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Message par Chris Al-kīmiyā le Mer 8 Juin - 10:48










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Message par Hermaphrodite le Mer 28 Déc - 20:38


La Sapience Africaine


https://youtu.be/cTkRvHqq57E

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Re: L'œil d'Horus

Message par Lug le Jeu 29 Déc - 11:44

Hermaphrodite a écrit:
La Sapience Africaine


https://youtu.be/cTkRvHqq57E

Pathétique cette tentative de redorer le blason de la Sapience africaine en s’appuyant sur la «science» sans conscience des occidentaux, dont l’une des branches les plus pourries et le darwinisme, l’évolution des espèces, l’homme qui descend du singe et l’humanité qui serait née en Afrique...

Et que dire de cette montagne d’ignorance historique qui voudrait que la «science» soit l’apanage des blancs et des Occidentaux...

L’imprimerie existait en chine plus de mille ans avant qu’un certain Gutenberg soit désigné comme son inventeur...

Il est maintenant établi que l’Inde a été victime, dans des temps protohistoriques, de l’arme nucléaire.

Alors, faudrait dire à ces joyeux compagnons ethno-centrés sur le nombril africain qu’ils devraient mettre un peu plus de sérieux dans leur thèse, avant que de vouloir en faire une prétendue «science».


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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Ven 30 Déc - 19:35

C'est noté mon Lug, c'est bien noté...

crois-moi j'essaye mais je rencontre parfois une résistance tellement farouche et un ethno centrisme tellement pointu qu'il m'accable assez souvent .

Mais je continu de chercher la zone de moindre résistance...

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Message par Hermaphrodite le Mar 3 Jan - 14:33



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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Jeu 19 Jan - 18:55



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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Mar 10 Oct - 17:07

AKHETATON et le Pharaon AKHENATON




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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Mar 10 Oct - 18:33

Relation Chronologique entre Les Noirs et les Juifs:



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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Mar 20 Mar - 12:19

Pr Grégoire BIYOGO a écrit:AUX ORIGINES KEMITES DES HÉBREUX (SÉMITES).
Le sujet abordé ici est fort ancien, bien qu’il soit tombé dans l’oubli, il appartient au registre de l’occultation. Il convient tout de même de signaler que quelques auteurs s’y sont intéressés, en l’occurrence Cheikh Anta Diop, entre autres dans « Antériorité des civilisations nègres » …. Il ne s’agit donc pas des Juifs de notre époque que l’on parlera ici, qui eux sont issus d’un métissage, avec d’abord un croisement originel sémite-nègre en Arabie et en Ethiopie, puis celui sémite-mongol en Asie centrale (dans les chaînes de l’Altaï). C’est donc un peuple métissé qui a puisé à plusieurs sources desquelles il a tiré son renouvellement et son adaptabilité.

Par la suite, d’autres métissages sont survenus, qui ont ponctué les variétés de la branche juive primitive négroïde, sans en altérer la singularité : Juifs kémites primitifs répartis à travers plusieurs sous-branches (les Falasha d’Abyssinie, les Juifs négroïdes d’Afrique Noire, et les Juifs séphardiques de l’Afrique du Nord, et les Juifs dravidiens de l’Inde). Ensuite, les Juifs askénasiques de l’Europe centrale et ceux d’Amérique, y compris les Juifs africains-américains) – puis les Juifs Gerim et Khasar de Russie, les Juifs babyloniens, les Juifs chinois). Ce texte encore une fois se penche sur une seule question : les origines kémites primitives des Hébreux. Tout ici tient sur une bande de terre dénommée le Croissant fertile , et qui s’étendait de l’Egypte à Babylone, où l’on situait également les pays de Canaan (estimé à 230 km du nord au Sud) et la Mésopotamie. Le texte s’articule autour de trois Axes, précédé par des Eléments de définitions :

PREUVES PHILOLOGIQUES (I), PREUVES EXÉGÉTIQUES ET BIBLIQUES (II), ET PREUVES SCIENTIFIQUES (III).

-ÉLÉMENTS DE DÉFINITIONS PRÉLIMINAIRES
On peut rattacher trois acceptions au mot Hébreu, qui signifie « Ivri », du radical « Avaré », « passer, passer à côté, traverse »r, et s’applique de façon générale aux descendants de Sem, l’un des trois fils de Noé, caractérisés par le nomadisme, à l’image d’Abraham, l’émigrant, que Dieu a appelé de l’autre côté du fleuve nommé l’Euphrate pour le pays de Canaan. Ce mot désigne donc le peuple sémitique, qui provient de Sem, ou encore la semence d’Abraham. Il convient de rappeler ici que le mot Shem en medw netjer signifie « se mettre en route », marcher… En seconde acception, on le définit comme un peuple parlant un groupe linguistique syro-arabe, à l’exclusion de la langue ghez ou de l’éthiopien bien qu’elles soient classées par les spécialistes hébraïsants comme des langues sémitiques. La troisième acception rattache le mot Hébreu à la figure tutélaire de Héber qui serait à l’origine des Hébreux qui, en cela, sont aussi appelés les Ebérites. Les Cananéens les désignent pour toutes ces raisons comme des émigrants venus d’au-delà (âbir) du fleuve de l’Euphrate.

Ainsi donc, si l’on considère son emplacement géographique primitif, c’est un peuple d’origine chaldéenne, et donc qui est semblable à tous les autres habitants de la Chaldée, c’est-à-dire des Nègres, nous emploierons ici le terme scientifique Kémite. Le nom d’Israélites leur sera donné plus tard à partir de l’Exode, et vient d’Israël, celui qui a lutté avec Dieu. Les Israélites sont donc les Hébreux, à l’exception des Edomites, des Yishmaélites et des descendants de Qetoura. Les Hébreux Anciens que l’on présente comme les descendants de Sem, d’origine chaldéenne ne sont-ils pas des Kémites ?
Les Hébreux n’ont laissé aucun Bas-relief, aucune statuette (cela s’entend, ils sont tenus de ne pas en sculpter), aucune source ancienne qui rende compte de leur physionomie. Mais nous détenons des traces et des renseignements sur leur teint, leur système pileux, leurs lèvres et leur tailles…On les compare aux Cananéens qui cependant sont présentés dans la Bible comme leurs ennemis… Nous allons donc, en prenant appui sur un texte canonique, Le Cantique des cantiques décrypter la question de leur teint, notre regard va s’attarder sur La Sulamite, modèle de beauté divine chanté par son poète et amant Salomon, qui est décrite formellement comme une Kémite.

I/II-PREUVES PHILOLOGIQUES ET EXÉGÉTIQUES (chapitres combinés et abrégés).
Les sémites sont généralement présentés comme constitués de deux grandes branches humaines : Les Juifs et les Arabes, les Arabes Noirs ont habité le Sud de l’Arabie et étaient appelés les Himyarites que les Grecs ont nommés Ethiopiens et Homérites. Ces Juifs Noirs d’Arabie venaient d’Abyssinie, lorsque d’autres situent leur origine en Mésopotamie, à Agadès, en 2400 avant notre ère, et tiennent l’Akkadien pour la première langue sémitique connue. Le fait est que les Hébreux antiques – comme les Arabes de l’Antiquité (Sémites) ont eu un commerce avec les Noirs qui révèlent la co-appartenance de ces peuples. Mais étayons cette assertion de la co-appartenance kémite des Hébreux par des preuves philologiques et exégétiques.

-Dans l’hypothèse biblique du premier couple (Adam et Eve) ayant fait des enfants noirs, il en ressort que le couple est nécessairement kémite en plus de la preuve que fournit la science moderne de l’Eve noire et de la prépondérance de la Rift Valley sur le Tigre et l’Euphrate. D’où l’intérêt qu’il y a à regarder les liens entre kémites et Israélites qui témoignent de l’interpénétration et bien plus, ils trahissent l’origine kémite de ce peuple.
-Sem ou Shem, Jephet et Ham ou Cham sont donnés en Genèse pour être les trois fils de Noé. Le découpage ancien des savants est de dire que les Hébreux sont nés de Sem, d’où la qualificatif de sémitique, les Indo-Européens de Japhet, tandis que les Noirs le seraient de Ham ou de Cham. Or, ce découpage laisse entendre qu’au moins à l’origine, ils ont un parent kémit, ce qui invalide la pertinence du principe de différenciation des trois branches, lesquelles ne seraient jamais qu’une seule branche négroïde subdivisée en trois sous-branches.

-Cham, fils de Noé, est donné pour être de race kémite (noire), qui a lui-même fait Koush, ce mot veut dire en hébreux même « noir » (ancêtre des Koushites et des Ethiopiens où est apparu Nemrod).

-Puis, Misraïm, nom arabe de kémit désignant également les Noirs (Égyptiens et Philistins),

-Pouth, qui désigne les Noirs Libyens et Soudanais.

-Canaan (nom de l’ancienne Palestine, habitée elle-même par des Kémites).

-Tout ceci suppose que Noé portait lui-même du sang Kémite lorsqu’il ne l’était pas, si l’on s’en tient à la science moderne. Car si l’on admet que tous ces fils de Noé étaient Noirs, c’est que Noé est noir selon la pensée de Sigmund Freud : l’enfant est le père de l’Homme.

-Abraham que l’on découpe ainsi en Medw netjer (ib râ im), signifie « Celui qui a mis Dieu dans le coeur » est originaire du pays d’Ur en Chaldée, terre habitée par des kémites.

-Son père Terah vient lui-même de la Chaldée. Il épouse Sarah, puis Hagar (fille d’un Fara, qui est donc une princesse) de qui il obtient son premier fils Ismaël. Ensuite, il fait avec Sarah Isaac, enfant de la Promesse pour la Bible tandis que le Coran tient Ismaël pour l’enfant de la Promesse.

-Mais après ces deux fils, Abraham épouse une autre Kémite, une Cananéenne du nom de Kentura, avec qui il a eu des enfants, dont précisément les Madianites, autre Kémite, le plus connu étant le prêtre et initiateur du pays de Madian Jéthro, le futur beau-père de Moïse qui épousera sa fille kémite Sephora.

-Faisons aussi remarquer que Esaü, frère jumeau de Jacob a pris deux femmes Cananéenne et ismaélite, toutes deux kémites.

-Joseph n’est pas reconnu par ses frères et père, qui le prennent pour un prince égyptien (Genèse 42 : 8-33).

-Le Deuil de Jacob est célébré simultanément par les Kémites d’Egypte et par les Hébreux tous confondus, au pays de Canaan, alors appelé Abel-Misraïm (Genèse 50 : 11).

-Même chose au sujet de Moshé que les filles madianites de Jéthro qui le prennent aussi pour un prince kémite d’Egypte (Exode 2 : 19). Les Hébreux prennent naturellement femme parmi les Cananéennes.

-Puis Ils habitent au milieu des peuples kémites : Cananéens, Héthiens, Amoréens, Phéréziens, Héviens, Jébusiens, commerçant parfaitement prenant leurs filles (Juges 3 : 5 et 6).

– Josué épouse une Cananéenne (Rahab)-Samson des femmes de Philistins kémites (Juge 14 : 3)

-David et Bath Shéba (femme d’Uri le Cananéen) /(2 Samuel 11 : 3-12).

-Salomon et la Reine kémite de Saba, plusieurs Cananéennes…

-Les cheveux de Salomon sont noirs comme l’aile du corbeau, bouclés, lorsque ceux de la Sulamite sont comparés à un troupeau de chèvres, autrement dit noirs comme la toison de la chèvre, sa chevelure est sèche, son teint noirâtre. Elle ajoute elle-même que son teint est ainsi parce que le soleil « l’a brûlée » (I, 5 et 6). Il faut signaler que les Cananéens et les Syriens anciens ne sont pas des leucodermes. D’après le témoignage oculaire des penseurs comme Strabon, en 50 avant notre ère, les Syriens du Sud, y compris les Babyloniens et les Assyriens avaient la face basanée, par l’ardeur du soleil. Dans « Antériorité des civilisations nègres », Cheikh Anta Diop précise qu’on trouve deux type de Nègres, dont l’un a des cheveux lisses et longs et l’autre des cheveux crépus. Aujourd’hui encore, on rencontre ces deux caractérologies. La Sulamite est le prototype de la Kémite. On peut noter que le teint de Salomon est présenté comme blanc, blond, or, il n’existe aucun mot pour dire cette couleur en hébreu. La couleur rousse et blonde est signalée comme une exception, qui est par ailleurs abhorrée par Kémit.

-Iesoua (la manifestation de Wasiré). L’une des rares preuves iconographiques dont nous disposions encore aujourd’hui est la fameuse Gravure qui présente le Christ et ses disciples et révèle ses traits absolument négroïdes. Ce n’est que plus tard que l’on va blanchir Iesoua, le Maître du monde. Cette gravure qui date du troisième siècle a été cachée pendant des années (document précieux et de très grande rareté qui dépeint Iesoua comme un Kémite et sera mis en Annexe)…

-L’état de la recherche égyptologique rattache par ailleurs Maria, la mère de Iesoua au pays Kémit dont elle serait originaire.
En somme, les Juifs bibliques étaient pour l’essentiel des Noirs :
Le Coran dit: «Et il (Moïse) tira sa main de son sein et voici qu’elle était blanche vers les spectateurs. » (Chap. VII, p. 128) «Et mets ta main droite sous ton bras gauche, elle en sortira blanche « (vente:.. Al Coran, p. 257 en 1784). Si sa main devait devenir blanche, c’est bien parce qu’elle était noire…

-Moshé -Le Moïse des égyptologues : de Moïse l’Egyptien au Moïse l’Africain.
A l’inverse de la conclusion des historiens qui rejettent l’existence factuelle de Moïse ainsi que la présence même des Hébreux sur les bords du Nil, des sources autrement plus anciennes issues des Medou netjer existent, qui ont permis aux égyptologues de reconstituer le récit mosaïque à partir de dépositions et des documents datés et archivés, mais qui sont souvent demeurés entre les mains d’un petit cercle de spécialistes. Aussi est-il nécessaire de sortir ces connaissances des cénacles pour les propager chez les chercheurs et ceux qui entendent se spécialiser sur ces questions. Dans l’état actuel des recherches sur Moïse, on recomposera le parcours du personnage en partant de l’enfance (I), puis on examinera les trois foyers de son éducation initiatique (II), Le chemin de Canaan et les idées religieuses inspirées d’Egypte (III). Et enfin, Moïse l’Africain (IV).

1-L’Enfance
-L’on admet généralement que l’hypothèse de la naissance miraculeuse d’un enfant prédestiné à la fondation d’une religion est empruntée à la Mésopotamie (la naissance du roi Sargon Sagade (Akkad), qui a fondé Babylone vers 2800 avant notre ère. Freud illustrera patiemment cette thèse.
-Si l’on pose la date de 1125 avant notre ère comme celle de l’Exode, et que Moïse avait alors 80 ans (40 ans et 40 ans d’errance dans le désert), alors l’hypothèse de sa naissance est celle de l’an 1305 avant J-C.
-Il aurait grandi avec Mernephtah, son cousin, fils de la sœur d’un Fara qui a régné sur l’Egypte pendant 8 ans, entre 1213 et 1204 av. J.-C., et qui était le quatrième souverain de la XIX ème dynastie, et successeur de Ramsès II.
-Son nom égyptien, selon les dires de Manéthon, le prêtre savant de Sebbenytos est Hosarsiph.
-Le nom « Moshé » lui-même n’est pas d’origine hébraïque mais égyptienne, Mose, « sauvé des eaux », de la racine Oshi (eaux).
-Pour les égyptologues (Manéthon, Brested, Stefan Zweig, Arthur Weigall, Rolf Krauss, Doryon, Popper-Lynkeus, Jan Assmann, Charles V Bokor… y compris pour Freud, Moses est formellement égyptien : à la fois par le nom, par la langue
– il ne parlait pas l’hébreux, n’avait point un nom juif et a été admis dans les temples égyptiens où l’on admettait que très rarement les étrangers. Plus important, il avait été Général dans l’Armée du Fara, or ce poste ne pouvait aucunement incomber aux étrangers, en raison de son caractère stratégique.

2-Les trois foyers de son éducation initiatique
Il est établi qu’il tient son savoir de trois sources, dont les deux premières sont fournies par Manéthon de Sebbénytos, repris par Philon d’Alexandrie et par Flavius Josèphe, deux historiens juifs. Il tient son instruction des Temples d’Amon-Râ à Memphis, la grande capitale de Thèbes, où il a reçu l’initiation d’Isis et d’Osiris au Temple solaire de Memphis. Il y a exercé la fonction de scribe sacré.
-La seconde source est biblique, qui situe son initiation au Temple de Madian, au pays de Jéthro, prêtre et sage noir pétri de connaissances célestes et initiatiques. Dans ce temple, était enseignée une science puisant ses connaissances dans la sagesse des Ethiopiens et des Chaldéens. C’est là que Mose trouve et lit deux livres cosmogoniques : -Les Guerres de Jéhovah et Les Générations d’Adam.
-Puis la troisième initiation, l’ultime, celle du soir profond, il la subira à Akhétaton chez le Fara Akhénatona, où il a été à la fois hiérophante, c’est-à-dire appartenant à la catégorie des prêtres présidant aux rites initiatiques et dispensant des enseignements dans les Temples. -La théorie freudienne du meurtre du Père primitif – étranger – comme origine des religions permet aussi de comprendre que c’est la souche égyptienne et africaine de Moïse qui justifie son assassinat par les Juifs selon la découverte géniale de Sigmund Freud dans Totem et tabou, et dans L’Homme Moïse et le monothéisme… Le meurtre de Jésus par le Sanhédrin s’explique selon le même schéma, et est à l’origine du christianisme…

3-Le chemin de Canaan et les idées religieuses inspirées d’Egypte
Après le décès du Fara Akhénatona, les prêtres Atoniens sont persécutés, et l’héritage du grand prophète est saccagé par les prêtres du Clergé des Amoniens, lesquels vont jusqu’à effacer des temples le nom et les œuvres du fondateur historique du monothéisme. Malmenés, les héritiers du monothéisme akhénatonien vont quitter le domaine de l’Amarna, sous la conduite de Mosé, et s’engager vers Canaan, en passant par la Mer Rouge. Sur ce chemin, Hosarsiph, nom égyptien que lui connaît Manéthon, est tenu ou d’abjurer sa foi ou de partir. Sur le chemin de cette fuite, un réformateur va naître dans l’ancien prêtre d’Osiris, qui va puiser son héritage monothéiste immédiat auprès du Fara Akhenatona, où il avait été à la fois le Général des Armées réputé et shemsou Maât. C’est de la sorte qu’il va organiser la communauté des Egyptiens restés fidèles à la Religion atonien et lui donner un nom, une grande ambition, un peuple et un Dieu : les futurs enfants d’Israël et de YHWH. Freud tient que Moshés a organisé l’Exode pour rester fidèle à la Religion d’Akhenaton.-Une découverte égyptologique forte est venue confirmer l’hypothèse des origines égyptienne et atonienne de Moïse et sa foi (les psaumes 96, 104, v. 20 à 21 entre autres s’inspirent de manière troublante du Grand Hymne à Aton ), notamment Les Lettres de Tell-El-Amarna (I) et Les Psaumes écrits par la Fara Akhenatona lui-même (II). -Il en est de même des idées atoniennes de l’immortalité de l’âme et de l’Au-delà, du Jugement, développées largement par les Egyptiens. Comme celle cruciales d’un Dieu unique et universel, inaccessible, sans origine ni fin, créateur de toute chose, non représentable, lumière et source de la vie, des hommes et de la Totalité de l’Univers. Akhenaton est allé plus loin, en ruinant le polythéisme, renversant l’idolâtrie (absence d’image dans le Culte), rejet de la magie et du cérémonial, en insistant sur la spiritualité, Moïse l’Egyptien en cela est bien son continuateur qui va à la manière de son Maître interdire de le représenter par des statues ni même par des images, de là idée cruciale et inaugurale du Dieu invisible, solitaire, miséricordieux et dont la gloire est infinie, et que les hommes ne peuvent contempler, comme l’idée magistrale de la sainteté et la puissance débordantes de son visage qu’il n’est donné à personne de voir. En cela, il convient de préciser que si Moïse l’égyptien organise le Monothéisme, son fondateur historique est indiscutablement le Fara Akhenatona.

-D’où aussi l’influence du modèle atonien sur les Hébreux. La méditation sur Dieu, son adoration, l’interférence de la Religion et de la foi, la prépondérance de Dieu sur toute autre préoccupation ont dominé la vie intellectuelle des Egyptiens. Les Egyptiens ont eu de grands savants, des philosophes et des théologiens, seuls les théologiens ont prospéré en Israël.

-Quant à l’idée d’élection propre au prophète Akhenatona face à l’Atona, qui le premier dit avoir été choisi par Dieu, lui seul pour le connaître, et le faire connaître, celle-ci connaît une amplification avec Moïse puisque d’une part, c’est le peuple juif en entier qui va le premier choisir de vivre selon, avec et au milieu de Dieu dans l’Histoire humaine comme « son Dieu », et va soutenir la grande thèse métaphysique d’un peuple élu de Dieu, qui doit d’autant moins choquer qu’en choisissant ce Dieu en toute liberté (libre-arbitre), ce peuple n’a fait que révéler le choix de Dieu lui-même. -Le versant redoutable de cette thèse est ailleurs, dans sa postulation communautariste et essentialiste. Le Dieu du peuple d’Israël est un Dieu qui sert une seule nation, contre toutes les autres nations, et qui entérine de ce fait l’autarcie, la différence ontologique et théologique des groupes, laquelle peut inférer l’idée tout aussi terrible de hiérarchisation et donc de droit à la domination. Cette légitimation de la différence et sa hiérarchisation est le côté restrictif et minimaliste de cette thèse qui divinise sur le mode moniste le peuple yahviste, sa seule Nation, et sa seule Religion.

