NE PAS CONCLURE...

Il serait temps de le com-prendre le Mystère du CHARISTA… et d'abandonner les raisonnements et attitudes partisanes et exclusivistes qui ont conduit à occulter la vérité au sujet d'une question proprement universelle et qui emporte par ses enjeux le destin de l"'humanité entière.
A la vérité, le CHARISTA n'apporte pas de Religion, mais enseigne la révélation solaire au monde, et la divine manifestation (Parousia) qu'il incarne. Le Gardien du Grand Mystère (Kher Our Sesheta) enseigne à entrer dans la profondeur des sphères célestes qu'Il habite et qui sont à notre portée, par Lui.

Texte issu initialement de Daniel Meurois, revisité et ré-articulé par nous...

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Message par Hermaphrodite le Ven 18 Oct - 16:46

Saint Yves D'Alveydre: l'Archéomètre a écrit:Je n'ai cité ici que. les chefs des Temples de la proto-Grèce, l'Orphique, la Slave, traits d'union de toutes les Fédérations celto-slaves et pélasges remontant à l'Église patriarcale que Manou et Moïse désignent sous les noms de Koush et de Rama.

Mais suivons Pythagore dans les métropoles initiatiques de l'Afrique et de l'Asie.
Ses maîtres sacerdotaux sont, à Saïs, le prophète d'Oshi à Om, Héliopolis, dans le temple où Moïse, sous le nom d'Oshar-Siph avait été le prophète d'Oshi-Rish et l'initiateur d'Orphée, c'est le prophète Hôn-Ophi.

A Babylone, c'est Nazarath (et ce nom est suggestif, le prophète Daniel, le nazaréen, étant alors le Grand-Maître du Sacré Collège des Mages). En Perse c'est le chef des Néo-Zoroastriens, le Gheber Zarothosh. Dans le Népal, visité aussi par Lao-Tsée, c'est le premier pandit du Sacré-Collège de Brahma depuis Krishna, et avant ce dernier d'IShVa-Ra.

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Message par Hermaphrodite Hier à 21:53


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