-En revanche, le Dieu du Fara Akhenatona est aussi celui de la Fari Néfertari et de tous ceux qui vivent selon la Maât, il parle pour son prophète autant que pour l’Humanité entière, il n’est pas ontologiquement apparenté à une communauté unique, à un seul pays, qui seul porterait la promesse céleste, en la territorialisant vers la Terre sainte : Jérusalem. Fût-elle puissante et « confédérale », l’Egypte pense un Modèle de Jugement universel sur la base de la conduite vertueuse de l’âme. Atona sert tous les êtres – animés ou inanimés – comme le Soleil éclaire tous les étants, les faibles comme les forts, les méchants comme les bons, l’enfant et le vieillard, les femmes comme les hommes, les malades comme les autres, le jour comme la nuit… L’on comprend aussi le coup de force magistral du Christ – lui aussi Kémite

– qui vient dépasser ce nationalisme sectaire et essentialiste, en permettant l’accès universel à Dieu, non plus par la vérité et la justice comme en Egypte, ni par la pureté comme chez les Hébreux, mais par la Grâce, laquelle est déjà autorisée dans le sacrifice du Christ, « visage visible du Dieu invisible », fait Chair. La venue à l’Histoire par le Très Haut sur le mode du sacrifice suprême pour la Rédemption du Monde est un Acte d’Amour sublime et inconditionnel. La porte du salut en cela déplace son centre de gravitation, quitte la Terre, Jérusalem, la ville sainte, n’est plus sur Terre, mais dans les Cieux : la Jérusalem céleste désormais luit à côté du Christ, lequel reviendra juger avec les Saints le Monde, avant de remonter dans les cieux, la divine habitation, Terre de son règne. En cela aussi, le Royaume de Dieu ne sera jamais plus sur Terre, et son peuple s’est étendu à toutes les Nations, désormais non juives, elles aussi dépositaires désormais de la Révélation… comme les Arabo-musulmans…

-Le principe akhénatonien de l’unicité et de l’amour infini et ouvert de Dieu à tous les groupes est donc renié par Mosès. Il faudra attendre la figure messianique de Jésus pour corriger ce sectarisme ontologique, avec la division politique que cela présume. Figure pensée par la Religion de Moshé comme aboutissement de son Histoire, lorsque le Messie viendrait libérer son peuple de l’oppression historique. Messianisme resté ouvert et inachevé…
4-Moîse l’Africain

-Les textes disent que Mose naît égyptien, et ne sait rien jusqu’à au moins 40 ans de la culture juive.

-D’autres égyptologues de l’Ecole africaine, ont établi patiemment qu’il était africain (Biyogo, Nillon).

-Etre initié aux mystères d’Isis et d’Osiris, être ouvert à la connaissance des choses divines, supposait être non seulement égyptien, mais encore être d’un haut rang (prêtre ou personnes choisies par les Faras pour être promis à leur succession, à l’exception des profanes, à combien plus forte raison des étrangers).

-Selon toute vraisemblance, Moïse aurait eu deux femmes, toutes kémites. D’abord, une princesse koushite (éthiopienne), Tharbis, que le Général des Armées d’Egypte prend au détour de son retour victorieux d’une croisade militaire contre l’Ethiopie. Mais en fin de compte, c’est la charmante Madianite Séphora, fille du prêtre kémite Jéthro, dépositaire d’une langue tradition d’érudition théologique chaldéenne et éthiopienne, femme noire comme la nubienne, qui sera l’élue du prophète hébraïque d’origine kémite – Une trouvaille d’une rare importance est venue confirmer le récit biblique de l’Exode, que l’on nomme significativement la « Stèle d’Israël ». Cette stèle énumère entre autres faits :

-Les victoires militaires remportées par le Fara Merneptah sur les Libyens, Hittites, Cananéens, Ashkelon, Gezer, et le pays d’Israël.-Cette Stèle s’achève par une inscription importante : «Israël fut anéanti et n’a pas de prospérité ».

-Cette inscription a donné une indication cruciale sur la datation de l’Exode, qui toutefois ne pouvait pas avoir eu lieu sous le règne de Merneptah (1225-1215 av. notre ère).

III. PREUVES SCIENTIFIQUES

1-La documentation ancienne des Medou Netjer

Si les Hébreux de l’Antiquité étaient des Noirs, comment expliquer qu’ils aient eu maille à partir avec les Kémites, leurs frères mélanodermes de la Terre d’Egypte ?
Dans le « Livre des portes », – les Sémites et Asiatiques sont appelés : Amou, dont il est dit que Ta Kamit avait en détestation les moeurs (la couleur rousse entre autres des Sémites). Mais on les appellera précisément Habirou ou Hapirou (Groupe de nomades errants sans terre fixe).
-Les Indo-européens : Temehou (il importe de faire la précision entre Tehemou Lybiens leucodermes, arrivés tardivement en Libye, vers 1800 avant notre ère, c’est à leur sujet que l’on parle de l’invasion des peuples de la mer) et Temehou (les Libyens noirs autochtones).
-On peut en dire autant des Berbères qui ne sont ni sémites, ni leucodermes ni kémites tandis qu’une autre de ss souche est proprement kémite : les Berbères primitifs anciens sont mélanodermes. -Les Nubio-soudanais : Néhésiou (« ceux qui psalmodient des prières et des incantations ». Il s’agit ici des Ancêtres des Égyptiens, les Ethiopiens à propos desquels il est dit qu’une Colonie éthiopienne conduite par Osiris a fondé l’Egypte… Les Egyptiens sont donc les descendants et les continuateurs des Nubiens.
-Et les autochtones : Remetou.

En réalité, il n’existe pas d’hostilité de Kémit à l’égard de son hôte Israël, avant des faits précis. Il est établi dans la Bible que Kémit accueille Israël, lui donne le pays de Goshen, après avoir accueilli Joseph, et aucune preuve ne vient attester le contraire. L’idée que l’augmentation du nombre de ces hôtes a inquiété les Faras au point de persécuter et de malmener Israël n’est pas confirmée par les Medw netjer.
Ce qui expliquerait la rupture de l’idylle de ces deux peuples kémite et sémite primitivement nègres, serait un fait attesté par les Medw netjer que relève Cheikh Anta Diop. Lors de l’Invasion des Hyksos à Ta Kamit, entre 1782 et 1570, les Sémites auraient rallié l’Envahisseur et tourné le dos à leur Bienfaiteur et hôte. Or, la Conquête de l’Egypte par les Hyksos devait avoir une fin ironique. Précisons que le Sud du pays des deux Terres n’a jamais été véritablement conquis, car les princes Thébains avaient signé un Traité par lequel ils concédaient de payer le tribut aux Hyksos jusqu’au jour où ceux-ci ont heurté leur culte, en leur interdisant de pratiquer le Totem de l’Hippopotame. Dans le courroux, les princes kémites de Thèbes de la XVIII ème Dynastie vont organiser une riposte sous le Fara Ahmès souvent confondu en l’occurrence à Ramsès) et vont vaincre et expulser les Hyksos, en 1580 avant notre ère, et par la même occasion Israël, alors surprise en pleine traîtrise. Cela expliquerait donc la colère de Kémite contre les Sémites, sans qu’on puisse corroborer la thèse de l’esclavage à Goshen, ni même en Egypte où cette institution est formellement récusée, d’abord par la juridiction interne qui est fondée sur l’égalité ontologique des sujets. Il convient aussi de préciser ici que les rois étrangers (Hekou Khesout) ne sont pas considérés comme des Fara, guides politiques et spirituels investis par la Maât, initiés par les prêtres et régnant sur le Double pays…

2-Les preuves axiomatiques par la parenté linguistique et comparée et par l’anthropologie physique.

-L’ouvrage des frères Messod et Roger Sabbah, Les Secrets de l’Exode, compare l’ancien égyptien et l’hébreu, et conclut à l’idée que la seconde est constitutive de la première, et à la thèse que les Hébreux descendent des Anciens égyptiens. Ils n’ont pas poussé leur raisonnement jusqu’à son ultime conséquence : l’origine mélanoderme des Sémites hébraïques primitifs, mais ont fourni une documentation intéressante et opératoire.
-Il en est de même des travaux des Assyriologues érudits comme Rawbinson dans History of Herodotus, 1858) et de Wallis Budge qui établit l’appartenance africaine du sumérien et confirme la thèse de Rawbinson.
-Clyde Ahmad Winters parvient à la même conclusion, et montre que ce sont des Nègres qui ont habité la Syrie primitive, il fournit pour cela une preuve formelle : en déterminant le caractère hyperdolichocéphale des crânes – qui est une caractéristique exclusivement nègre).
-L’éminent anthropologue T.K. Penniman va découvrir que les crânes des sumériens, des Anciens habitants de la Vallée du Nil étaient identiques et établir que les Sumériens étaient formellement des Nègres.
-On peut en dire autant de Stephen Langdon, de Gerald Massey, de William H.M. Neill, qui parviennent à la conclusion que les Sumériens sont un peuple koushite nègre, ayant eu une grand avance technique sur les autres peuples du second millénaire avant notre ère. Cette propension s’est accrue avec leur multiplication de ces Mélanodermes dans la région montagneuse de l’Iran.
-On connaît la suite dramatique, avec le contrôle de Sumer par les Perses, qui vont massacrer les Noirs et destituer leurs dynasties. Là aussi les Noirs apparaissent donc comme les fondateurs de la Mésopotamie, notamment de Sumer. Dès lors les Leucodermes vont s’imposer au détriment de ceux qui ont laissé chez les Hébreux l’héritage de l’Afrique Noire.
–On peut préciser en cela que l’habitat actuel de la Palestine était la bastion des Noirs depuis la préhistoire. Ils continuent dans une position marginale, et l’on sait toute les difficultés qu’il y a eu pour la reconnaissance des Éthiopiens sémitiques (Falashas) comme enfants d’Israël (Bêta d’Israël, « peuple choisi ») quand bien même ils étaient en détention des manuscrits et des enseignements les plus authentiques sur la Torah, ce mot dont la racine « Yora » signifie enseigner. Il a fallu attendre jusqu’en 1973, pour une demande déposée autour de 1945, soit 28 ans pour mettre un terme au Ghetto des Juif Noirs d’Ethiopie – et de l’Inde…

3-Fouilles archéologiques et scientifiques

-Si les Nubiens et les Égyptiens se considèrent comme les plus anciens des hommes, c’est qu’ils sont des indigènes d’Afrique. La découverte du méroïtique 3 millénaires avant le latin dans le royaume de Koush atteste aussi de l’ancienneté des systèmes d’écriture kémite sur les autres… -Destravaux plus récents montrent que les peuples d’Afrique Noire sont apparentés aux Sémites anciens, dont par exemple les Ashanti, qui sont des Ashan cités par Josué au nombre des peuples de l’époque biblique. Il en est de même des Anu que l’égyptologie a localisée comme un peuple d’Afrique Noire d’origine kémitique, ou encore les Akan, variable du terme Ekang qui, signifie peindre, écrire en peignant, dessiner en écrivant ( allusion aux hiéoroglyphes). Ce peuple nilotique dont je localise l’apogée avec Akhenaton :
– Hakan Aton : « vénérer le dieu Atonien », symbolisé par le disque solaire que les Ekang nomment « Aton », a quitté Akhetaton, la ville sainte de l’Amarna après la mort du Fara Akhenatona, et comme les Hébreux, persécuté par les Amoniens, les prêtres du Dieu secret, caché, le mot Ammon en ékang veut dire précisément marcher en se cachant, le caché, ce qui est secret… Dans le Dictionnaire comparé égyptien ékang que je viens de terminer, je montre aussi qu’Ekang a rencontré Israël en Amarna… avant de descendre au Sud du continent vers la Terre promise comme le précise le Mvett, le Livre des Ekang…

4-Les preuves par la génétique (test ADN). L’Haplotype Modal Cohe (CMH) Lemba a fait une étude génétique sur les Juifs et a obtenu des preuves frappantes, qui établissent entre autres que le programme génétique de ce peuple le révèle être porteur de gènes négroïdes à hauteur au moins de 5 à 10 %.

CONCLUSION PROVISOIRE

Somme toute, par quelque côté qu’on prenne la question ancienne que nous avons commencée à étudier ici, il appert que les Hébreux primitifs sont un peuple d’origine nègre. Pour surprenante qu’elle puisse paraître, cette conclusion ne peut dérouter les savants, ni les Africains eux-mêmes qui . C’est que, Kémit et Israël sont à l’origine un seul et même peuple mélanoderme. Que cela ait été occulté, voici l’outrage qu’il fallait stopper ici, pour ouvrir le sens à ce lointain passé qui demeure vivace, et que les fouilles archéologiques, l’exégèse biblique, l’étude philologique, la parenté linguistique et comparée l’anthropologie physique, la craniologie, les tests ADN, la philologie comme l’histoire comparée des sciences et de la philosophie rendent à l’Histoire.
Naguère Freud avait déjà admis que Moïse était kémite, qui révèle qui les Hébreux vont le mettre à mort pour fonder la religion juive comme plus tard Jésus, autre Kémite, sera mis à mort pour fonder le christianisme. Aujourd’hui les archéologues, égyptologues et les savants reconnaissent à l’Afrique le titre de berceau de l’humanité. Demain, et très bientôt, ils reconnaîtront en elle le berceau des sciences et de la philosophie. Et ce sera justice, car d’avoir aussi longtemps dissimulé, caché (Kap) le lieu de la civilisation et de la fondation des Religions du Livre, et avoir ostracisé ce Continent, ses intellectuels et savants les plus hardis, c’était aussi ostraciser le génie de cette Terre ancienne qui a vu naître la vie et l’humanité, en se privant à la vérité du sens profond des choses et des êtres de ce monde.

Que nous ayons commencé à briser ce silence choquant et millénaire qui téténisait et entoure encore certaines questions, c’était toujours déjà répondre d’un impératif catégorique : comme Diogène l’Africain, nous cherchons en vain l’homme au milieu des hommes avec une torche lumineuse. Où est l’homme, où est la Maât ? Derrière nous, certes, mais il nous faudra pourtant les réinventer pour larguer le grand mensonge devenu l’ami de la « vérité moderne ». Mais que deviennent les authentiques amis de la vérité et de la justice dans ce tintamarre ? Non ! hommes de ce temps, sachons hériter des pères fondateurs de la Nubie, de Méroe avec ses 80 pyramides, de a splendide Egypte, du pays d’Ur, de Sumer, bâtisseurs des Pyramides et des mathématiques, de la philosophie, de l’astronomie et de la médecine, et des saints (hosisos) Livres, tant il n’est pas encore trop tard…Neb-ankh (maîtres de vie), ayant redécouvert l’Afrique comme Mère (Mwt) des arts et des sciences, les savants (shemsu Maât) Kémit entendent séparer (oupi, wpj) le vrai du faux, pour produire la Connaissance parfaite (Sia), et s’y installer.

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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Mar 19 Juin - 20:55

Pr Grégoire BIYOGO a écrit:

RÉPONSE DU SHEMSU MAÂT GREGOIRE BIYOGO A L’ANTHROPOLOGUE TIDIANE N’DIAYE: 19 mars 2015, 15:08
RÉPONSE DU SHEMSU MAÂT GREGOIRE BIYOGO A L’ANTHROPOLOGUE TIDIANE N’DIAYE. CONTRIBUTION A LA RECHERCHE MODERNE ET CONTEMPORAINE AU SUJET DE LA SCIENTIFICITÉ DE LA THÈSE DE L’ÉGYPTE NÈGRE. (première partie).






Dans une querelle de grande envergure scientifique, initiée par le professeur Tidiane N’diaye, économiste et anthropologue, où il rejette la thèse diopienne de l’Egypte nègre, le Shemsu Maât, philosophe, égyptologue et politologue, savant gabonais, lui répond, dans ce texte désormais historique.





PRÉCAUTIONS MÉTHODOLOGIQUES.





La première précaution en science, c’est de clarifier ce dont on parle, ce que dit la thèse de l’Egypte nègre. Ce n’est point que Kémèt se soit constituée tout au long de son histoire à partir de sa seule source africaine - on sait en effet qu’elle a connu 7 Colonisations, qui expliquent qu’elle se soit nécessairement métissée, cela est un truisme -, mais que ses premiers habitants, les peuples primitifs qui ont fondé ce monde savant et ancien avec ses sciences et ses institutions prodigieuses, ce sont des Noirs venus entre autres de KAMA et de Nubie, laquelle terre nubienne était elle-même peuplée de Noirs. L’objet de ma réponse consistera donc à montrer la scientificité de cette thèse, contre l’anthropologue Tidiane N’Diaye qui lui, défend la position inverse d’une Égypte ancienne qui aurait été peuplée à l’origine par des Berbères, avant de se métisser… Le mérite qui est le sien c'est celui d'avoir accepté le jeu du partage critique des thèses et donc des échanges contradictoires.La seconde exigence que l’on doit à la science elle-même, c’est d’établir avec le plus de clarté possible la méthode permettant de conduire avec précision le problème traité qui, en raison de son ancienneté, commande de commencer méthodiquement par l’examen du problème des sources, en les reconstituant patiemment, aux fins de les croiser - et non en s’arrêtant sur une version univoque de lecture et d’interprétation, méthode qui constitue la première et la principale faiblesse de l’article de l’anthropologue Tidane N’Diaye, pour ne s’être pas soucié de ce problème de la déclinaison des sources anciennes, riches, complexes et érudites de la question traitée. Or, en faisant l’économie de cette exigence méthodologique et de cette prescription épistémologique, qui veut que l’on commence par l’examen des sources – pour montrer quand, pourquoi et comment le problème a été posé et résolu dans l’histoire des sciences, et pour dégager correctement l’état et les champs spécifiques de la recherche en montrant les limites éventuelles, les tâtonnements, et par la suite, le temps de l’historicité et de la scientificité de la thèse du peuplement originel africain et de la construction interne de Kémèt (nom propre de l’Egypte antique). Autrement dit, pour aborder avec pertinence la question qui est au cœur de cette recherche - celle d’une Egypte habitée et bâtie par des Nègres eux-mêmes à l’origine -, il importe dès l’abord de comprendre que la recevabilité scientifique de la discussion est conditionnée par la détermination correcte de cette question ancienne. De la sorte, cette question ne peut être portée, supportée, attaquée ni avec méthode, ni avec rigueur, et moins encore avec l’érudition qu’elle appelle et suppose, si l’on ne devait re-constituer préalablement les sources qui l’engagent, à travers une perspective nécessairement holistique et transdisciplinaire. Or, pour n’avoir pas déroulé ces sources, pour ne les avoir pas même supposées, établies, pour avoir enjambé cette exigence, il était devenu impossible à notre anthropologue, de prendre toute la mesure des enjeux et de l’ampleur scientifiques autant que la portée politique de la question discutée. Or, c’est fondamentalement à partir du prélèvement des sources et seulement à partir d’elles que l’on peut entrer avec raison dans la question qui échapperait alors sans cesse à celui qui en débat sans en connaître les sources, ni l’étendue des connaissances, sans en prescrire le programme historiographique et chronologique. Par conséquent, pour en avoir fait l’économie, notre interlocuteur a fait comme les Grecs qui avaient été reçus et formés à Kémèt en perdant de vue que les questions anciennes se traitaient avec des sources tout aussi anciennes pour observer le principe du parallélisme des formes. Ainsi, c’est avant même de débattre qu’il s’est privé de la possibilité d’entendre son objet de manière appropriée et savante, ayant lui-même choisi de le confiner aux résultats par ailleurs fort contestables qu’en donnent les spécialistes des temps modernes qu’il ne cite jamais au demeurant, mais n’en parle qu’en des termes taxés du sceau la généralisation, de de la globalisation inexplicable (« tous les spécialistes »), ou plus grave , en risquant des statistiques téméraires et fantaisistes (à 99 % !!!° )… Or, en ignorant parfaitement Tout des données antiques, Tout des sources de l’Antiquité, du Moyen-Age, il choisit d’ignorer les véritables enjeux de la controverse, en s’exposant à ne s’attacher qu’à la surface des choses, sans pouvoir en interroger les causes lointaines ni les dessous, pour espérer un tant soit peu comprendre ce que dit la question, et qu’il ne peut savoir, qui s’y serait aventuré comme Narcisse devenu aveugle, ne sachant regarder que de près, sans voir le Lointain, sans la moindre distinction formelle, ni démarche personnelle, car en alléguant qu’un grand nombre de chercheurs seraient favorables à la thèse qu’il soutient sans citer ni livre, ni auteur, il en déduit sans la moindre analyse critique interne ou externe, que la thèse inverse est fausse et choisit de la réfuter à ce titre. Or, s’il avait été poppérien, logicien, il aurait compris l’inverse, que ce n’est pas l’accumulation des arguments ni des preuves qui garantit la scientificité d’une hypothèse. Et s’il avait été kuhnien, épistémologue, il aurait admis que tous les arguments qu’il allègue et défend ne font jamais partie que du registre de la « science normale », science institutionnelle et officielle qui ne renouvelle pas les connaissances mais les accumule, les répète, les ressasse sans qu’il ne se produise aucun changement paradigmatique. Ce que cette réponse va donc démontrer, c’est que le paradigme révolutionnaire de la question est plutôt celui qui a rompu avec la science normale, officielle, et qui en renverse les thèses devenues involutives, immuables, dogmatiques. Ayant étudié la partie infime de la question, la position conservatrice, il a cru que celle qu’il rejetait était la plus dynamique, la plus juste… Or ; il a non seulement ignoré l’ancienneté du problème examiné, et sous-estimé toute la complexité et la nouveauté, le caractère dissident, et s’est hasardé sur une Terre qui lui était à la vérité inconnue (Terra incognita), mais ne s’est pas pour autant gardé de prononcer des jugements héroïsants, là où ils étaient inéluctablement conservateurs, partiels, partiaux, disproportionnés et de plus en plus unilinéaires et péremptoires, n’entrevoyant jamais qu’une traître et infime partie de la formulation de la question, de sa traductibilité, de ses résultats, de sa puissance de son énonciation et de ses enjeux politiques, comme et son érudition académique. Ce à quoi nous sommes arrivés à la lecture de son texte, c’est qu’il a complètement échoué à questionner avec fermeté et science en cela, une question qui déborde ses prétentions, qui est fort ancienne et savante, avec des données s’autorisant d’une érudition ancienne. Or pour éviter des thèses hâtives et sans sources archéologiques fiables, capables de tracer des voies nouvelles et crédibles dans le peuplement originel de l’Egypte, et pour éviter le recours unilatéral aux sources extérieures à l’Egypte et à l’Afrique elles-mêmes, il était important d’aller questionner son corpus, interroger ses sources internes et anciennes, avec des preuves ouvertes, croisées, matérielles et des démonstrations plausibles, qui auraient permis de faire remonter les débuts de la formation de l’Egypte à l’Afrique elle-même, à partir de l’argument testable du génétisme linguistique et institutionnel des Mondes d’Afrique et d’Egypte. Cela lui aurait permis aussi de balayer la naïveté et le dogme paresseux et autoritaire d’un foyer unique, extérioriste et exclusif, au profit de la théorie d’une invention autochtone de l’Égypte en s’appuyant sur le mouvement Sud-nord qu’a reconstruit la science moderne pour expliquer le processus de la sapientisation et de l’évolution de la civilisation… Ce chemin est plutôt celui qui regroupe le plus de preuves fondées sur la science, des preuves recevables et quantifiables comme je l’indiquerai tout au long de cette exposition. Ainsi donc, en dépit de l’accumulation des arguments qu’il signale autour de sa conception exclusiviste et extérioriste du peuplement primitif de l’Egypte, nous ne serions jamais qu’en présence d’une seule et même thèse, fausse et dogmatique depuis le départ, qui veut que l’Egypte n’ait pu être inventée par les Noirs d’Afrique Noire eux-mêmes, mais qu’elle ait été le fait curieux sinon d’un peuple extérieur à l’Afrique, du moins celui d’un peuplement «composite». Or, dans cette conception pour le moins faible et diffusionniste, qui entend dé-négrifier Kémèt, désafricaniser l’Egypte, l’on aurait commis deux types d’erreurs graves : d’abord l’ignorance de la théorie du Berceau monogénétique et africain de la Vie et de l’humanité, par un mouvement Sud-Sud, lorsque la migration des Hommes et des techniques elle, va connaître une évolution Sud-Nord, impulsée par l’Afrique Noire à partir de l’événement de la sapientisation et de propagation de la civilisation ( Cf. théorie « Out of Africa»). La deuxième erreur, est d’imputer une origine primitive berbère et extérieure sans connaître les origines de ce peuple dit « Berbère » qui, dans les sources anciennes et les dépositions les plus savantes, des théories les plus récentes apparaissent comme un peuple à l’origine africain, mélanoderme. Ainsi donc, je commencerai pour me conformer à cette l’exigence méthodologique, logique et épistémologique prescrite par ce texte, de poser comme condition première et impérieuse l’examen objectif de la question immense et au vrai, déjà corroborée, d’une Égypte nègre, dans une première partie, pour dresser ces sources en les commentant, avant d’en proposer, au terme de ce travail qui s’accompagne d’une analyse chronologique, critique et synthétique, les premières conclusions provisoires. La seconde partie attaquera le problème du point de vue épistémologique, en procédant par une série de réfutations des contre-vérités relevées dans la présentation faite par l’anthropologue. Ce second texte sera donc publié seulement en un second temps.





PREMIÈRE PARTIE : DES SOURCES, DE LEUR CROISEMENT ET DE LA SCIENTIFICITÉ DE LA THÈSE DE L’ÉGYPTE NÈGRE.





CHAPITRE I. LA SOUVERAINETÉ DES SOURCES MEDU NETJER (HIÉROGLYPHIQUES).



-Plus importantes et plus anciennes que toutes les autres sources en ce qu’elles portent en leur sein une réponse formelle, philologique et et donc originaire à la question soulevée, les sources Medu Netjer ont en effet ceci de particulier qu’elles disent les choses telles qu’elles éclosent depuis le commencement, avant toute forme de corruption des définitions, des êtres et des choses, et autorisent en cela ce que Diop a nommé « la connaissance directe », celle qui s’acquiert sans intermédiaire ni délégation, sans la moindre procuration. Mais opère de soi à soi, en écoutant les vérités premières conservées jalousement dans ces paroles sacrées que l’on représente avec l’image de la hache, laquelle détruit le Mensonge, la fausseté, les choses corrompues, obscures, tout obscurantisme. Et c’est le langage sacré de Kémèt qui va donc lui-même permettre de répondre de bonne heure à la question posée, de savoir quel était le peuple qui le premier a habité et bâti cette extraordinaire civilisation nilotique… Ici, la thèse soutenue par ce langage des dieux - qui se propose de restituer les vérités premières (oubliées, perdues ou occultées par notre époque - est que Kémèt est au commencement une invention autochtone des Africains. Examinons-là donc à travers trois hypothèses combinatoires.





1-Les noms par lesquels les Égyptiens anciens ont eux-mêmes désigné leur pays montre qu’il s’agit d’une Terre, d’une Nation habitée et construite dès le départ par des Noirs, qui s’énonce sous l’appellation de Kémèt : la Noire, la Terre de Kem (de cela qui est noir), le Territoire de Kam, le pays noir autant que celui habité par des Noirs. Le terme "Kemetyou" pour sa part, est celui que les Egyptiens eux-mêmes ont utilisé pour se définir comme les habitants du Pays noir, le Territoire, le Domaine des Noirs eux-mêmes, qui ont choisi de vivre autour de la Vallée du Nil, dans des terres cultivables et cultivées, des terres noires (celle du limon), par opposition à celles rouges du désert (Desheret).





2-Son autre appellation, Ta Mery, Terre Aimée – des dieux), conforte cette idée, qui laisse entendre que les Hommes les plus anciens de la Terre étaient aussi à l’origine les inventeurs des cultes religieux, des danses sacrées et du Medu Netjer pour célébrer la Divinité, tant ils ont aimé Amon-Râ (Hérodote, Enquêtes, Diodore de Sicile, Lib. III, 1-2). On peut en dire autant de la graphie emblématique Kémit elle-même qui désigne aussi Kémèt, pour dire la Terre Noire.



3-Puis adviendra, à l’appui de la théorie de l’antériorité de la Nubie sur Kémèt et de son peuplement primitif (Diop, Sall…), comme de sa transmission des premières bribes de hiéroglyphes, l’argument de la testabilité en laboratoire de la thèse d’une Egypte nègre, qui est celui de la parenté génétique (Diop) ou de la souveraineté du négro-égyptien (Obenga), ou encore celui philologique et génétique de la coappartenance du Medu Netjer et des langues négro-africaines qui se caractérisent par le Medu Kam (Biyogo).





4-Diop (Cheikh Anta) : le Medu Netjer et le walaf (wolof),

Parenté génétique de l’égyptien pharaonique et des langues négro-africaines (1977, 402p).-Origine africaine et monogénétique de l’humanité, située en Afrique de l’Est, dans la Vallée de l’Omo, qui a peuplé l’humanité (type nègre : ancêtre de l’homme moderne. Afrique : lieu de la sapientisation qui, sous l’Équateur, selon la loi de Gloger, est nécessairement négroïde) ; longue chaine évolutive du phénomène de la formation et de la circulation de la civilisation, allant de la Région des Grands Lacs au Mésolithique du Soudan central (civilisation badarienne), jusqu’en Nubie et au prédynastique ancien de la Vallée du Nil (puis de Kemet jusqu’en Mésopotamie, ensuite de Kémèt en Grèce (une colonie égyptienne va prendre la Grèce. C’est dans la XII ème dynastie, sous Sésostris que la Grèce devint une Colonie égyptienne vers 1900 avant notre ère. L’on comprend donc pourquoi Athènes est doublement fille de Thèbes, qui en est colonisée et qui est instruite par elle à Kémèt comme en Grèce même.

-Antériorité de la Nubie sur l’Égypte, laquelle en procède à l’origine, en attestent le premier Fara, lui-même nègre Narmer/Aha, et la prépondérance des Noirs dans la Haute Egypte, Berceau de la Vallée du Nil.

-origine commune des peuples et des langues d’Afrique avec ceux de l’Egypte antique et de l’égyptien ancien, ancêtre des langues et des cultures négro-africaines.

-Avant les 7 Colonisations de Kémèt, les Pyramides, les grandes inventions, longtemps précédées par la naissance des mathématiques, de la médecine, de l’astronomie, de l’architecture, de la philosophie ;Au nombre de ses Colonisations de Ta Mery:

-Les Perses avec Cambyse II en 525 avant notre ère.

-Les Macédoniens avec Alexandre Le Grand,

-Les Romains avec Jules César (-50)

-Les Arabes au VII ème siècle.

-Les Turcs au XVIème siècle

-Les Anglais à la fin du XIXème.

-Les Français avec Napoléon.



Posée d’abord par les Anciens, la thèse d’une Egypte mélanoderme en ses commencements va recevoir avec Diop, sa testabilité scientifique, avec la théorie de la parenté de l’égyptien ancien et des langues négro-africaines (Parenté de l’égyptien pharaonique et des langues négro-africaines (1977), lorsque l’égyptologue et linguiste congolais élabore l’argument phonologique et formalise la théorie du « négro-égyptien » en élargissant la comparaison au copte et aux langues négro-africaines





5-Obenga (Théophile) -le Medu Netjer et le Mbochi,

-Origine commune de l’égyptien ancien, du copte et des langues négro-africaines (1993, 402p).



5-Biyogo (Grégoire) -Le Medu Netjer et l’ékang,

-Dictionnaire comparé égyptien ancien Fang Beti (ékang), 2013, 550p. Dans une perspective holistique et encyclopédique (langue, astronomie, logique, mathématique, sociologie, théologie, philologie…), l’égyptologue du Gabon va établir l’invariant des 5o parlers Fang-Beti-Bassa, qu’il nomme la langue ékang, par une comparaison à partir de 1500 mots, pour dégager sa théorie de l’isomorphisme et de la coappartenance des mondes nilotique et ékang. De là il tire a théorie du continuum consonantique des deux langues comparées.



-Reprenant le principe de l’élargissement de la comparaison au copte et au luba, Bilolo l’égyptologue du Kongo élabore sa théorie du Ci-Kam, qui conforte la parenté des ces systèmes.



6-Bilolo (Mubabinge) - Le Medu Netjer et le Ki luba :

-Vers un dictionnaire Cika-copte et luba (2011).



7-Oum Ndigui (Pierre) - Le Medu Netjer et le basa :

-Le Bassa du Cameroun et l’Antiquité pharaonique égypto-nubienne : Recherche historique, linguistique et comparative sur leurs rapports culturels à la lumière de l’égyptologie (1997).




8-Ngom (Le Medu Netjer et le duala).




9-Prince Dika Akwa (le Medu Netjer et le Ngala) :

-Les Descendants des pharaons à travers l’Afrique (1985).





10-Lam (Le Medu Netjer et le peul) : De l’origine égyptienne des Peuls (1993).





11-Oscar Pfuma (Medu Netjer et langues négro-africaines) :

-Histoire culturelle de l’Afrique Noire, 1993. Ici est dégagée la remarquable théorie du kheperien qui vitalise la comparaison.





-12 : On peut y ajouter Bissek (Nkoth), Legere (Karsten)

parenté entre le bamiléké et les Medu Netjer.



Ainsi donc, Kémèt n’épelle pas son nom propre sans pointer une géographie du limon, ici on désigne le nom propre de l’Egypte comme Egypte nègre, il en est de même de celui de ses premiers habitants (Kemityou) et des Medu Netjer eux-mêmes, qui confirment souverainement que la Terre Aimée des dieux est la Terre Noire, la Terre des Noirs. Le terme "Aegyptus" reste à ce titre impropre pour nommer le Tout de Kémèt, qui n’est que la transcription hellénique partielle et erronée de la notion égyptienne de Haikouptah – Ha Ka Ptah – nom du temple de Path à Menefer. Or, cette idée de la mélanité de Kémèt a été conservée dans plusieurs sources, par les savants hébreux qui la nomment Mizraïm, et Arabes, qui ponctuent cette mélanité en Misr. -Mais la preuve philologique la plus plausible, est la conservation « in extenso » de la racine « KEM » dans les langues négro-africaines, qui signifie exactement « tas de charbon », « bois brûlant », « noir ». Ce mot signifie aussi Pur, lorsqu’il désigne le KEM OUR (le Grand Noir), Wsjrê… Kem dans la langue ékang, Kem en égyptien ancien, Hëm en wolof… Outre les sources hiéroglyphiques datées au moins de 3500 ans avant notre ère, se signalent aussi les sources égyptologiques et historiques d’Occident.



CHAPITRE II. DE QUELQUES SOURCES ÉGYPTOLOGIQUES ET ORIENTALISTES.




Les dépositions les plus anciennes témoignent également en faveur de la thèse d’une Egypte aux origines négro-africaines. Les doxographes





1-Manethon de Sebennytos : origines égyptienne de Moïse et de Kémet. Le premier historiographe de l’histoire nous apprend que le nom kamite originaire de Moïse est celui de Hosarship et qu’il était cousin de Méneptah. La lecture de la recherche de l’Abbé H. Vollot insiste sur le caractère exceptionnel de ce texte : Système chronologique de Manéthon. Confrontations avec les plus récentes découvertes en archéologie (B. Morot, 1867).


2- Eratosthène (Il intercepta les listes des rois thébains et les transcrivit en grec, historien, géographe et astronome, il calcule le méridien terrestre, et invente le crible attaché à son nom.





3-Volney : l’origine négroïde de Kémet est traduite par le caractère parfaitement négroïde du Sphinx et confirmée par sa pigmentométrie : « Les égyptiens étaient de vrais nègres de l’espèce de tous les naturels d’Afrique » p. 74. Lire en l’occurrence Voyages en Syrie et en Egypte (1787, 2 tomes).



4-Champollion : Origines africaines de la Civilisation égyptienne. Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique (1841).



5-Maspéro, Histoire ancienne des peuples d’Orient (1897, Rééd. 1997).





6-Amelineau (E), Prolégomènes à l’étude de la Religion égyptienne (1908).





7-Gadamer, Homburger, Moret, Reinach, Lefèbvre, Lorenz





8-Pirenne (J.), Les Grands courants de l’histoire universelle. Des origines à l’Islam (1944).





9-Masson-Oursel (ce philosophe et orientaliste lève la longue occultation de la science égyptienne et nègre par la science occidentale, en l’occurrence la science grecque). Histoire de la philosophie, 1er Fascicule supplémentaire (1969).





10-Bernal (Martin), théoricien de la célèbre thèse d’une Grèce colonisée et civilisée par l’Egypte nègre. Black Athena. Les Racines afro-asiatiques de la civilisation classique (2 Vol).(Ainsi de Frobenius (L), Homberger (L), S. Sauneron, Roumerègue-Eberhardt ( J)...





CHAPITRE III. LES SOURCES ISSUES DES RELIGIONS DU LIVRE





-« Le Livre de la sortie au jour » improprement traduit par « Livre des Morts ».

-Hérodote, Enquêtes (Livres I à IV).

-Amelineau (E.), Prolégomènes à l’étude de la Religion égyptienne (1916).

-Essai sur le gnosticisme égyptien (1888).

-Guillemot (M.), Message spirituel de l’Egypte ancienne (1970).

-Bilolo (M.), Le Créateur et la création dans la pensée memphite du « Document philosophique de Memphis et du Grand Hymne théologique » d’Echanaton (1988).

-Kalamba (S.), Les grands courants de la théologie du Monde noir (préface de Grégoire Biyogo) (2013).

-Sans que ce soient des sources scientifiques, elles n’en constituent pas moins des dépositions permettant de rétablir l’historicité des faits et des phénomènes. En effet, Les Religions du Livre, sans exception, permettent d’établir, sans ambages, les sources négro-africaines de l’Egypte pharaonique, et des nations puissantes du monde antique, pour autant que les noms des personnages de ces livres renvoient à des nations. Considérons le schéma scripturaire suivant : Cham, l’ancêtre kamite de l’humanité a eu quatre fils, tous correspondant à des Nations nègres.

1-Koush : Le pays de Koush est situé au Sud de l’Ethiopie ancienne, et encore appelé le Pays de Madian.

2-Mizraïm : c’est le nom désignant l’Egypte nègre.

3-Canaan : mot désignant la Palestine nègre.

4-Pount : le pays de Pount est l’appellation de l’Arabie nègre.



II-Outre cet argument de géographie biblique, nos nouvelles recherches de philologie historique et comparée, ont établi que les peuples d’Égypte et ceux d’Afrique ont en partage les mêmes Religions, et que les idées philosophiques de Kémet s’éclairent à la lumière de la philosophie de la religion de Kama (Afrique Noire), selon les théories par nous récemment élaborées.-Identité morphologique, sémantique, philosophique, théologique et phonétique des institutions d’Afrique Noire et de Kémet ici à partir des Ekang.



1-ATON Kamite = ATON ékang (Dieu, énergie solaire représentée par le disque solaire).

2-FARA=FARA ( guide spirituel et politique).

3-NTR=NTAR (dieu, le Père, celui qui est au commencement)

4-KM=KOM (créer, façonner, engendrer, le Créateur = NKOM).

5-AMON=AMON (le Caché, le Voilé, Dieu).

6-SM=SEME (prêtre, vénérer, adorer).

7-SOUÂB (sw ‘b) =Nettoyer, purifier chez Kémet, se dit en ékang Swob, lorsque le savon se dit SWÂB.

8-OUÂB (W3b) =prêtre purificateur chez Si Kam, qui devient chez Ekang OUAB pour laver, nettoyer, purifier, purger (au sens initiatique). 9-OUA =OUA / OUA OUA (l’Unique).

9-HAKANG =(H)AKANG (prier, acclamer, honorer, vénérer.

10-SIKHEM =SIKHEM, SIKUMU (la puissance, le Puissant, l’Etre Suprême).

11-AUSAR, IUSAR, qui est devenu IUSAR, IOUSA, puis la graphie attestée ISAÂ = « L’Envoyé » du verbe « proclamer la parole divine » et qui se dit en Medu Netjer ISHA.

12-WT (Out) =embaumer, bander, couvrir (vocabulaire de la momification).





CHAPITRE IV. LES SOURCES PHILOSOPHIQUES ANCIENNES RECONNAISSANT L’ÉGYPTE COMME TERRE PREMIÈRE DE LA PHILOSOPHIE OU REPENSANT SA GENEALOGIE AFRICAINE.





La philosophie des Mystères de Thèbes et de Kémèt pose le problème de la redéfinition de la philosophie comme une initiation renouvelée vers la liberté et la recherche de l’éternité.-« Le Document philosophique memphite ».





I- l’Ecole de Memphis (Menefer) a eu deux Maîtres (Knouphis, qui a enseigné la philosophie à Platon) et pamenès qui a enseigné la géométrie à Démocrite.





II-L’École d’Héliopolis – Iunu) avait trois grands Maîtres : Oinophis, le fameux Maître de Pythagore, Seknuphis (Maître de Platon) et l’un des plus érudits : le prophète Pamenès, qui a eu pour disciple Solon.





III-L’Ecole de Saïs avec celui que l’on tient pour l’un des plus savants prophètes : SonkhisIV-Le Maître de l’Amarna, avec ses deux Hymnes à Aton, qui constituent des sommets philosophiques et théologiques. Il a enseigné Moïse l’égyptien. Thèse féconde développée par plusieurs générations de savants qui se sont tous inspirées de Manéthon de Sebbenytos (Moïse frère du Fara) : (Freud, L’Homme Moïse et le Monothéisme), Assmann (Moïse l’égyptien), Krauss (Moïse le pharaon), Shuré (Moïse l’Initié), Al Assiouty (Moïse de Kémèt), Nillon (Moïse l’Africain), Mveng, Moïse l’Africain), Biyogo, Moïse ou l’héritier Kamite du Fara Akhenatona…





-Aristote reconnaît formellement que les mathématiques sont d’origine égyptienne. A l’aune de son argumentation tripartitionnelle de l’Action contemplative qui serait propres aux dieux, et que les prêtres savants d’Egypte, libérés de toute action théorétique et pratique, avaient atteinte. Ethique à Nicomaque, Livre II, Vrin, 1987. Chap. 6, 7, 8.





-Paw (M De), Recherches philosophiques sur les Egyptiens et les Chinois (1774).-Frenkian (A. M.), L’Orient et les origines de l’idéalisme dans la pensée européenne. I La philosophie théologique de Memphis (1946). L’argument d’une origine orientale de la philosophie occidentale.-James (G. G. M.), Stolen legacy (1954) trad. Un héritage volé (Menaibuc). La philosophie grecque est un plagiat de la philosophie des Mystères de Kémèt. -Godel (R.), Platon à Héliopolis : l’Egypte (1956).-Hornung (E), L’Egypte, la philosophie avant les Grecs.-Diop (C. A.), Civilisation ou barbarie ? Anthropologie sns complaisance (1981, Rééd). La philosophie présocratique et athénienne ne se comprend mieux quen la pensant à partir de sa source kamite ; où ses concepts s’enracinent.-Onyewueny (I. C.), The African origin of Greek philosophy (1994). La relecture égypto-nubienne de la philosophie grecque montre son immense dette de sens kamite.-Ndinga (G) et Ndumba (G), Relecture critique des origines de la philoophie et de ses enjeux pour l’Afrique (Menaibuc). -Obenga (T.), La philosophie africaine de la période pharaonique – 2740 -330 avant notre ère (1990). Ayant exhumé d’importants documents attestant de l’antériorité philosophique kamite.





-Biyogo (G.), Origine égyptienne de la philosophie. Au-delà d’une amnésie millénaire : Le Nil comme berceau universel de la philosophie (2000). Reconstituant les idées fondamentales et particulières de chacune des 4 grandes Ecoles de Kémèt, berceau des sciences et de la philosophie ;





-Histoire de la philosophie africaine (4 Livres, lire en l’occurrence le Livre I : Le Berceau égyptien de la philosophie (2006). Les philosophes du berceau asianique sont les élèves du Berceau égypto-nubien qui permet de relire cette tradition en l’enrichissant de son substratum philosophique égypto-nubien.-Dictionnaire comparé égyptien ancien – Fang Beti (2013).-« Le Mot philosophie n’a pas d’origine grecque mais égyptienne » (2014).





B-LES PENSEURS GRECS QUI SE SONT RENDUS EN EGYPTE ET Y ONT ETE FORMES ET FAIT DES DEPOSITIONS A CET EFFET.




- Orphée-MuséeMélampesDédaleHomèreLycurgueSolonThalèsPythagoreHéracliteHippocrate DémocratePlatonEudoxeAristote.





CHAPITRE V-LES SOURCES GRECO-LATINES





Diogène LaërceAétius,Le pseudo-Plutarque Galien Plutarque, Plotin,IsocratePorphyreJambliqueAmmien MarcelinProclusDamasciusClément d’AlexandrieDiodore de SicileAppollonius de Tyane. Hécatée.Flavius Joseph, Simplicius Platon.Ces sources permettent de démontrer que les sciences et les institutions anciennes viennent d’Egypte et sont le fait de l’Afrique Noire antique.





C-PHILOSOPHES ALEXANDRINS RECONSIDERES PAR L’HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE AFRICAINE ACTUELLE COMME UN HERITAGE PHILOSOPHIQUE DE L’AFRIQUE NOIRE.





Philon d’Alexandrie (Bilolo, Kouam, Mono Ndjana, Histoire de la philosophie africaine.…) FlorusTertullienOrigènePlotin (Bilolo, Kouam, Mono Ndjana)Saint Agustin (Bilolo, Kouam, Mono Ndjana, Biyogo)





CHAPITRE VI. LES SOURCES ALCHIMIQUES





1-Mayassis (S), « Le Livre des Morts » de l’Egypte ancienne est un livre d’initiation (2002)-Mystères et Initiations dans l’Egypte ancienne. Compléments à la Religion africaine (1988)2-Guillemot (J. M.), Les initiés et les rites initiatiques en Egypte ancienne (1977)3-Bertelot (M), Les origines de l’Alchimie (1986).4-Lindsay (J.), Les Origines de l’Alchimie dans l’Egypte gréco-romaine (1986).5-Festucgière (A.-J.), La Révélation d’Hermès Trismégiste, 4 Tomes (1986).6-Kruchten (J.-M), Les Annales des prêtres de Karnak (XXIè-XXIIIè dynastie) et autres textes relatifs à l’initiation des prêtres d’Amon (1989).





CHAPITRE VII. LES SOURCES MATHEMATIQUES ET ASTRONOMIQUES





Papyrus mathématiques Papyrus Rhind.Papyrus de Moscou.Papyrus de Kahun.Papyrus de Berlin.Schwaller (De L.), Le temple de l’homme, Apet du Sud à Louxor (1977).Couchoud (C.), Les Mathématiques égyptiennes (1993).Neugebauer O. et Parker R. A., Egyptian astronomical Texts ( 3 vol. (1060)Zaba (Z), L’Orientation astronomique dans l’ancienne Egypte et la procession des équinoxes (1935).





CHAPITRE VIII. LES SOURCES DES RECHERCHES MEDICALES





Contrairement au Mythe d’une Afrique blanche à l’origine de Kémèt, les sources scientifiques invitent 1-Grapow (H) et Alt, Grundriss der Medezin der Ägypter (1954-1973).2-Bardinet (Th.), Les Papyrus médicaux de l’Egypte pharaonique (1956).3-Lefebvre (G.), Essai sur la médecine égyptienne de l’époque pharaonique (1956).-SOURCES DES RECHERCHES SUR L’HISTOIRE DES SCIENCES-Rousseau (Pierre), Histoire de la science.







CHAPITRE XIX-LES SOURCES DE LA SCIENCE MODERNE





I- Savants et chercheurs en faveur de la théorie africaine et monogénétique de l’humanité il y a 150 000 ans en Afrique de l’Est, avant d’émigrer dans les autres continents qu’il a investis, contre la thèse polygénétique de la multiplication des foyers d’apparition de l’Homme :Arambourg, Günter Brauer (et la théorie « Out of Africa »), Marcellin Boule, L’Abbé Breuil, Yves Coppens, F. C. Howell, Glym Isaac, Donald Johanson, Richard Leakey, Stephan Jay Could et Allan C. Wilson (analyste des distances génétiques), R. Lewontin (spécialiste de la technique de l’électrophorèse), Joseph H. Reichholf (biologiste et écologiste) ; Henri V Vallois. Outre ces archéologues, paléontologues et généticiens, un important Congrès s’est déroulé à l’Université de Cambridge, avec la corroboration de la thèse de la sapientisation en Afrique de l’Est (Rebecca Cann, théoricienne de l’Eve Noire (Revue Nature, 1987). Cavalli-Sforza (généticien, historien des gênes)… Ce qui est fondamental dans ce schéma de la sapientisation, c’est l’idée que le mouvement migratoire de l’humanité s’est fait du Sud Est vers le Nord de la Planète, et laisse entendre parfaitement que les Bâtisseurs de la Nubie, puis de Kamèt, viennent du Sud vers le Nord-continent, de Nubie vers l’Egypte antique, point sur lequel je reviendrai très longuement…





II-La NOUVELLE PHYSIQUE ET NOUVELLES MATHEMATIQUES : LE PARADIGME DES INCERTITUDES DE HEISEINBERG ET DU CHAOSL’intérêt de ces travaux consiste à repenser une nouvelle théorie de l’Univers, de la Matière,à partir du Noun égyptien…-Broglie (L. De), La physique nouvelle et les quanta (1937)- Gleik (James), Physique du chaos (2009 Rééd.)-Thom (R.), Paraboles et catastrophes (1983)-Prigogine (I) et Stengers (I), La Nouvelle Alliance (1986)-Mandelbrot (B), Les Objets fractals (1989).-Heisenberg (W); Les principes physiques de la théorie des quanta, Gauthier-Villars (1932). Rééd.





-Neumann (J. V.), Les fondements mathématiques de la mécanique quantique, Springer-Verlag (1932). Traduction française : Librairie Alcan (1946), réédité par Jacques Gabay (1988).





PREMIERE CONCLUSION PARTIELLE





Contre le mythe idéologique qui veut que l’Egypte antique ait été une invention des peuples venus d’ailleurs, la présente recherche s’est efforcée de montrer, à travers le déroulement préliminaire des sources anciennes qu'elle comporte, que c’est plutôt l’inverse qui est vrai : elle serait plutôt le produit d'une invention autochtone du continent africain.Qu’il s’agisse des sources philologiques, historiques, égyptologiques, philosophiques, théologiques, scientifiques et matérielles, il apparaît d’ores et déjà que Kémèt est fille de Kémèt, fille du Continent africain, comme le Continent se réciproque avec Kémèt. Dans cette première publication, nous avons rassemblé les preuves matérielles sur lesquelles nous nous attarderions dans la seconde Partie annoncée, ne peuvent suffire pour rendre compte de cette question, mais le jeu chronologique et ancien des hypothèses.Après avoir établi le cadre normatif des sources qui régulent la discussion sur les origines négro-africaines de l’Egypte ancienne, la seconde partie de cette recherche consistera en un travail méthodique d’évaluation et de réévaluation des arguments matériels avant de trancher.Le premier résultat de cette Recherche est que les sources anciennes et modernes dans leur perspective holistique confirment d'ores et déjà la thèse d’une Egypte nègre, mais c’est Diop qui va formaliser cette thèse et Obenga lui donner la testabilité phonologique. L’Ecole d’égyptologie africaine depuis s’y est attelée en renouvellant les hypothèses et en en élaborant de nouvelles. C'est elle qui a le plus tétanisé les idées dominantes et a produit les résultats les plus frappants.





-Oscar Pfuma avec l’hypothèse khépérienne par quoi il fait éclater l’espace-temps et intégrer une pensée de la mobilité et de la transformabilité des mots et des choses.-Survivances de la tradition de la philosophie des Mystères (James, Biyogo où l’ontologie égypto-nubienne renouvelle la philosophie aujourd’hui).-La théorie de la parenté génétique de Si Kam et du monde Luba de Bilolo a créé une inversion de la tradition de questionnement des objets, c’est dans les langues africaines que l’on contrôle avec aisance la vérification générale des mots et des choses, allant des langues africaines au Medu Netjer…-Contribution des travaux de Biyogo à la faveur de la théorie de l’isomorphisme holistique de la langue et des institutions de l’Egypte antique et de l’Afrique Noire, à travers une importante théorie du revenir asymétrique de la vie et des valeurs de la Cité.Pour autant, c'est dans la seconde partie que nous allons nous étendre sur la confrontation argumentative et paradigmatique de manière minutieuse, lorsque cette première partie s'est attachée à re-constituer les sources de la question examinée.





- Le Shemsu Maât, Ecole doctorale de sciences Humaines, sociales et éducatives de l’Université Yaoundé I, ce 23 février 2014, 23 h.



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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Jeu 21 Juin - 19:12

Pr Grégoire BIYOGO a écrit:

AUX ORIGINES PHÉNICIENNES ET ÉGYPTIENNES DU MOT "ISRAËL" : LES PREUVES ARCHÉOLOGIQUES ET PHILOLOGIQUES...

Par Grégoire Biyogo, égyptologue, philosophe, politologue, philologue.

I- LES "RELIGIONS DU LIVRE"

1-On appelle ainsi des Religions se caractérisant par le fait qu'un Livre Saint soit descendu du Ciel, donc inspiré de Dieu lui-même pour dévoiler sa Révélation.

2-Le Cœur du Judaïsme est la Loi de Moïse. Le Cœur du Christianisme est le Logos divin, l’autre nom de Ia PAROLE, Livre des Livres, elle-même descendue du Ciel pour se répandre sur toute la Terre et révéler Dieu aux Hommes (Parousia) qu'il a Lui-même créés. Et l'Islam tient que la Révélation a été donnée à Mohammed par l'Ange Gabriel, Parole qui est l'essence de ce Livre descendu du Ciel et qui a pour nom le Coran (Quran).

3-Selon donc la Torah, la Bible et le Coran, le mot Israël a été donné à Jacob pour avoir combattu avec Dieu - et non contre Dieu...

4-De sorte que, au terme de cette sainte épreuve, de cet affrontement suprême, il ait été reconnu par Dieu lui-même qui donne ce nom, comme une partie de lui-même, comme faisant partie de Lui.

5-C'est donc l'autre nom du prophète Jacob (Chapitre 32 du Livre de la Genèse). Et par extension, le nom divin de Jacob a été donné au peuple auquel il appartient, ISRAËL.

II-ORIGINES PHILOLOGIQUES DU MOT ISRAËL.
.
1-Les spécialistes des langues sémitiques s'accordent tous pour établir que, la langue hébraïque dérive du phénicien. Phénicien qui, lui-même, comme nous l'allons montrer tout à l'heure, est une langue qui provient de l'égyptien ancien...Mais pour l'instant, il est important de reconstituer la composition de ce mot et son contenu à partir de son découpage philologique initial. Il y aurait un accord relatif sur la question. S''inspirant des Religions monothéistes, les théologiens scripturaires des différentes Livres donnent deux définitions à ce nom d'ISRAËL, pour autant qu'il se découpe en deux mots : ISRA et EL. Le dernier mot (EL) désigne sans équivoque en hébreu DIEU. Plus important, dans la langue des Phéniciens de laquelle procède l'hébreu, EL signifie déjà DIEU.

2-Quant au mot ISRA, dans les langues phéniciennes qui ont donné naissance à la langue hébraïque, il signifie à la fois ESCLAVE ET SERVITEUR.

3-En combinant, le mot ISRAËL désigne donc littéralement, LE SERVITEUR DE DIEU (le terme esclave ici signifiant absolument la même chose que celui de serviteur, puisqu'il désigne Celui qui est soumis à l’Éternel, qui vit selon la divine soumission, ayant lutté avec Lui, pour en recevoir la Révélation.

4-La compréhension théologique du mot ISRAËL a donné "Celui qui a combattu avec Dieu", au sens où, au terme de cette épreuve, il en a saisi la signification cachée, qu'exister c'est servir Dieu, lui être soumis, être par lui éprouvé. Exister, c’est exister pour Dieu. Et le peuple qui ainsi se rattache à Jacob est aussi celui qui, sur Terre, vit de la sorte en étant soumis et au service de Dieu. Mais aussi et surtout en combattant avec et pour Lui, en cherchant à saisir, à comprendre notre propre identité selon et avec sa Révélation, selon sa sainte Loi.

5-Ainsi le peuple qui vit sur le mode du passage et de la traversée, de l'itinérance, pour exprimer l'idée philosophique du sens toujours à quêter, toujours à creuser de Dieu, c'est aussi ce peuple là qui cherche en permanence la divine Volonté, sans prétendre jamais l'avoir épuisée...

III-LES ORIGINES MEDU NETJER DU MOT D'ORIGINE PHÉNICIENNE "ISRAËL".

A-LE SYLLOGISME GÉNÉALOGIQUE
1-LE MOT ISRAËL VIENT DE LA LANGUE PHÉNICIENNE.
2-OR, LA LANGUE PHÉNICIENNE VIENT DE L’ÉGYPTIEN FARAONIQUE.
3-DONC LE MOT ISRAËL VIENT DE L'ÉGYPTIEN ANCIEN.


-Existerait-il des sources plus anciennes à TA MERY qui comportent la graphie ISRAËL? L'égyptien duquel procède le phénicien porterait-il lui-même la trace de cette graphie dans ses dépositions historiques et archéologiques ?

B-LA SOURCE MEDU NETJER LA PLUS ANCIENNE Où LE NOM D'ISRAËL SOIT APPARU POUR LA PREMIÈRE FOIS.

1-C'est la fameuse stèle de Merneptah (que certains écrivent aussi Mineptah ou Mérenptah) encore appelée La Stèle d'ISRAÊL qui constitue la plus ancienne mention historique de la graphie Israël dans un document extrabiblique. Précisons que cette stèle a été découverte à OUASAT (Thèbes) à Kémèt, par Flinders PETRIE en 1896, dans le Temple de MENERNEPTAH, lui-même, fils de RAMSES II. Dans ce Document important, le Fara décrit la campagne militaire menée en 1207 av. J.-C. par TA MERY contre les Libyens, avec, accessoirement une expédition dirigée sur CANAAN au cours de laquelle un peuple nommé Israël aurait été vaincu. On lit ceci dans les lignes 26 à 28 de cette stèle, selon la traduction officielle qui en a été faite :

2-" Les princes sont prostrés, ils disent : soyons en paix ! Plus personne ne lève la tête parmi les Neufs Arcs. Tehenu est détruite ; Khati (les Hittites) sont en paix ; Canaan est captif ainsi que ses démons, Ashkelon est conquise ; Gezer est capturée ; Yanoam est devenue inexistante ; ISRAEL est dévasté, elle n’a plus de semence ; Hurru est devenue la veuve de l’Égypte. Tous ces pays sont pacifiés. Tous ceux qui étaient en révolte ont été matés par le roi de l’Égypte du Nord et du Sud…"

3-Outre la précision que - depuis plusieurs siècles (cette découverte fondamentale survenue en 1896, les historiens de la Torah et de la Bible, s'accordent généralement pour soutenir la théorie de la Destruction d’Israël par les Armées de Pharaon) - l'on n'avait pas encore remis en cause cette traduction erronée, nous aimerions d'abord régler le premier problème : celui de LA FAÇON DONT LES MEDU NETJER ARTICULENT LA GRAPHIE D'ISRAEL.

4-Cette graphie est la suivante, lorsqu’elle est déroulée par le Medu Netjer : IISSI-R-IAR / USSU RIAR qui signifie "LEUR EXIL A LA HÂTE VIENT DE LEUR FAUTE". Il s'agirait ici selon une version attestée par MANETHON DE SEBBENYTOS, et par les dépositions archéologiques, qui fait état de notables d'El Amarna, qui auraient selon toute vraisemblance quitté la Cité Sainte du Fara Akhenaton, nommée Akhet-Aton, à la suite de la prise de pouvoir de Aï et du triomphe de Amoniens...

5-Ainsi donc S-R-IAR deviendra-t-il IS-RAEL, par altération de la roulante (R) finale dans la première graphie qui deviendra la liquide "l" par la graphie finale ISRAËL..
Rappelons que la racine RIAR signifie (le peuple).

C-ÉLÉMENTS PHILOLOGIQUES ET D’EXÉGÈSE BIBLIQUE.

1-La Phénicie - pays du phénix (du BENOU), - a gardé les traces alphabétiques et institutionnelles de ses origines égyptiennes. L'alphabet phénicien / cananéen est lui-même d'origine hiéroglyphique comme l'a établi formellement M. De ROUGE...

2- Le mot Hébreu lui-même dérive du phénicien/cananéen, et se dit IBRI, pour désigner les émigrants venant de l'Au-delà ( ÂBIR) de l'Euphrate.

3-"Vos Ancêtres, dit le Dieu d'Israël, ont habité anciennement au-delà du fleuve Euphrate" (Josué XXIV, 2). Il s'agit donc en toute rigueur d'Indigènes de la Chaldée. Le Medu Netjer traduit par HAPIROU/ABIROU pour désigner ce peuple de nomades et de "marginaux errants".

4-Par ailleurs, le verbe AVAR, signifie précisément passer, traverser... et montre qu'il s'agit d'un peuple nomade, de la transversalité... Dans une Liste d'AMENOPHIS III de SOLEB au Soudan, dénommée la Liste des Nomades (SHASOU), est établi le lien entre YHWH et ce peuple :
"TA SHESOU YHWA" = LA TERRE / LE PAYS DES SHASOU DE YHWH...
Or, non seulement cette graphie est antérieurement connue à TA MERY et à TA SETY...mais encore la Bible reconnaît elle-même que Les Madianites et le pays d'Egypte ont le même Dieu, puisque Moïse et son beau-père, le prêtre du pays Madian Jéthro, ont en partage la connaissance de YHWH. Et que le prêtre Jéthro va offrir un sacrifice à YHWH pour l'adorer. Ce qui laisse entendre que les peuples du pays de Koush, au Sud de la Nubie, autant que ceux du pays de Kémèt (en Egypte) connaissent parfaitement et adoraient ce Dieu du nom de YHWH.

5-Venu de la Chaldée, au-delà de l'Euphrate, venu d'Egypte et de Nubie, avec le même Dieu et les mêmes institutions, ce peuple qui écrit et parle une langue procédant du phénicien, et de l’égyptien ancien, est de loin en loin, un peuple d'origine kamite, qui recueille sa Mémoire millénaire.

POUR NE PAS CONCLURE

Ainsi donc, selon les origines phénicienne et égyptienne de la graphie de son nom... par son apparentement à la fois aux Kamites et aux Madianites, qui prient YHWH, et selon sa première apparition historique sur des Documents de Kémèt en Afrique - et nulle part ailleurs -

2-Et si l’on ajoute à toutes ces preuves les dépositions et les témoignages de MANHETON lui-même, expliquant que ce peuple était bien originaire de Kémèt et qu’il a simplement quitté la Terre des Dieux du fait de la maladie qui a frappé un grand nombre d’entre eux, l’on peut conclure que le peuple hébreu est originaire de TA MERY.

3-Car comment expliquer qu’aucun document ancien n’existe dans son Histoire PROPRE en dehors de l’Egypte antique,

4-Si les prêtres savants et philosophes de TA MERY portaient la mémoire intellectuelle de la Grèce antique, c'est que les Grecs de l'Asie Mineure ont été instruits par les Bords du Nil.

5-Or, non seulement les sources théologiques les plus anciennes du judaïsme se retrouvent à KEMET, mais encore le nom même d'Israël et le sens qu'il porte apparaissent pour la première fois à TA MERY, pays avec lequel ce peuple redécouvre ses origines, son passé historique, les sources de sa foi, et le monothéisme… Moïse a tiré le monothéïsme juif du monothéisme akhénatonien kamite, mais il lui doit encore les doctrines théologiques les plus importantes et les plus anciennes de sa théologie. Aussi, l'archéologie, l'exégèse, la philologie, le comparatisme historique et critique, gagnent-ils à redécouvrir cet immense partage dans le souci de rétablir la vérité enfouie, et pour faire progresser les connaissances sur les Antiquités égypto-nubiennes d'Israël, de la formation intellectuelle et spirituelle des Grecs, contre toute forme d'occultation, de falsification et de haine ...Car un peuple qui redécouvre ses sources lointaines, occultées ou oubliées ne peut que les étudier, les réétudier, pour faciliter la compréhension inter-humaine.

Ainsi de l'Afrique elle-même, qui a redécouvert ses filiations nubiennes (Lam...), égyptiennes (Diop, Obenga), et phéniciennes (Biyogo), et la coappartenance linguistique, philologique et systémique égypto-négro-africaines dans la perspective de l'Ecole égyptologique de Kama...

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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Sam 30 Juin - 10:11

Pr Grégoire BIYOGO a écrit:RÉ-ORTHOGRAPHIER LES 45 MAXIMES DU GRAND PHILOSOPHE DE TA MERY PTAH-HOTEP.

Le Shemsu Maât Grégoire Biyogo, MAÎTRE (NEB) DU PER ANKH UHEM MESUT.

PREMIERE PARTIE : PROLOGUE.

I-IL S'AGIT DE L'UN DES GRANDS SERVITEURS DE LA MAÂT (SHEMSU MAÂT) ET DE LA SIA : PTAH-HOTEP QUI A ENSEIGNE LA RECTITUDE ET L’ÉQUITÉ. LA MÉDITATION DE SES MAXIMES RÉVÈLE COMBIEN FUT PRODIGIEUSE LA PLACE DE LA JUSTICE A TA MERY, JUSTICE QUE JE TIENS POUR LA PLUS HAUTE DES 42 VERTUS.

II-DES PENSÉES DE CE SAGE (SAA), J'AI SOUVENT MÉDITÉ POUR MA PART, EN RAISON DE LA TÂCHE DU SHEMSU MAÂT, LA MAXIME N°12.

III-MAXIME 12 : Du comportement du Maître de vertu envers son fils spirituel.


"Si tu es un homme de qualité en qui on peut avoir confiance, puisses-tu façonner un fils spirituel avec la faveur de Dieu. S’il est en rectitude, s’il se conforme à ta manière d’être, et s’il prend soin de tes biens en bon ordre, accomplis pour lui toute sorte de bonté. C’est ton fils, il appartient à la semence de ton ka. Ne sépare pas ton cœur de lui."

IV- VOICI DONC 45 DES GRANDES MAXIMES DE CET ENSEIGNANT ERUDIT.

V-MAXIMES EN LESQUELLES JE RECONNAIS UNE NATURE ETHIQUE ET PHILOSOPHIQUE TANT ELLES INVITENT LES HOMMES A DEVENIR VERTUEUX, GRANDS ET A S'ATTACHER A LA DIVINE RECTITUDE.


Enseignement du vizir Ptahhotep, sous la Majesté de celui du jonc et de l’abeille, Isesi, qu’il vive selon l’éternité des cycles et l’éternité de l’instant, le directeur de la ville, le vizir Ptah-hotep qui dit :

"Souverain, mon maître, la vieillesse est advenue, le grand âge s’est abattu, l’épuisement est arrivé, la faiblesse se renouvelle. Il passe chaque jour à dormir, comme retombé en enfance. La vue baisse, il devient dur d’oreilles, la force vient à manquer, le cœur est las, la bouche est silencieuse, elle ne parle plus, le cœur n’est plus, il ne se souvient plus d’hier, toute l’ossature fait souffrir, le bon se transforme en mauvais. Chaque goût disparaît. L’action de la vieillesse sur le genre humain est mauvaise sous tous rapports. Le nez est bouché, il ne respire plus, il est aussi pénible de se lever que de s’asseoir. Qu’il soit décrété que le serviteur ici présent façonne un bâton de vieillesse ; puissé-je lui dire les paroles de ceux qui écoutent, les directives de ceux qui sont devant et qui, jadis, écoutèrent les paroles divines. Puisse l’agir être semblable pour toi ; que les conflits soient repoussés à l’écart des gens simples, que les deux rives travaillent pour toi. La majesté de ce dieu a dit : Quant à toi, enseigne lui la parole de la tradition. Puisse-t-il agir comme un modèle pour les enfants des grands, que pénètrent en lui l’entendement et la justesse de chaque cœur, de qui lui parle, car il n’existe pas de sage de naissance".

DEUXIÈME PARTIE : INSTRUCTIONS ET MAXIMES

0-Les MAXIMES de la parole accomplie.
Début des maximes de la parole accomplie, qu’a prononcée le noble, le chef, le père divin, l’aimé du dieu, le fils aîné de pharaon, de son corps, le chef de la ville, le vizir Ptah-hotep, en enseignant la connaissance à l’ignorant, et la loi de la parole accomplie ; voilà ce qui est lumineux pour qui entendra, mais nuisible pour qui passera outre.

MAXIME 1 : De l’ humilité et de la découverte de la parole parfaite.
Il dit à son fils : Que ton cœur ne soit pas vaniteux à cause de ce que tu connais ; prends conseil auprès de l’ignorant comme auprès du savant, car on n’atteint pas les limites de l’art, et il n’existe pas d’artisan qui ait acquis la perfection. Une parole parfaite est plus cachée que la pierre verte ; on la trouve pourtant au près des servantes qui travaillent sur la meule.

MAXIME 2 :De l’art du débat avec un supérieur.
Si tu rencontres un débatteur en action, qui dirige son cœur et qui est plus habile que toi, plie tes bras et courbe ton dos ; ne sais pas ton cœur contre lui car tu ne l’égaleras pas. Puisses tu abaisser celui qui s’exprime mal en ne t’opposant pas à lui lorsqu’il agit ; c’est ainsi qu’il sera désigné comme un ignorant dès que ton cœur aura supprimé sa surabondance.

MAXIME 3 : De l’art du débat avec un égal.
Si tu rencontres un débatteur en action, ton égal, celui qui est à ton côté, agis en sorte que ta supériorité sur lui se manifeste par le silence, alors même qu’il parle mal. Ceux qui l’écoutent penseront beaucoup de mal de lui, alors que ton renom sera parfait dans l’esprit des grands.

MAXIME 4 : De l’art du débat avec un inférieur
Si tu rencontres un débatteur en action, un homme de peu qui n’est certes pas ton égal, que ton cœur ne soit pas agressif contre lui à cause de ta faiblesse. Place-le à terre, et il se punira lui-même. Ne lui réponds pas pour soulager ton cœur, ne lave pas ton cœur à cause de celui qui s’oppose à toi. Misérable est celui qui fait du mal à un homme de peu. On désire agir conformément à ce que tu désires et tu le frapperas de la désapprobation des grands.

MAXIME 5 : De l’art d’être un chef en respectant la règle.
Si tu es un guide, chargé de donner des directives à un grand nombre, cherche, pour toi, chaque occasion d’être efficient, de sorte que ta manière de gouverner soit sans faute. Grande est la règle, durable son efficacité. Elle n’a pas été perturbée depuis le temps d’Osiris. On châtie celui qui transgresse les lois, même si cette transgression est le fait de celui au cœur rapace. L’iniquité est capable de s’emparer de la quantité, mais jamais le mal ne mènera son entreprise à bon port. Celui qui agit mal dit : j’acquiers pour moi-même ; il ne dit pas : j’acquiers au bénéfice de ma fonction. Quand vient la fin, la règle demeure. C’est ce que dit un homme juste : tel est le domaine de mon père spirituel.

MAXIME 6 : De la vanité des manœuvres humaines
Ne te livre pas à une machination contre l’espèce humaine, car dieu châtie pareil agissement. Qu’un homme dise « je vivrai ainsi », et il sera privé de pain pour la bouche. Qu’un homme dise « je serai riche », et il dira ensuite « mes perceptions m’ont piégé » . Qu’un homme dise « je vais voler autrui » et, en fin de compte, il fait un don à celui qui ne connaît pas ! Les manœuvres du genre humain ne s’accomplissent pas, c’est ce que dieu ordonne qui s’accomplit. Pense à vivre en paix avec ce que tu as et ce qu’ils donnent viendra de soi-même.

MAXIME 7 : Des manières de table.
Si tu es un homme qui fait partie de ceux qui sont assis à la table d’un plus grand que toi, accepte ce qu’il donne, de la manière dont cela sera placé devant ton nez. Regarde ce qui est devant toi, ne te disperse pas par quantité de regards ; c’est l’abomination du ka que d’être harcelé. Ne lui adresse pas la parole avant qu’il ne t’appelle ; on ne sait pas s’il est en mauvaise disposition du cœur . Parle lorsqu’il s’adresse à toi, et que ton discours rende le cœur heureux. Quant au grand, assis derrière les pains, que son comportement se conforme à la directive de son ka. Il fera un don à celui qu’il distingue ; c’est la coutume à la tombée de la nuit. C’est le ka qui étend ses bras. Le grand fait un don à celui qui a atteint la condition d’homme de qualité. Les pains sont mangés conformément à la volonté de dieu, c’est l’ignorant qui s’en plaindrait.

MAXIME 8 : Du respect de la mission confiée.
Si tu es un homme de confiance, qu’un grand envoie à un grand, sois tout à fait scrupuleux quand il t’envoie ; transmets pour lui le message comme il l’a formulé, garde-toi de forcer sur les mots, de peur de brouiller un grand avec un grand. Tiens t’en fermement à la règle, ne l’outrepasse pas ; le lavement du cœur ne doit certes pas être répété. Ne parle contre personne, grand ou petit, c’est l’abomination du ka.

MAXIME 9 : Du nécessaire silence du riche et de l’heureuse destinée de qui n’a pas d’enfants.
Si tu laboures, et si la croissance s’effectue dans le champ, parce que dieu la donne en abondance dans ta main, n’en aie pas plein la bouche auprès de ton voisinage, car l’on éprouve un grand respect pour le silencieux. Si un homme de caractère est possesseur de biens, il accomplit l’acte de posséder comme un crocodile, même dans la cour de justice. Ne pose pas de réclamation pour qui est sans enfants, ne critique pas le fait de ne pas en avoir, n’émets pas de vantardises sur le fait d’en avoir ; il y a maint père dans l’affliction, de même que mainte mère qui a enfanté, alors qu’une autre sans enfant est plus sereine qu’elle. C’est celui qui est seul dont dieu permet la mutation, alors que le patron d’un clan familial prie avec anxiété pour qu’on prenne sa suite.

MAXIME 10 : De la nécessité de placer sa confiance en un être de qualité
Si tu es un faible, suis un homme de qualité, digne de confiance ; toute ta conduite s’en trouvera bien vis-à-vis de Dieu. Si tu apprends que cet homme était auparavant d’humble condition, n’aie pas le cœur arrogant à son égard, à cause de ce que tu sais de sa condition antérieure. Crains-le avec respect conformément à ce qui est advenu de lui, car les choses ne viennent certes pas d’elles mêmes. Quant à l’opulence, que l’homme de qualité l’obtienne lui-même. C’est Dieu qui fait qu’il soit un être de qualité et qui le protège, même quand il dort.

MAXIME 11 : De la nécessité de suivre le cœur et de ne pas gaspiller son énergie dans les taches matérielles.
Suis ton cœur le temps de ton existence, ne commets pas d’excès par rapport à ce qui a été prescrit, n’abrège pas le temps de suivre le cœur. Gaspiller son moment d’action est l’abomination du ka. Ne détourne pas ton action quotidienne de manière excessive pour l’entretien de ta maison. Adviennent les choses, suis le cœur ; les choses ne profiteront pas au négligent.

MAXIME 12 : Du comportement envers un fils spirituel.
Si tu es un homme de qualité en qui on peut avoir confiance, puisses-tu façonner un fils spirituel avec la faveur de Dieu. S’il est en rectitude s’il se conforme à ta manière d’être, et s’il prend soin de tes biens en bon ordre, accomplis pour lui toute sorte de bonté. C’est ton fils, il appartient à la semence de ton ka. Ne sépare pas ton cœur de lui. Mais la semence d’un homme peut engendrer le conflit. S’il va dans la mauvaise direction, s’il transgresse tes recommandations, et désobéit de manière insolente à tout ce qui est dit, si sa bouche débite des paroles méprisables, chasse-le, il n’est pas ton fils. Mets-le au travail pour la totalité de son discours. Lui qui s’est montré hostile envers toi subira leur défaveur, une entrave lui fut infligée alors qu’il se trouvait dans le ventre. Celui qu’ils guident ne peut pas s’égarer, celui qu’ils privent de barque n’aura pas la possibilité de traverser.

MAXIME 13 : De l’attitude juste a la cour de justice.
Si tu te trouves dans le porche où l’on rend la justice, soit debout ou assis, conformément à la procédure, qui te fut ordonnée le premier jour. Ne force pas le passage, tu seras repoussé. Perçante doit être la vue de celui qui entre après avoir été annoncé, large est le siège de celui qui fut appelé. Le porche où l’on rend la justice est conforme à la rectitude ; toute conduite doit être conforme au fil à plomb, c’est dieu qui avance le siège. Ne seront pas installés ceux à qui on prête trop l’épaule.

MAXIME 14 : Du cœur qui rend heureux et du ventre qui condamne au malheur.
Si tu es en compagnie de gens, procure toi des alliés en tant qu’homme digne de confiance qui atteint le cœur ; celui qui atteint le cœur est celui qui ne contourne pas le langage dans son ventre. Il deviendra un homme qui commande lui-même, un possesseur de bien grâce à son comportement. Que ton renom soit bon sans que tu en parles. Ton corps sera nourri, ton visage se tournera vers tes proches, et l’on t’offrira ce que tu ignorais. Le cœur de celui qui écoute son ventre disparaît ; il suscitera à son égard, le dédain au lieu de l’amour. Le cœur sera dénudé et son corps ne sera pas oint. Celui au grand cœur est un don de dieu, celui qui obéit à son ventre obéit à l’ennemi.

MAXIME 15 : De l’art de communiquer.
Transmets tes directives sans avaler le cœur, et donne ton avis dans le conseil de ton maître. S’il s’exprime d’abondance, il ne sera pas difficile au messager de faire son rapport, et il ne lui sera pas répondu : « qui est donc celui qui est informé ? ». En ce qui concerne le grand, ses biens péricliteront s’il pense à le punir à cause de cela, aussi se taira-t-il en concluant « j’ai dit ».

MAXIME 16 : De l’art de gouverner.
Si tu es un guide, que ta manière de gouverner voyage librement au moyen de ce que tu as ordonné. Tu dois accomplir des choses élevées. Songe aux jours à venir ensuite, qu’un malheur ne survienne pas au milieu des faveurs ; comme un crocodile émerge, la défaveur se produit.

MAXIME 17 : De la nécessité d’écouter les requêtes.
Si tu es un guide, écoute sereinement le discours de celui qui t’adresse une requête ; ne le repousse pas, jusqu’à ce qu’il ait purgé son ventre de ce qu’il songeait à dire. Celui qui est accablé d’injustice désire que son cœur soit lavé, plus que la réalisation de ce pourquoi il est venu. Quant à qui repousse celui qui adresse des requêtes, on dira « pour quelle raison les rejette-t-il ? » Il n’est pas possible que toutes les requêtes aboutissent, mais une bonne écoute aplanit le cœur.

MAXIME 18 : Du danger de la séduction.
Si tu désires faire durer l’amitié, dans une demeure où tu as tes entrées, comme maître, comme frère ou comme ami, ou en tout lieu où tu as tes entrées, garde-toi de t’approcher des femmes. Ce n’est pas bon là où le fait se produit. La vue n’est jamais assez aiguisée lorsqu’elle les repère. Des milliers d’hommes se sont détournés de ce qui leur est profitable. Un court instant de plaisir, semblable à un rêve, et le mort t’atteindra pour les avoirs connues. C’est une mauvaise maxime que : « lance un trait contre l’adversaire » ; quand on s’apprête à agir ainsi, que le cœur écarte cette intention. Quant à celui qui échoue continuellement en les convoitant, aucun de ses dessins ne réussira.

MAXIME 19 : De avidité : mal incurable.
Si tu désires que ta conduite soit bonne, délivre toi de tout mal ; combats toute occasion d’avidité de cœur. L’avidité est la maladie grave d’un incurable ;Y pénétrer est impossible. L’avidité sème le malheur parmi pères et mères, et parmi les frères de la mère, elle sépare l’épouse du mari. L’avidité est la réunion de toutes les sortes de mal ; c’est un sac qui contient tout ce qui est haïssable. L’homme est posé s’il applique correctement la règle, et va son chemin conformément à la marche à suivre. Aussi fera-t-il l’état de ses biens, alors que l’avide de cœur n’aura pas de tombe.

MAXIME 20 : De la juste attitude envers l’avoir.
Ne sois pas avide de cœur en ce qui concerne le partage des biens, ne sois vorace que de tes biens personnels. Ne sois pas avide de cœur envers tes proches ; plus ample est la juste revendication de l’homme doux que celle injuste de l’homme rude. Ce dernier, bien peu échoit de ses proches, car il est privé de ce qu’apporte la parole. Un peu d’avidité suffit à faire naître l’esprit de querelle chez l’homme au ventre froid.

MAXIME 21 : De l'amour et du respect dus à l’épouse.
Si tu es un homme de qualité, fonde ta demeure, aime ton épouse avec ardeur, fais vivre son ventre, habille son dos, l’huile est un remède pour son corps. Allonge son cœur le temps de ton existence. Elle est une terre fertile, utile pour son "maître". Ne décide pas pour elle, éloigne la du puissant qui la spolierait. Son œil est le vent ; regarde la, et tu la feras rester dans ta maison. Si tu la repousses, voici les larmes ! Le vagin est l’une de ses formes d’action ; ce qu’elle impose, c’est que soit fait pour elle un canal.

MAXIME 22 : De la nécessité de satisfaire ses familiers.
Satisfais tes familiers en qui tu as confiance, au moyen de ce qui t’advient : tel est le destin de celui que dieu favorise. De celui qui faillit sans cesse à satisfaire ses familiers en qui il a confiance, on dira « c’est un ka trop satisfait de lui même ». L’avenir est inconnu, même si on a l’intuition de demain. C’est une puissance créatrice, la juste puissance créatrice qui s’en satisfait. Si sont accomplis des actes dignes de louange, les familiers dignes de confiance disent : « bienvenue ! » Lorsqu’on ne procure pas la paix à la ville, on devra amener des familiers s'il se produit une calamité.

MAXIME 23 : Du refus de la rumeur.
Ne répète pas une rumeur médisante, ne l’écoute pas. C’est la manière de s’exprimer de celui qui a le ventre brûlant. Si nécessaire, répète la mauvaise affaire que tu as vue et pas seulement entendue. Que la rumeur médisante soit jetée à terre, n’en parle absolument pas. Vois celui qui te fait face reconnaîtra ta qualité. Qu’il soit ordonné de se saisir des conséquences de la rumeur médisante ; ne naîtra que la haine, conformément à la loi, contre qui s’en emparerait pour l’utiliser. Vois il s’agit de détruire une sorte de mauvais rêve ; protège t’en.

MAXIME 24 : Du bon usage de la parole.
Si tu es un homme de qualité en qui on a confiance, qui siège au conseil de son maître, "rassemble tout cœur vers la perfection". Sois silencieux, c’est plus utile que le bavardage. Parle seulement quand tu sais que tu apporteras une solution ; il doit être un artisan, celui qui parle dans le conseil ; parler est plus difficile que tout autre travail. C’est celui qui interprète cette maxime qui donne autorité à la parole.

MAXIME 25 : De la vraie puissance et de la maîtrise de soi.
Si tu es puissant, agis en sorte que l’on te respecte, en fonction de la connaissance et du calme du langage. Ne donne d’ordres que lorsque les circonstances l’exigent. Celui qui provoque de manière belliqueuse s’engage dans une mauvaise action. Ne sois pas vaniteux, tu ne seras pas abaissé. Ne sois pas vaniteux, mais garde toi de fouler aux pieds, et de répondre à une parole avec flamme. Détourne ton visage, contrôle toi, les flammes d’un individu au cœur bouillant le déprécient. Pour l’être rayonnant qui avance, le chemin est construit. Celui qui est triste de cœur, la journée durant, n’accomplira aucun mouvement heureux. Celui qui est frivole de cœur ne fondera pas de demeure. Celui qui atteindra une plénitude est comme celui qui tient le gouvernail, au moment de toucher terre. L’autre est fait prisonnier. Celui qui obéit à son cœur sera en ordre.

MAXIME 26 : De la juste utilisation de Energie.
Ne t’oppose pas à l’action d’un grand, ne rends pas furieux le cœur de celui qui est lourdement chargé, car son hostilité se manifestera contre celui qui le combat. Libère l’énergie créatrice, toi qui est celui qui l’aime sans cesse. Celui qui donne de la puissance est en compagnie de Dieu, ce qu’il aime sera accompli pour lui. Quant à toi, apaise le visage après l’explosion de rage ; la paix provient de sa puissance créatrice, l’hostilité de l’ennemi. C’est la puissance qui fait croître l’amour.

MAXIME 27 : De l’énergie d’un grand.
Enseigne à un grand ce qui lui est utile, suscite son accueil parmi l’espèce humaine, fais en sorte que sa sagesse retombe sur son maître. C’est de son énergie que proviennent les aliments qui te sont attribués ; le ventre de celui qui est aimé est comblé. Ton dos sera habillé grâce à lui. Ces conditions réalisées, préoccupe toi de la vie de ta maison, dépendant du noble que tu aimes. Il vit grâce à cela, et, bien plus, il t’accordera une protection. Bien plus, c’est l’amour que tu inspires qui durera dans le ventre de ceux qui t’aiment. Vois, c’est le ka qui aime continuellement entendre.

MAXIME 28 : De la nécessité de l’impartialité.
Si tu agis, fils d’un homme de la cour de justice, messager chargé de l’apaisement de la multitude, ôte les inutilités du document écrit. Quand tu parles, ne penche pas d’un côté ; prends garde que soit formulée cette accusation : « juges, il place sa parole sur le côté qui lui convient ! » ; alors ton action se retournerait en procès contre toi.

MAXIME 29 : De l’indulgence.
Si tu es indulgent à propos d’une affaire qui s’est produite, ne favorise un homme qu’à cause de sa rectitude. Passe sur son ancienne faute, ne te souviens pas d’elle, dès lors qu’il est silencieux envers toi le premier jour.

MAXIME 30 : Du nécessaire détachement des biens matériels.
Si tu es un grand après avoir été un petit, et si tu fais fortune après avoir subi la misère auparavant, dans la ville que tu connais, n’évoque pas en gémissant ce qui t’est arrivé auparavant. Ne place pas la confiance de ton cœur dans l’accumulation de tes biens matériels, car ce qui t’a été octroyé est un don de dieu. Tu ne seras pas derrière un autre ton semblable, qui aura vécu semblable événement.

MAXIME 31 : De la bonne attitude envers un supérieur et le voisinage.
Courbe le dos devant ton supérieur, ton chef du palais royal ; ainsi, ta demeure, avec ses biens, sera durable, et ta récompense sera à ta juste place. Malheureux est celui qui s’oppose à un supérieur ; car l’on ne vit que pendant la période où il exerce sa clémence. Malheureux celui dont le bras ne se courbe pas, lorsqu’il est dénudé. Ne dévalise pas la maison de tes voisins, et ne t’approprie pas les biens de celui qui est proche de toi, de sorte qu’il ne te dénonce pas, avant que tu ne l’apprennes de toute façon. L’agressif est un sans cœur. Si ton voisin sait cela , il attaquera en justice, car c’est mal de s’attaquer au voisinage.

MAXIME 32 : De la nécessité d’éviter la femme enfant.
Ne fais pas l’amour avec une femme-enfant, car tu sais qu’on lutter contre l’eau qui est sur son cœur. Ce qui se trouve dans son ventre ne sera pas rafraîchi ; qu’elle ne passe pas la nuit à faire ce qui doit être repoussé, qu’elle soit calmée après avoir mis un terme à son désir.

MAXIME 33 : Comment éprouver un ami et connaitre sa véritable nature.
Si tu cherches à sonder la vraie nature d’un ami, ne te pose pas de question, mais approche toi près de lui. Ne traite cette affaire qu’avec lui seul, jusqu’à ce que tu ne sois plus inquiet de son attitude. Discute avec lui le temps qu’il faudra. Éprouve son cœur à l’occasion d’un entretien. Si ce qu’il a vu lui échappe et s’il accomplit un acte qui t’irrite, sois amical avec lui ou sois silencieux, mais ne détourne pas le visage. Rassemble tes énergies quand tu éclaires l’affaire pour lui, ne réponds pas par un acte d’hostilité, ne va pas contre lui, ne le foule pas aux pieds, son moment de vérité n’a jamais manqué de se produire, et l’on ne peut échapper à celui qui l’a déterminé.

MAXIME 34 : De la nécessité de la bienveillance.
Que ton visage soit lumineux le temps de ton existence. Ce qui sort de l’entrepôt n’y entre pas de nouveau. C’est le pain destiné à la distribution dont on est vorace. Celui dont le ventre est vide est un accusateur, et celui qui est mis continuellement en état de manque est un agresseur. N’en fais pas l’un de tes proches. La bienveillance est le mémorial d’un homme, pour les années qui viennent après l’exercice du pouvoir.

MAXIME 35 : De la nécessite d'un caractère lucide ferme et accompli.
Connais ceux qui sont à tes côtés et tes biens dureront ; ne sois pas faible de caractère envers tes amis ; Ils sont une rive cultivable qui reçoit l’inondation, elle est plus importante que ses richesses. Car les biens de l’un peuvent échoir à l’autre. La vertu du fils de l’homme lui sera utile ; une nature accomplie sera un mémorial.

MAXIME 36 : De la nécessité de punir et de combattre le Mal.
Punis principalement, enseigne complètement, l’acte de stopper le mal sera l’établissement durable de la vertu. Quant à un méfait, exception faite du malheur, c’est ce qui transforme le geignard en agresseur.

MAXIME 37 : Du bonheur d’épouser une femme joyeuse.
Si tu épouses une femme qui soit nantie, joyeuse de cœur et connue des habitants de sa ville, qu’elle se conforme à la double loi. Sois agréable pour elle au bon moment ; ne te sépare pas d’elle, et agis en sorte qu’elle soit nourrie. Une femme au cœur joyeux apporte l’équilibre.

MAXIME 38 : De la transmission de la sagesse de la connaissance et de la rectitude.
Si tu as écouté les maximes que je viens de te dire , chacun de tes desseins ira de l’avant. Leur rectitude, c’est leur richesse ; leur souvenir chemine dans la bouche des hommes à cause du caractère accompli de leur discours cohérent. On doit transmettre chaque parole afin qu’elle ne périsse jamais dans ce pays. Qu’une maxime soit formulée pour le bien de sorte que les notables en parlent. C’est enseigner à un homme ce qu’il doit dire à la postérité. Celui qui écoute, cela devient un artisan en écoutant. Il est bon de formuler pour la postérité ; c’est elle qui entendra cela. Si le bon exemple est donné par celui qui est un chef, il sera efficace pour l’éternité. c’est le connaissant qui se préoccupe de sa capacité de sublimation, en assurant sa substance au moyen de ce qui fait durer. Grâce à elle il est heureux sur terre. Le connaissant est sage à cause de ce qu’il connaît, et le noble à cause de sa manière d’agir. "Que son cœur régule sa langue, que ses lèvres soient justes lorsqu’il s’exprime", que ses yeux voient, que ses oreilles se plaisent à entendre ce qui est utile à son fils. "Celui qui agit en rectitude est exempt de mensonge".

MAXIME 39 : De la nécessite de l’écoute et de l’entendement.
Il est utile d’écouter pour le fils qui écoute. Si l’acte d’écouter sans cesse pénètre celui qui écoute, celui qui écoute devient celui qui entend. Quand l’écoute est bonne, la parole est bonne. Celui qui écoute est le maître de ce qui est profitable, écouter est profitable à celui qui écoute. Ecouter est meilleur que tout, ainsi naît l’amour parfait. Comme il est bon qu’un fils accepte ce que dit son père. Porteur de ce message, il atteindra un grand âge. Celui que dieu aime, c’est celui qui entend ; celui qui n’entend pas est haï de dieu. C’est le cœur qui fait naître son maître comme celui qui entend ou celui qui n’entend pas. Pour un homme, son cœur est vie, prospérité, santé. C’est celui qui écoute qui entend ce qui es dit, c’est celui qui aime entendre qui accomplit ce qui est dit. Comme c’est bon un fils qui obéit à son père ! Comme c’est heureux pour celui à qui il est dit : « un fils, il est bienveillant, en tant que possesseur de la capacité d’écoute ». Celui qui écoute celui qui lui dit cela, il sera bien ajusté en son for intérieur et bienheureux auprès de son père. Son souvenir subsistera dans la bouche des vivants qui sont sur terre et qui y seront.

MAXIME 40 : Du fils spirituel.
Si le fils de l’homme accepte ce que dis son père, aucun des ses plans n’échouera. Éduque, dans ton fils, celui qui écoute ; dans le cœur des nobles, il sera un homme de qualité, digne de confiance, lui qui guidera sa bouche conformément à ce qui a été dit, lui qui sera vu comme celui qui entend. Les démarches d’un fils, qui est un homme de qualité digne de confiance, sont remarquables. L’égarement pénètre dans celui qui n’écoute pas. Le connaissant se lève au matin pour maintenir son équilibre, tandis que l’ignorant est aux abois.

MAXIME 41 : De l’ignorant.
Quant à l’ignorant qui n’écoute pas, il n’accomplira rien. Il considère la connaissance comme l’ignorance, l’utile comme le nuisible. Il fait tout ce qui est détestable, de sorte que l’on s’irrite contre lui chaque jour. Il vit de ce qui fait mourir, sa nourriture est le discours tordu. C’est la sa caractéristique qu’ont bien reconnus les nobles, à savoir un mort vivant chaque jour. On omettra ses actes à cause des nombreux malheurs qui lui sont advenus chaque jour.

MAXIME 42 : Des devoirs et du destin du fils spirituel.
Un fils qui entend est un suivant d’Horus et c’est bon pour lui après ce qu’il a entendu. Lorsqu’il est âgé il atteint l’état de bienheureux. Qu’il transmette le même message à ses enfants en renouvelant l’enseignement de son père. Tout homme reçoit l’enseignement conforme à son action ; puisse-t-il effectuer un acte de transmission envers ses enfants, de sorte qu’ils puissent parler à leurs enfants. Façonne le caractère, ne donne pas libre cours à la destruction, consolide la rectitude et ta descendance vibra. Quant au premier qui viendrait porteur de désordre, puissent les hommes dirent ce qu’ils verront : « voilà ce qui est conforme à ce misérable ! ». Qu’il soit dit à ceux qui écouteront : « voilà qui est bien conforme à ce misérable ! » Que tout le monde les voie et la multitude sera apaisée. Sans eux, la richesse ne sera pas accomplie.

MAXIME 43 : De la parole juste.
Ne dérobe pas une parole et ne l’apporte pas, ne mets pas une chose à la place d’une autre, prends garde à rompre les entraves en toi, prends garde à ce que dit celui qui connaît les choses : écoute si tu désires durer dans la bouche de ceux qui entendent, "parle seulement lorsque tu auras atteint la maîtrise du métier" ; "si tu parles de manière accomplie, ta manière de vivre sera en rectitude".

MAXIME 44 : De la parole juste.
Immerge de ton cœur, contrôle ta bouche, et ta condition sera d’être parmi les nobles. Que ton témoignage soit complet, en présence de ton maître. Agis de sorte qu’il dise : « celui-là est une fils », et que ceux qui écouteront cela disent : « heureux celui pour lequel il est né ! ». Pose ton cœur au moment où tu parles, prononce des paroles élevées, de sorte que les nobles qui écouteront disent : « comme c’est beau ce qui sort de ta bouche ! »

MAXIME 45 : De la nécessaire rectitude d’un fils.
Agis en sorte que ton maître dise de toi : « combien est accompli celui qui a reçu l’enseignement de son père, quand il sortit de lui, de son corps ; il lui avait parlé alors qu’il se trouvait entièrement dans le ventre ; ce qu’il a accompli est plus grand que ce qui lui avait été dit ». Vois, un bon fils est un don de dieu, un être qui accomplit davantage que ce qui lui fut prescrit par son maître ; qu’il agisse en rectitude, que son cœur agisse conformément à sa démarche, comme tu me rejoins, avec un corps en bonne santé.

CONCLUSION

LE FARA est satisfait de tout ce qui s’est produit ; puisses-tu acquérir des années de vie. Ce n’est pas petit ce que j’ai accompli sur terre. J’ai acquis 110 années de vie que le PER AA m’a accordées. Les louanges doivent être prééminentes pour les Ancêtres Justifiés, parce qu’agir en rectitude pour pharaon aboutit au lieu où se réalise l’état de Bienheureux. C’est aller d’un commencement jusqu’à un terme, conformément à ce qui fut trouvé GRAND, JUSTE et qui s'écrit.

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Juste de Pensée, Juste de Parole, Juste d'Action, et trop de MÂAT n'est plus MÂAT. La Loi
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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Lun 9 Juil - 11:51

Pr Grégoire BIYOGO a écrit:

Broché: L’OS DE LEBOMBO ET D'ISHANGO : LE GAGE FORMEL DE L’ANTÉRIORITÉ HISTORIQUE DES MATHÉMATIQUES EN AFRIQUE...

L'EVENEMENT BOULEVERSANT DE L'HISTOIRE DES MATHEMATIQUES MONDIALES : LA DECOUVERTE EN AFRIQUE DES PREMIERES TRACES DE CETTE SCIENCE...


Le Shemsu Maât Grégoire Biyogo, philosophe, égyptologue, politologue, historien de la philosophie et des sciences. Directeur d'Ecole doctorale. Laboratoire de Logique Paris VIII. Président de la Société Savante Internationale Imhotep, reconnu savant.

1-C'étaient dans les fameuses montagnes du Lebombo, situées entre l’Afrique du sud et le Swaziland, qu'un géologue belge du nom de Jean de Heinzelin de Braucourt a fait une découverte des plus frappantes, qu'on trouve à ce jour entreposée au 19 ème étage de l’Institut Royale des Sciences Naturelles de Belgique à Bruxelles.

2-Cette découverte, l'on s'en doute, a fait la renommée du chercheur belge, lequel bien avant cette extraordinaire affaire, avait effectué plusieurs investigations en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique, restées non concluantes. Mais c’est en Afrique, autour des années 1950 à 1970, en plein territoire du Congo Belge, qu’il va faire la plus prodigieuse des découvertes de sa vie. Sur le site d’Ishango, à 15 km de l’Equateur sur l’une des rives du Lac Edward, il a découvert un os particulier d’une longueur de 10 cm, qui révèle que l’homme se livrait déjà à cette époque en Afrique à une activité scientifique de très haut niveau. L'objet est fascinant : un péroné de babouin très particulier qui va bouleverser l'histoire des sciences, en l'occurrence celle de la science mathématique .

3-Les datations archéologiques formelles attestent que cet objet se situe entre 20 000 à 35 000 avant notre ère. C’est le fameux "Os de Lebombo" qui possède des encoches faites volontairement par l’homme, "et qui présentent d’étroites similitudes avec les bâtonnets servant de calendrier encore utilisés par le peuple Bushmen de Namibie". On notera au passage que les Ekang aussi comptent avec des bâtons mathématiques.

II-UN TÉMOIGNAGE POUR LE MOINS BOULEVERSANT

La découverte de cet os atteste ainsi qu'on trouvait déjà en Afrique un système de comptage performant et très sophistiqué, permettant à l’homme de maîtriser le temps (phases de la lune...). C’est donc ce bâton qui, à ce jour, constitue la première trace lisible et visible de l’émergence des calculs dans l’histoire humaine, comme en témoigne le chercheur anglo-saxon Richard Mankiewicz : "Le plus ancien témoignage de calcul numérique a été exhumé au Swaziland en Afrique Australe. Il date d’environ 35 000 ans av. J.-C. et consiste en un péroné de babouin portant 29 encoches nettement visibles".

Extraordinaire coïncidence, à Kémèt même, le Babouin divin n'est-il pas lui-même philosophe et mathématicien ? Qui a assisté à l'oeuvre géométrique de la divine création et a applaudi le prodige mathématique de Rê ? Autre coïncidence, le bâtonnets d'Ishango ne rappellent-ils pas ces bâtons divins que sont les Medu Netjer ?

III-CONFIRMATION DE L’ANTÉRIORITÉ MATHÉMATIQUE A KAMA ET NOUVEAUX ENJEUX POUR L'HISTOIRE DE LA SCIENCE.

1- L’os d’Ishango a ceci de particulier qu'il garantit la confirmation des origines africaines des sciences mathématiques. Nous savions déjà par Aristote la démonstration que les mathématiques étaient nées à TA MERY (Egypte antique), bien que les Manuels et les fascicules d'histoire des mathématiques et des sciences n'en fassent pas toujours état.

2-Son examen montre que les Hommes maîtrisaient déjà à l'époque du paléolithique, les suites arithmétiques ! Les encoches sur les cotés de l’os se révèlent être en fait une table de nombres premiers. C’est formellement la première de l’histoire de l’humanité. On a pu penser que ces encoches servaient à une quelconque comptabilité comme on en trouverait au demeurant ailleurs, mais l’analyse poussée des encoches a permis de lever le mystère.

IV-NÉGLIGENCE DU TEMPS OU ABAISSEMENT VOLONTAIRE DE LA DÉCOUVERTE ?

-Le fameux objet, un peu comme les objets d'Art nègre de KAMA, figure aujourd'hui pour le moins confidentiellement dans le "Hall of fame" des découvertes archéologiques mondiales. S'il met en relief la précocité du génie mathématique et scientifique africain, il permet surtout d'établir que celui-ci a servi à toute l'humanité, a guidé les premiers Homo Sapiens Sapiens, et va aboutira à la création de la Grande Civilisation de KAMA, avec le Berceau des Énigmes et de la pygmité d'Afrique Noire qui naît dans la Vallée de l'Omo (I), le Berceau Atlante de la Nubie (II) et le Berceau des Mystères égypto-nubiens de la Vallée du Nil - à quoi il est raisonnable d'ajouter le Berceau phénicien nègre de la Mésopotamie.

V-ESSAI D'ELABORATION D'UNE PHILOSOPHIE MATHEMATIQUE AUTOUR DE L’OS ISHANGO.

1-Présentation
La rangée N° I présente un système de numération précis :
20 + 1
20 - 1
10 + 1
10 - 1
La rangée N° II liste des nombres premiers compris entre 10 et 20 :
19
17
13
11
La rangée N° III atteste de l’existence de la table de multiplication par 2 :
3 (x2) = 6
4 (x2) = 8
5 (x2) = 10

2-Commentaire

La colonne centrale présente 48 encoches, qui sont regroupées de manière spéciale et significative, et commence par un groupe de 3, suivi d’un autre de 6 (qui est le double de 3), puis d’un de 4 marques et d’un autre encore de 8 (une fois de plus 12 est le double de 6). Puis apparaît un groupe de 10 et un autre de 5 (5 est la moitié de 10), et s'achève par un groupe de 5 et un autre de 7 (12 est le double de 6, et 2 fois 6). Cette répartition semble de toute évidence échapper au hasard et à l’arbitraire ; tant elle procède selon des calculs complexes (multiplication, division, lois internes).
Mais le plus frappant est à chercher dans les deux colonnes latérales, avec à gauche, des encoches regroupées et formant quatre nombres : 19, 17, 13 et 11, c’est-à-dire, tous les nombres premiers compris entre 10 et 20.

Par ailleurs, les nombres représentés dans la colonne de droite sont le 11 (10+1), le 21 (20+1) - ici ils obéissent à un principe additif - le 19 (20-1) et le 9 (10-1) - ici ils sont plutôt soustractifs.
On observera aussi que tous les nombres des deux colonnes latérales sont impairs et, que, en chacune des deux colonnes latérales, l'on compte 60 encoches. La colonne du centre présente 48 encoches. Remarquons aussi que, le 60 et le 48 sont des multiples de 12, que cela est d'autant moins anodin que les peuples africains de l’Antiquité utilisaient la base 12 pour compter et non la base 10 universellement acceptée et consacrée depuis.
Tenant compte de tout cela, on peut s'autoriser à affecter aux nombres de la Colonne centrale une re-signification :

A / 3+6 = 9, qui donne (9+3 =12) et (9-6 =3) soit au total 12-3 = 9.
B / 4+8 =12 a donné (12+4=16) d'un côté et (12-8 =4); soit au total 16-4=12.
C/ 10+5 = 15 a donné (15+10 =25) et 15-5 =10) ; soit au total 25-10 = 15

Faisons remarquer ici chaque fois que l'on procède ici selon des combinaisons très complexes qui montrent les lois de commutativité, de la distributivité, voire de permutation que j'ai essayées de déchiffrer étaient déjà connues ici. En effet, on obtient ceci :
-Pour A = 3+6 = 9, donc A= (9+3 =12) - (9-6 =3) qui donnent 12-3 = 9 = 3+3+3=9 (triple de 3).
-Pour B = 4+8 =12 donc B =(12+4 =16) - (12-8=4) = 16-4 = 16-4= 12 = 4+4+4 = 12 (triple de 4).
-Pour C = 10+5=15 donc C= (15+10 = 25) -(15-5=10) = 25-10= 15 = 5+5+5 = 15 (triple de 5).

Cependant, dans la colonne latérale droite, il apparaît qu’on utilise la base 10, tandis que dans celle de gauche apparaissent les nombres premiers. Ce fait a mené certains mathématiciens à la conclusion que nous sommes devant une espèce d’outil qui servait à faire des comptes en utilisant les deux bases.

V-POUR NE PAS CONCLURE : UN APPEL A LA CONTRIBUTION DE KAMA...

Cette découverte n'est pas restée sans interpeller les chercheurs et savants africains eux-mêmes. Signalons l'étude approfondie et le déchiffrage complet de l’os qui ont été réalisés par un astrophysicien africain, notre ami Jean-Paul Mbelek.
Il en a surtout été de même en mathématique précisément, avec l'étude minutieuse et fouillée effectuée par un éminent mathématicien (Agrégé de mathématique), notre ami Pascal Adjamagbo qui enseigne à Jussieu.
Cet os venu d'Afrique et tirée de l'oubli et de la confidentialité par un chercheur belge a fait la fortune de la recherche scientifique à Bruxelles, et a contribué à dynamiser les rêves et les ambitions scientifiques des Belges ! Voyons pour exemple qu'on trouve aujourd’hui sur la Capitale de l'Europe :
-Une opération Ishango dont le dessein est de démocratiser l’apprentissage des sciences.
-Un prix scientifique Ishango : destiné à encourager les jeunes étudiants en science et de manière générale les jeunes chercheurs.
-Une BD Ishango.
-Un journal Ishango.
-Une exposition Ishango.
Il revient en particularité aux chercheurs et aux Etats africains d'engager un effort de réappropriation, de re-territorialisation de son histoire des sciences et de la philosophie. Son aussi à eux qu'il incombe d'assurer la nécessaire médiatisation de telles découvertes effectuées sur sa Terre même, en passant l'information dans les revues spécialisées, lors des colloques, et la presse de vulgarisation des résultats de la recherche scientifique... pour encourager la passion des mathématiques, des sciences, et de la recherche scientifique parmi les jeunes générations d'étudiants.

Plusieurs découvertes archéologiques, telles que des harpons d’os et des haches de pierre, ont permis de vérifier qu’ici a vécu, il y a près de 20 000 ans, en plein Paléolithique, une communauté humaine de chasseurs et, surtout, de pêcheurs, dont certaines de leurs connaissances ont contribué à la civilisation égyptienne. On en revient à la confirmation de Cheikh Anta Diop, au sujet de la théorie de la construction de l'Egypte par des Noirs venus de Nubie et d'Afrique Noire... Par un mouvement Sud-nord continental où la Civilisation est partie de la Vallée de l'Omo jusqu'à la Vallée du Nil, avant de se diffuser ailleurs (Grèce, Mésopotamie, Orient, Chine, Japon, Inde)...

Si l'on devait comparer l'engouement suscité par la résolution du théorème de Fermat-Wyles, lequel avait mobilisé la communauté scientifique mondiale pendant plus de 350 ans, permis de nombreuses publications et créé des récompenses attribuées à ceux qui en élaboreraient la démonstration, l'on ne peut que s'étonner du silence observé par la communauté mondiale au sujet du Mystère de l'os d'Ishango, pour lancer un appel en direction des chercheurs de KAMA, pour qu'ils trouvent des formules permettant de mobiliser davantage encore les mathématiciens et historiens des sciences et de la philosophie sur une question qui a la particularité de repousser toujours plus loin la question des origines des mathématiques, que nous avons longtemps situées en Egypte, mais nous apprenons ici que l'Afrique Noire fait remonter la naissance des mathématiques à une époque bien antérieure à celle de Pythagore - qui lui avait reçu comme Platon et Eudoxe de Cnide la géométrie des prêtres et des prophètes d'Egypte !

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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Jeu 19 Juil - 17:58


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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Ven 20 Juil - 13:01


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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Sam 28 Juil - 13:57

Pr Grégoire BIYOGO a écrit:LE PYTHAGORE DU SHEMSU MAÂT BIYOGO : CÉLÉBRATION DE L’ÉTERNITÉ PAR LE NOMBRE, TRANSGRESSION DES INTERDITS ET MALÉDICTION DES ORACLES...

Par le Shemsu Maât Grégoire Biyogo, philosophe, politologue, égyptologue, historien de la philosophie et des sciences (Laboratoire de Logique de Paris VIII, Président de l'Université panafricaine de la Renaissance, "Le Per Ankh Uhem Mesut").

«Pythagore est le créateur de la philosophie (grecque) non seulement parce qu'il saisit le sens de la quête inachevée de l'homme, mais encore parce qu'il offre le terme de cette quête"...

GRANDEUR D'UN NOM...

1-Pythagore a été contemporain de Lao-Tsé, autre esprit fulgurant de Chine, de Bouddha, le Mage lumineux kamite de l'Inde, et de Zarathoustra, la sommité de Perse. Comment expliquer l'émergence simultanée de ces figures exceptionnelles de la pensée? C'étaient des esprits supérieurs qui avaient été envoyés sur Terre pour porter la pensée jusqu'au sommet de la Montagne où éclot le Vertige de l'Absolu, la divine Perfection à laquelle nous sommes tous conviés.

2-Né dans l’Île de Samos en Grèce, c'est à Crotone au sud de l'Italie, qu'il a passé une bonne partie de sa première vie, mais c'est à Kémèt - en Égypte - qu'il a contemplé la splendeur de l'Esprit et où s'est déclaré en lui le Génie mathématique et philosophique.

3-Il a vécu pendant 22 ans à Iunu (Héliopolis) où il a appris l'essentiel de sa science. Ce fut en effet le prêtre philosophe Oinouphis qui l'a initié au Medu Netjer, à la géométrie et à la philosophie. Diogène Laërce confirme ce fait (Livre III; 1 5 51-4).

4-On sait que le Sem Sekhnuphis a été le Maître de Platon, et que Solon d'Athènes a eu pour Maître héliopolitain Psénopis et le prêtre érudit Sonkhis de Saïs. Platon, qui s'est rendu à Kémèt, confirme cela dans Le "Timée".

5-Il semble bien que Pythagore fut tout à la fois un Maître (il a fondé sa célèbre Ecole à Crotone Milon, et a fait des disciples de grand renom : Philolaos ou encore Archytas pour ne citer que ces deux là...), puis un savant (il a élaboré une célèbre doctrine des nombres à partir de la géométrie) et par-dessus tout, un philosophe prestigieux, entendu comme chez Kémèt au sens fort distingué de Shemsu Maât, qui désigne un esprit géométrique, érudit et éclairé, servant le souverain Bien, habitant la Norme de la Maât. Il est d'ailleurs le premier penseur grec qui se soit défini expressément comme "philosophe" et qui ait reconnu non sans probité que cette science était étrangère à la Grèce, et qu'il l'avait lui-même rapportée d’Égypte. Isocrate est formel dessus : "Pythagore de Samos, venu en Égypte et s'étant fait le disciple des gens de là-bas, fut le premier à rapporter en Grèce toute philosophie" (Busiris, 2).

II-LA TOPIQUE QUINAIRE DE LA FORMATION DES DISCIPLES PYTHAGORICIENS A LA VERTU...

1-Sa doctrine peut se résumer en ceci que l'homme doit vivre en recherchant l'Harmonie supérieure et la divine perfection, lesquelles sont perceptibles dans la Nature, et doivent pouvoir se réaliser en nous, moyennant une formation assidue. Ses disciples sont étrangement choisis selon leur visage, leur démarche et leurs penchants - par opposition aux adeptes des Écoles de Mystère, qui l'étaient selon la droiture, la Maât.

2-Les disciples devaient d'abord faire un apprentissage de cinq (5) ans pendant lesquels ils s'initiaient patiemment au vœu de silence pour développer l'écoute, l'attention, et une très grande concentration. On les appelait de ce fait les "Acoustiques" ou les "Auditeurs", ceux qui écoutent avec méthode et concentration. Seuls ceux des disciples qui enseignaient les mathématiques pouvaient briser cette Loi du silence, en enseignant la doctrine des nombres.

3-Les femmes comme les hommes y étaient conviés sans distinction sexuelle (III).

4-La prière, le jeûne, la promenade sapientiale, la double restriction alimentaire et vestimentaire constituaient les modes de vie initiatiques
de l’École pythagoricienne.

5-La connaissance parfaite de la théorie du nombre qui était l'héritage le plus lumineux des Écoles de Mystères des prêtres savants d’Égypte était exigée aux néophytes. Au soir de leur période de formation, ils pouvaient enfin entamer des études concrètes comme l'astronomie, la géographie ou la médecine. Par son succès même, obtenu notamment à l'occasion de la guerre contre la Cité voisine de Sybaris, la communauté pythagoricienne s'attira des ennuis qui devaient l'obliger à se disperser, à vivre dans la dispersion... Pythagore se retira à Métaponte où il mourut.
Il croyait, dit-on, à la métempsycose, la fameuse transmigration des âmes dans le geste de l'écoulement bienfaisant conduisant à leur perfection. Et force penseurs, en cela, ont cru que le Maître s'était lui-même réincarné en une tout autre forme... Mais nul, à la vérité, ne le peut certifier.
En revanche, de très grands esprits, et pas seulement de la Région asianique, de la Grèce, ont pu témoigner que les idées pythagoriciennes crépitaient en eux comme des flammes d'or :
"Quel eût été le destin de la pensée grecque sans Pythagore? C'est de lui que dépendent Parménide, le créateur de l'ontologie, et Platon, le génie qui a donné son orientation définitive à cette pensée; et par le truchement de Platon, Aristote, l'orfèvre qui en a fixé la terminologie» Ivan Gobry, Pythagore, Éditions Universitaires, Paris 1992.

III- LE CŒUR DE LA DOCTRINE ET LES HÉRITAGES DES MAÎTRES KAMITES DE LA SIA...

1-La divisibilité de l'unité et non sa pluralité. Pythagore, à la manière de ses Maîtres kamites, a défendu la théorie de l'Un, alors considéré comme le nombre des nombres, le nombre parfait, la Monade (1). La série des nombres carrés, 4 (2x2), 9 (3x3), 16 (4x4), 25 (5x5), 25... est formée par l'addition successive des nombres impairs à partir de l'unité : 1 + 3 =4; 4 + 5 = 9; 9 + 7 = 16; 16 + 9 =25...

2-Le nombre n'est pas linéaire mais plutôt figuratif. De la sorte, le nombre 3 se représente par un Triangle, le nombre 4 par un Carré, le nombre 5 par un Pentagone... Notre chiffre parfait...

3-Lien et corrélation mathématique de la Musique et de l'astronomie comme dans le système des Mystères. Il y aurait une interférence entre les sons et les étoiles, musique et cosmologie... Lien aussi entre Musique et architecture. Lien enfin entre Musique et corps humain représenté de part en part comme un corps harmonique. D'où sa célèbre arithmologie.

4-Les nombres seraient doués de vie, d'Harmonie et expliquent toute chose. Ils seraient donc au principe de toute chose, tout procéderait des nombres et rien de ce qui est n'est sans nombre. D'où sa célèbre proposition, déjà propre aux prêtres savants des Temples mais qu'il a rendue célèbre : "TOUT EST NOMBRE". Tout procède du nombre et tout lui retourne. Et le nombre par excellence, le fameux nombre divin ici c'est le 10, la décade, encore dénommée TETRAKTTYS, le nombre quaternaire par la découverte que le nombre 10 est la combinaison de 4 chiffres continus : 10 = 1+2+3+4. Ce nombre, pour Pythagor, comporterait le flux éternel du Cosmos. C'est en quoi il est pour les pythagoriciens, objet de prière et d'Invocation... Le nombre parfait, le chiffre divin par excellence.

5-Les nombres sont chargés de puissance et de mystères et sont perfectibles comme les âmes, auxquelles les pythagoriciens prêtent des vies antérieures qui se purifient sans cesse jusqu'à ce qu'elles puissent parvenir enfin au trône des dieux... Leurs Maîtres kamites auraient parlé ici du Trône de Râ...

IV- LA TRANSGRESSION PYTHAGORICIENNE DES TROIS GRANDS INTERDITS PRESCRITS PAR LES ÉCOLES DE MYSTÈRES DE SES MAÎTRES KAMITES ET LA MALÉDICTION "IN FINE"..

1- Il était interdit à tout initié de fonder une Ecole de pensée en dehors des Écoles des Mystères déjà existantes à Kémèt. C'était pour prévenir toute concurrence déloyale et surtout pour protéger l'authenticité et le caractère secret et initiatique des enseignements érudits et sacrés dispensés, autant que l'unité des membres, lesquels ne pouvaient succéder au Maître qu'une fois celui-ci partie, et non construire des Écoles de son vivant, qui auraient créé des divisions et des rivalités interminables.

2-De cette première transgression qui l'a amené à créer sa propre École de pensée, Pythagore n'aurait jamais plus trouvé grâce aux yeux des dieux, mais sa perte fatidique. En effet, au sein de son École devaient surgir des dissidents impénitents, à l'instar du terrible Hippasos de Métaponte. L'on rapporte que celui-ci aurait porté la théorie des (nombres) irrationnels à la connaissance des profanes et qu'il aurait prétendu, en lieu et place du Maître, avoir inventé le dodécaèdre régulier (qui décrit deux points inextricablement reliés)...

3-Mais il aurait fait plus, en s'autorisant de positions politiques combattant les pythagoriciens eux-mêmes. Le point culminent de la déviance aura été sa décision de créer une Ecole rivale à celle du Maître qu'il identifia par le nom d'Acousmatiques, Ecole que les Pythagoriciens orthodoxes devaient rejeter et la taxer de bonne heure de déviationnisme.

4-Le dissident serait même allé jusqu'à révéler aux profanes les Enseignements donnés exclusivement au Cercle des initiés, tels que l'enseignant les Système des Mystères et Pythagore lui-même, qui y a été formé...

5-Ayant transgressé tous ces interdits, et fait essaimé des dissidents, les dieux de l'Olympe auraient requis de mettre un terme à cette forfaiture en lui ôtant la vie...

POUR NE PAS CONCLURE...

Relire Pythagore est instructif à plusieurs titres. A la fois pour la profondeur de sa doctrine et pour méditer cette affaire de transgression des interdits des prêtres qui déboucheraient sur la Malédiction des Oracles. Mais il y a plus, par temps de Renaissance, Pythagore permet de repenser le rapport philosophie, mathématique, Musique, Architecture, Cosmologie, puis celui de la place générale de la mathématique dans la science, en Cité et en politique.

Doit-on comme les Grecs créer des Ecoles de pensée rivales pour garantir la discussion contradictoire et faire éclore l'esprit philosophique et scientifique ? Ou, à l'inverse, ne doit-on pas approfondir les connaissances anciennes, secrètes et érudites, pour maintenir la stabilité du Monde ? Le Débat est ouvert, qui commande clairvoyance et mesure, tant ses conséquences sont décisives : la Malédiction des Oracles et la Ruine des civilisations éternelles, ou alors le Maintien du silence, de l'écoute de l'Univers par-delà l'évolution de la Civilisation technologique et numérique...

Paris, le 25 mars 2014.

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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Ven 17 Aoû - 15:21

Pr Tidiane N'DIAYE a écrit:

outre-mer RADIO
L’autre esclavage : un aperçu de la traite arabo-musulmane
traite arabe ©️ DR | Selon l’anthropologue sénégalais Tidiane N’Diaye, les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption


A quelques jours de la "Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage", interview de l’anthropologue et économiste sénégalais Tidiane N’Diaye, auteur de "Le génocide voilé". Une étude de la traite arabo-musulmane, encore méconnue de l’histoire de l’esclavage.

Philippe Triay
Publié le 29/04/2014 à 13:10, mis à jour le 30/04/2015 à 18:18
La France hexagonale s’apprête à commémorer, le 10 mai, la "Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition". Cette date revêt une importance particulière pour les Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, Mahorais et Réunionnais, qui célèbrent par ailleurs l’abolition de l’esclavage dans leurs territoires respectifs à des dates différentes (27 avril à Mayotte, 22 mai à la Martinique, 27 mai à la Guadeloupe, 10 juin en Guyane et 20 décembre à la Réunion).

Jusqu’à présent, les formes d’esclavage et de traite les plus documentées et analysées concernent la traite transatlantique. Nombre d’essais, de romans et de films, comme « 12 Years a Slave », récemment récompensé d’un prestigieux Oscar à Hollywood, ont permis à un large public de connaître les pans tragiques de cette histoire.

Mais l’Europe n’a pas eu le monopole de la traite. Il y a eu d’autres traites, au moins et sinon plus importantes, à savoir les traites orientale et transsaharienne organisées par les Arabes. Ces dernières furent tout aussi violentes et dévastatrices pour l’Afrique et leurs descendants que la traite transatlantique, et cautionnées par l’islam tout comme le christianisme a pendant longtemps justifié l’esclavage.

« Alors que la traite transatlantique a duré quatre siècles, c’est pendant treize siècles sans interruption que les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne », écrit l’anthropologue et économiste sénégalais Tidiane N’Diaye, dans son livre « Le génocide voilé ». « La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains et de la castration généralisée ».
De Dakar, la capitale du Sénégal, où il se trouve actuellement, Tidiane N’Diaye a accepté de bien vouloir répondre à nos questions par mail. Interview.

Sur un plan historique, écrivez-vous, la traite négrière est une invention du monde arabo-musulman. Comment cela ?
Tidiane N’Diaye : "J’ai l’habitude de rappeler que mon travail ne cherche à communautariser ni l’histoire ni les mémoires. Ce qui serait la porte ouverte à une hiérarchisation victimaire, donc une approche dénuée de tout caractère scientifique. Par conséquent pour ce qui nous intéresse ici, puisque j’ai titré cet ouvrage « Le génocide voilé », faisant allusion à la castration massive que subissaient les captifs africains, au cours de la traite arabo-musulmane, je n’ai pas oublié de rappeler d’abord, que les premières victimes de cette calamité furent les Slaves, que les Vénitiens et les Marseillais allaient razzier en Europe centrale et orientale, pour les vendre aux notables du monde arabo-musulman. Cela devait durer toute l’époque carolingienne au Xème siècle sous les monarques saxons Henri l’oiseleur et Otton Ier. Comme on sait, il fallut l’émergence d’États puissants en Europe de l’Ouest et l’arrêt de l’expansion arabe aux Pyrénées pour que cela cesse. Et c’est pour combler ce déficit en eunuques et esclaves blancs, que les Arabo-musulmans allaient massivement se tourner vers les peuples négro-africains. Ainsi on trouve traces d’hommes ou de peuples asservis, sous diverses formes à travers toutes les aires de l’histoire de l’humanité et sur tous les continents. C’est un fait universellement connu et qui n’est donc pas spécifique aux peuples noirs. Ce qui est moins connu cependant, c’est que la traite négrière arabo-musulmane, fut inaugurée par les Arabo-musulmans et a duré près de treize siècles sans interruption, avec la mutilation généralisée d’un nombre incalculable de captifs noirs. Déjà il faut dire que le plus loin qu’on puisse remonter, c’est en Égypte pharaonique qu’on trouve traces d’hommes noirs, soumis à des formes d’exploitation comparables à de l’esclavage. Après les Hébreux, les Égyptiens avaient aussi réduit en servitude de nombreux peuples voisins essentiellement originaires d’Éthiopie et des régions nubiennes comme le Darfour. Mais en fait, ces importations de populations n’avaient pas encore pris une dimension industrielle ou véritablement planifiée."

"Cette pratique devait durer jusqu’à l’invasion arabe de ce pays. Une invasion qui date du VIIème siècle de notre ère et qui correspond aussi à la première traite négrière en grand. Puisque après avoir occupé l’Égypte, les Arabes qui étaient sur le sentier du Jihad, c’est à dire de la guerre sainte, avaient décidé aussi d’envahir la Nubie. Comme le seul point commun entre tous les peuples négriers ravitaillés par les Arabes était la religion, voilà pourquoi dans cet essai, j’emploie souvent le vocable d’arabo-musulmane, pour qualifier cette première traite négrière en grand, qui fut non seulement la plus longue de l’histoire de l’humanité, puisqu’elle a duré treize siècles sans interruption, mais aura également opéré une ponction humaine largement supérieure à celle de la traite transatlantique vers les Amériques. Et le plus triste dans cette tragédie, est que la plupart des déportés n’ont jamais assuré de descendance, du fait de la castration massive que pratiquaient les Arabes."

Quelles ont été les caractéristiques de la traite arabe par rapport à la traite transatlantique ?
Tidiane N’Diaye : "Pour la traite transatlantique, en dépit de la monstruosité des traitements, des humiliations et autres calamités, un esclave avait une valeur vénale. Le maître le voulait productif et rentable à long terme. Le but n’était donc pas l’extermination d’un peuple malgré la querelle sémantique opposant certains chercheurs à ceux qui veulent qualifier ce crime contre l’humanité de génocide. Alors que pour ce qui est de la traite arabo-musulmane, plus que le crime des occidentaux, les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés, ont presque tous disparu du fait des traitements inhumains, de l’infanticide et de la castration généralisée, pour qu’ils ne fassent pas souche dans le monde arabo-musulman. Il faut dire qu’à partir du moment où l’Afrique noire devenait leur principale source d’approvisionnement en esclaves, dans l’inconscient collectif des Arabes, l’homme noir devenait aussi symbole ou synonyme de servitude. Et sa couleur de peau sera même associée à un déni d’islam. Alors que cette religion comme toutes les autres, a hérité du joug de l’esclavage. Et si l’islam tolérait, voire recommandait l’asservissement de non convertis, il n’a jamais clairement ciblé les peuples noirs comme particulièrement prédestinés à l’asservissement. Mais des érudits respectés et très écoutés dans le monde arabe, allaient interpréter les textes sacrés, pour justifier et perpétuer la traite et l’esclavage des Noirs. Ainsi bien avant que les chercheurs européens de l’anthropologie physique n’élaborent au 19ème siècle les théories raciales fantaisistes que l’on sait, dans le monde arabe on avait déjà figé dans le temps et de manière presque irréversible l’infériorité de l’homme noir. Ce qui explique sans doute que les traitements inhumains et la mutilation généralisée des captifs noirs étaient acceptés et passaient pour un moyen commode pour empêcher que ces « animaux » ne prolifèrent sur leurs lieux de déportation. Le résultat est que de nos jours, ils ont presque tous disparu en Turquie, au Yémen, en Irak et on en trouve très peu au Maghreb ou en Arabie Saoudite."

"Pour ce qui est du bilan, j’ai dû croiser mes trouvailles dans les archives de ces pays, avec des variables que sont les témoignages directs d’explorateurs comme Cameron, Stanley, le Dr Livingstone ou Mgr Lavigerie, sans oublier les récits effrayants de marchands arabes qui opéraient dans les centres de mutilation des captifs où 70 à 80 % périssaient. Ces données confrontées ensuite aux travaux plus récents de mon confrère américain Ralph Austin, dégagent une estimation qui donne froid dans le dos. Rien que pour le Sahara, plus de 9 millions de captifs africains ont été transportés dans des conditions inhumaines dont 2 millions ont péri ou sont restés en bordure du désert. Quant à la traite orientale qui se déroulait dans les régions proches de l’océan Indien et de la mer Rouge, on évalue à plus de 8 millions le nombre de victimes. On arrive ainsi à une évaluation proche des 17 millions de morts ou de déportés dont la plupart étaient des survivants castrés par les Arabes. Force est donc de reconnaître, que cette traite arabo-musulmane fut un véritable génocide de peuples noirs par razzias sanglantes, massacres et castration massive. A titre de comparaison, si de nos jours près de 70 millions de descendants ou de métis d’Africains peuplent le continent américain, des États-Unis au Brésil passant par les Iles de la Caraïbe, seule une infime minorité de Noirs a pu survivre en terres arabo-musulmanes."


Quel a été l’impact de cette traite sur l’Afrique subsaharienne ?
Tidiane N’Diaye (photo) : "Bien qu’il n’existe pas de degrés dans l’horreur ni de monopole de la cruauté, l’on peut soutenir sans risque de se tromper, que le commerce négrier et les expéditions guerrières provoquées par les Arabo-musulmans, furent pour l’Afrique noire et tout au long des siècles, bien plus dévastateurs que la traite transatlantique. De même que l’islamisation de nombreux peuples négro-africains et tout ce que cela a engendré, comme les jihads, n’en fut pas moins à la source d’innombrables implosions.

"Pour avoir une idée du mal, il faut savoir que les observateurs avaient constaté que pour chasser et enlever de force cinq cent mille individus, il fallait en faire périr près de deux millions d’autres (résistants ou fuyards.) Ainsi si les naissances avaient cessé à l’époque, en moins d’un demi-siècle, les régions de l’intérieur de l’Afrique ne seraient plus de nos jours, qu’une solitude désolée. Ces implosions précoloniales ont indéniablement éreinté les peuples africains, qui n’ont pas eu de répit depuis l’arrivée des Arabes. Leur conquête du continent noir, avait inauguré l’ère des ravages permanents des villages et de terribles guerres saintes menées par les convertis, pour se procurer des captifs chez des voisins qualifiés de païens. Lorsque cela ne suffisait pas, ils razziaient d’autres supposés « frères musulmans » et confisquaient leurs biens. Sous cette traite arabo-musulmane, les peuples africains étaient ponctionnés et pris en otage en permanence. Aussi, force est de reconnaître que les misères, la pauvreté, la longue stagnation démographique et les retards de développement actuels du continent noir, ne sont pas le seul fait des conséquences du commerce triangulaire, comme bien des personnes se l’imaginent, loin de là. Rien n’est comparable à l’infamie qui a ravagé les populations africaines, avec l’arrivée des Arabes et la traite négrière à grande échelle qu’ils inaugurèrent. L’Afrique en subit encore les conséquences."

Pourquoi la traite arabo-musulmane est-elle si peu connue et étudiée, sinon carrément occultée ?
Tidiane N’Diaye : "En fait cette traite, qu’il est difficile de ne pas qualifier de génocide de peuples noirs par massacres, razzias sanglantes puis castration massive, chose curieuse, très nombreux sont ceux qui souhaiteraient le voir recouvert à jamais du voile de l’oubli, souvent au nom d’une certaine solidarité religieuse, voire idéologique. C’est comme un pacte virtuel scellé entre les descendants des victimes et ceux des bourreaux, qui aboutit à ce déni. L’entente tacite est bien réelle. Parce que dans cette sorte de « syndrome de Stockholm à l’africaine », Arabo-musulmans et Africains convertis s’arrangent sur le dos de l’Occident. Les descendants des victimes sont devenus des obligés, amis et solidaires des descendants des bourreaux, sur qui ils décident de ne rien dire. Ce silence ou la sous-estimation du mal arabe permet de mieux braquer les projecteurs, uniquement sur la traite transatlantique. Ceci comme un ciment devant réaliser la fusion des Arabes et des populations négro-africaines, longtemps « victimes solidaires » du colonialisme occidental."

"Alors, que des lettrés et autres intellectuels arabo-musulmans, tentent de faire disparaître jusqu’au simple souvenir de cette infamie, comme si elle n’avait jamais existé, peut encore se comprendre. Ces derniers ne se décident toujours pas à regarder leur histoire en face et à en débattre avec leurs compatriotes. Ce qui explique que ce pan de l’histoire de l’humanité, reste encore profondément enfoui dans la mémoire coupable de ces peuples qui en sont responsables. En revanche, il est difficile de comprendre l’attitude de nombreux chercheurs - et même d’Africains américains qui se convertissent de plus en plus à l’Islam - qui n’est pas toujours très saine et fortement animée par une sorte d’autocensure. Comme si évoquer le passé négrier des Arabo-musulmans revenait à essayer de minimiser la traite transatlantique. C’est ainsi qu’un voile de silence a longtemps recouvert cette sombre page de notre histoire commune, parce qu’on y observe une étrange amnésie même de la part des élites noires. Elles ont du mal à passer d’une vision mémorielle affective de ce génocide, pour des raisons de solidarité religieuse, à tout simplement une approche distanciée et scientifique de l’histoire qui elle, ne traite que de faits avérés, comme c’est le cas pour la traite transatlantique. Voilà pourquoi le but de mon travail à travers cet ouvrage est tout simplement de lever le voile et sans complaisance, sur cette sombre page de notre histoire commune, pour éviter aussi que le travail de mémoire engagé sur les traites négrières et plus généralement sur le martyr des peuples noirs, ne continue que dans un sens hypocritement sélectif en braquant uniquement les projecteurs sur le crime des Occidentaux. Car à mon sens, par une telle approche, la démarche historique ne saurait en aucun cas en être éclairée."

Tidiane N’Diaye, « Le génocide voilé » - éditions Gallimard, 2008, 254 pages.

Tidiane N’Diaye a également publié aux éditions Gallimard « Le jaune et le noir » (2013), une enquête historique sur la stratégie économique et politique de la Chine en Afrique, ainsi que « Par-delà les ténèbres blanches » (2010), un ouvrage sur la résistance des Sud-Africains à l’apartheid et le parcours de Nelson Mandela.

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Message par Netzach le Ven 17 Aoû - 15:44

Merci pour cet article, mon Hermaphrodite.

Il est bon de rappeler que la civilisation islamique a elle aussi du sang sur les mains.

Par ailleurs, les Barbaresques ont également enlevé, converti de force et réduit en esclavage un nombre incalculable d'Européens.

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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Ven 31 Aoû - 20:16

Netzach a écrit:Merci pour cet article, mon Hermaphrodite.

Il est bon de rappeler que la civilisation islamique a elle aussi du sang sur les mains.

Par ailleurs, les Barbaresques ont également enlevé, converti de force et réduit en esclavage un nombre incalculable d'Européens.

Je t'en prie mon frère sers-toi... car ce qui n'est pas donné est perdu.

D'ailleurs il est bon de préciser que si la traite négrière transatlantique dura 4 siècles, la traite Arabo-musulmane s'étale quant à elle sur 13 Siècles et perdure jusqu'à nos jours.

Fraternellement

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Message par Hermaphrodite le Dim 9 Sep - 19:43

Apocalypse 3: 8 - 10 a écrit:Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.…





Dernière édition par Hermaphrodite le Mar 18 Sep - 23:56, édité 1 fois

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Re: L'œil d'Horus

Message par Hermaphrodite le Lun 17 Sep - 16:14

Pr Grégoire BIYOGO a écrit:

DES BÂTISSEURS HISTORIQUES DE LA KAABA : CONTRIBUTION A LA RELECTURE AFRICAINE DES RELIGIONS DU LIVRE.
Approches historiques, critiques, philologiques et comparées.


Par Le Shemsu Maât Grégoire BIYOGO.

I-LA DÉPOSITION DU PROFESSEUR CHEIKH ANTA DIOP SUR LA QUESTION ET LES LOINTAINES ORIGINES DE L’ISLAM DANS LE ROYAUME DE SABA AVEC LES SABÉENS (Cf. "Nation nègres et culture").

1-«On adressait (dans le Royaume Sabéen pré-islamique) une invocation directe aux sept planètes. Le jeûne de 30 jours existait déjà -semblable à ceux qu’on pratiquait en Egypte. On priait sept fois par jour le visage tourné vers le Nord.

2-« Ces prières qui sont adressées au SOLEIL aux différents moments de son développement ressemblent assez aux prières musulmanes qui ont lieu aux mêmes phases mais qui ont été ramenées à cinq obligatoires par le Prophète "pour alléger l’humanité", les autres étant facultatives. Il y avait aussi des sources et des pierres sacrées, comme à l’époque musulmane : ZENZEN, source sacrée; KAABA, pierre sacrée ».

3-« Le pèlerinage à la Mecque existait déjà. (…). On croyait déjà à la vie future comme en Egypte. Les ancêtres morts étaient divinisés ».

4-« Tous les éléments nécessaires à l’éclosion de l’islam étaient donc en place déjà plus de 1000 ans avant la naissance de Mahomet »

5-« ET L’ISLAM APPARAÎTRA COMME UNE «ÉPURATION» DU SABÉISME (Spiritualité des Sabéens) PAR « L’ENVOYÉ DE DIEU ».

II-LA DÉPOSITION DE L’EXPLORATEUR ÉCOSSAIS JAMES BRUCE (Voyage en Nubie et en Abyssinie).

1-« Presqu’au milieu de la Péninsule d’Arabie, il y avait un temple (La Mecque), pour lequel on conservait la plus grande vénération, depuis plus de quatorze cent ans ».

2-« Les Arabes racontent que ce fut là qu’Adam planta sa tente, lorsqu’il fut chassé du Paradis terrestre. Cependant Eve, par je ne sais quel accident, mourut, et fut enterrée sur le rivage de la mer Rouge, à Jidda; et, à deux journées de marche, à l’Orient de cette ville, on montre encore sa tombe, couverte d’un tapis de gazon verdoyant, qui a une cinquantaine de pas de long (…) dans le temple de la péninsule,

3-« il y avait une pierre noire sur laquelle, dit-on, Jacob eut, ainsi que l’Ecriture le rapporte, la vision des Anges, qui descendaient et remontaient l’échelle qui touchaient au ciel » .

4-« L’on raconte aussi, et C’EST UN PEU PLUS VRAISEMBLABLE, QUE CE TEMPLE (LA MECQUE) FUT BÂTI PAR SESOTRIS (CELUI QUI EST DEVENU LE PHARAON SESOTRIS III) »

5-« PENDANT SON VOYAGE EN ARABIE; (…) CE PRINCE Y ETAIT ADORE SOUS LE NOM D’OSIRIS, COMME IL L’ÉTAIT ALORS DANS TOUTE L’ÉGYPTE ».
(Voyage en Nubie et en Abyssinie, James Bruce, l’explorateur écossais qui visita l’Ethiopie et l’Arabie au 18eme siècle:

III-COMMENTAIRE DÉCONSTRUCTIVISTE DU SHEMSU MAÂT BIYOGO

1-Diop établit que les institutions, le Culte, les pratiques rituelles autant que le pèlerinage à la Ka’aba, existaient déjà 1000 ans avant la naissance du prophète Mohamed et de l’Islam. Et qu’il s’agit d’un héritage africain, que l’Islam procède de cette culture sabéenne antique,

2-C’était avant le moment de son arabisation qui, pour n’avoir pas rendu à l’Afrique ce qu’elle lui doit, en dépit de son propre génie indéniable, a préféré procédé à une épuration de la théologie sabéenne dont elle est constitutive. Or Ce meurtre du Père africain des Religions du Livre vise à s’approprier une Tradition dont on ignore au fond tout du véritable commencement. Or, comment ne pas revenir à ce Tout anté-islamique qui porte la source de l’Islam.

3-Que la fameuse « Pierre Noire » existait déjà en Egypte et qu’elle est antérieure à la version de la fondation et à la datation récente qu’on a voulu lui reconnaître…

4-Le fait vraisemblable serait plutôt de voir dans la figure du Per AA Sésostris III le véritable Bâtisseur historique du Temple de la Mecque.

5-Fara qui, en visitant une Arabie alors nègre, atteste que Osiris y était adoré, comme à Kémèt et partout en pays Nubien et Abyssinien.

IV-EXERCICE DE PHILOLOGIE HISTORIQUE ET COMPARÉE APPLIQUEE AU BENBEN ET A LA KAABA...


I –KAABA (K33b3)
Découpage philologique (KA-A-BA) t variantes :
A-
Ka : Puissance et énergie divine.
Ka : réfléchir, penser, dialectiser
AA : idée de grandeur, de puissance de glorification ;
BA-
Ba : tailler la pierre
Ba : âme.
Ba : remuer la terre
Bab : le propylône des temples.
-La Ka’âba, en Medu Netjer : le lieu où l’énergie divine éternelle (KA) déborde, émane du cœur (AB) de Dieu en forme pierre taillée (BA).

II-BENBEN (bnbn) :
1-Pierre tabulée, pierre solaire et brillante, pierre sacrée et antique d’Héliopolis, obélisque unique (Tekhen) qui prie en pointant ses prières vers Dieu. Cette pierre taillée de laquelle brillent les ondulations solaires divines a pu symboliser la luminescence du Phallus sacré, débordant de puissance procréatrice et d’énergie vitale.
2-Mais il y a plus : c’est l’image de l’indestructibilité et de l’éternité divines associées au Benou (Phénix), Oiseau qui renaît sans cesse de ses cendres. Le mot Benou est l’Oiseau solaire de la création que l’on traduit par « Celui qui se lève ». Du verbe Ouben, se lever, poindre, éclore. .

3-C’est d’abord l’image du Tertre primordial, où l’on a placé une colonne sacrée équarrie, en réminiscence de l’émergence du Tertre originaire qui s’est dressé au sommet de la Butte sacrée que Rê – le Démiurge – fit surgir du Noun. En cela, c’est la L’on dit aussi que Djéhouty, sous le signe du Singe divin a contemplé l’éclosion de ce premier Etre descendu des Eaux Primordiales du Noun, en contournant le divin rocher comme qui allait donner le fameux rite de la "circumambulation" qui allait être institutionnalisée à Iunu (Héliopolis). Et que le Kam Sebo Amaniite Mohamed va réinstaurer des millénaires après à la Mecque en guise de purification des fidèles. Ce n’était pas seulement un culte lié aux Astres, mais plus profondément l’Adoration de Celui qui fait lever son Soleil à tous et sa position unique dans la Création, en tant qui pilier, pylône qui supporte et soutient la Création.

4-BENBENET : flèche lumineuse et sacrée qui brille au sommet de Benben. C’est le Pyramidion lumineux. En revanche le terme OUBENOU désigne « Cela qui est Brillant », la lumière divine qui point.

5- En somme BEBEN désigne la pierre taillée que Dieu a tirée de Lui-même, de son Ciel. Du Noun, des Eaux éternelles, sans origine ni fin. Noire de Kémèt, car comme on le sait, au sommet de la clarté se cache le Noir, la lumière noire primordiale, l’obscurité originelle (Kek).

V-ESSAI INTERPRÉTATION COMPARÉE...

Compréhension selon laquelle Benben est Theken (Pylône solaire) permet d’en dérouler l’interprétation théologique. Il ya avait dans l’Antiquités au total 24 Kaaba entre Kémèt et la péninsule arabique alors nègre, mais celle d’Héliopolis était la seule vénérée par tous les peuples.
La Réforme inventive mahométane et l’accomplissement de l’héritage du Temple divin kamite
1-Ici, la Kaaba est également descendue du Ciel, qui y aurait été envoyée par Dieu et ramenée à Adam par l’Ange Gabriel, sous la forme d’un rocher précieux, blanc et brillant. Allah aurait donc lancé la « Pierre Noire » du Ciel sur La Mecque comme un gage de fidélité.

2-C’est serait à force d’avoir été effleurée par les mains et les lèvres des fidèles que le divin rocher aurait été corrompu et serait devenu NOIR ; Une autre version veut que, une femme impure l'ayant touchée, elle eût perdit de son éclat et devînt noire, sans pourtant diminuer en puissance comme le Soleil Noir plus puissant que le Clarté blancâtre. La « Pierre Noire », c’est l’Energie infinie de DIEU qui devait libérer les musulmans de leurs péchés en les « déchargeant » spirituellement.

3-Ici la dimension astronomique et magnétiques kamite a été conservée par le prophète kamite d’ascendance abyssinienne. Elle aurait été mise à l'abri des eaux du déluge sur le mont Abu Qubays jusqu'a ce que l'ange Gabriel l'apportât à Abraham, qui construisait la Kaaba, pour qu'il l'enchâsse dans un angle.Elle aurait été donnée à Ismaël, le fils d'Abraham, par l'ange Gabriel. Concrètement, la « Pierre Noire » était scellée au coin de la Kaaba dans le temple de La Mecque bien avant l'invention de l'islam. « venue du ciel » telle une météorite, elle existe bien avant Mahomet et les Arabes. Lorsque le patriarche Abraham et Ismaël bâtissaient la Kaaba, l'ange Gabriel leur apporta une hyacinthe blanche. Ce serait Abraham qui aurait fait transporter la « Pierre Noire » depuis une caverne des environs pour l'enchâsser dans un angle de la Ka'ba, afin de marquer le point de départ de la circumambulation déjà amorcée par Adam. Elle aurait été mise à l'abri des eaux du déluge sur le mont Abu Qubays jusqu'a ce que l'ange Gabriel l'apportât à Abraham, qui construisait la Ka'ba avec son fils Ismaël, avant de l'enchâsser dans un angle.

4-Abandonnant Jérusalem - que le premier Mahomet avait pourtant considéré un temps comme Ville Sainte de Dieu - le Réformateur de l’Islam a fini par rompre avec cette croyance et a fait de la Mecque la Nouvelle Ville sainte et de la Kaaba, la Maison sainte de l’Eternel, en reprenant le rituel de circumambulation dans les termes de l’adoration de l’âme prosternée devant l’Eternel :
« Et quand Nous indiquâmes pour Abraham le lieu de la Maison (La Kaâba) (en lui disant): "Ne M'associe rien; et purifie Ma Maison pour ceux qui tournent autour, pour ceux qui s'y tiennent debout et pour ceux qui s'y inclinent et se prosternent. » (Coran 22 /26)
Plus explicite, il pulvérise la survivance de l’idolâtrie autour du saint lieu :
« Et (rappelle-toi) quand Abraham dit : "Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu sûr, et préserve-moi ainsi que mes enfants de l'adoration des idoles. Ô mon Seigneur, elles (les idoles) ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit est des miens. Quand à celui qui me désobéit... c'est Toi, le Pardonneur, le Très Miséricordieux ! Ô notre Seigneur ! J'ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée (la Kaâba), - ô notre Seigneur - afin qu'ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d'une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ? » (Coran 14 /37)
En somme, la Révélation veut qu’avant Ibrahim, la Kaaba (de "Mouka3ab", signifiant "Cube" en arabe) soit descendu du Trône de Dieu lui-même, et construite par des Anges.
Selon des récits historiques, elle aurait été reconstruite suite à des effondrements successifs au moins 12 fois : par les anges, par Adam, son fils Seth, Ibrahim et son fils Ismael, la tribu des géants, tribu de Banou Jarham, QOSSAY fils de KILAB (un Ancêtre du Prophète Mohammed), la tribu de Qoreich, Abdallah bnou Zoubair (Fils du Compagnon du Prophète Azzoubayr Bnou l3awam et petit fils d'Abou Bakr Siddiq en l'an 65 de l'Hégire), et Alhajjaj Bnou Youssouf (politicien Omeyyade) et enfin le Sultan Ottoman Mourad (en l'an 1040 de l'Hégire suite à une inondation ayant conduit à l'affaissement des bases de la Kaaba).

POUR NE PAS CONCLURE...

Dans la perspective de la déconstruction de l’unilatéralité de l’histoire des idées théologiques et philosophiques, il s’agit d’une continuité, avec la reprise du legs doctrinal égyptien. Ce qui n'exclut pas au demeurant l’originalité de la mutation herméneutique des savants ayant repensé ce Livre.
Ainsi, la pierre noire qui est l’autre nom du rocher solaire existait et du Tertre divin en Egypte, des millénaires avant l’islam, et la Vallée du Nil l’a alors appelée « Ben Ben »...

Paris, Per Ankh de La Renaissance, le 10 septembre 2018.

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