Les quatres éléments et la VHAEE

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Les quatres éléments et la VHAEE

Message par Nurash le Lun 22 Jan - 16:12

Bonjour à tous !

Ces derniers temps je reprends le deuxième verset du premier chapitre de la génèse de Moïse et j'en tire de nombreuses lumières qui me faisait défaut quand à la compréhension des éléments et j'aimerais les partager avec vous.

Pour mémoire :

Moïse verset 1 a écrit:1°) Premièrement-en-principe, il-créa AEloim ( il détermina en existence potentielle, Lui-les-Dieux, l'Etre-des-êtres), l'ipseité-des-cieux et l'ipseité-de-la-terre.

Moïse verset 2 a écrit:2°) Et-la-terre existait puissance-contingente-d'être dans-une-puissance-d'être : et l'obscurité (force compressive et durcissante) était-sur-la-surface de-l'abîme (puissance universelle et contingente d'être) ; et-le-souffle de lui-les-Dieux (force expansive et dilatante) était-générativement-mouvant sur-la-face-des-eaux (passivité universelle).

Dans le premier verset "l'Etre-des-êtres" est vraiment une formule fascinante :
[l'Etre] (avec une majuscule) qui représente "l'êtreté", "l'essence de l'être"
[des-êtres] de tout ce qui aura une existence spécifique et particulière

Le travail que je voulais accomplir, c'était originellement de parvenir à "séparer" (faire un mouvement de séparation) entre ces différentes choses intelligibles... Sauf qu'à ce stade de la génèse, la lumière n'existe pas encore, et ce qui constitue les quatres éléments, bien que dans leur expression la plus subtile, n'est pas encore dans l'intelligence et la séparativité. Il nous faut donc comprendre que tout dans ce deuxième verset existe de manière simultané et est un "point de vue" concomitant avec les autres.

" Et-la-terre existait puissance-contingente-d'être dans-une-puissance-d'être : " Dans un premier temps, je voudrais faire remarquer que Moïse choisi de parler uniquement de l'existence de la terre alors qu'au premier verset il a créer l'ipséité des cieux ET de la terre. Ce que j'en comprend c'est que comme plus tard les cieux existent en tant que force raréfiante, il faut commencer par définir l'aspect le plus dense afin d'en faire une comparaison. D'un autre coté, vu qu'il est question d'expliciter le principe d'ipséité, ce qui est applicable pour la terre, le sera aussi pour les cieux.
Ensuite je pense qu'il est important de remarquer la ponctuation : nous avons deux point et deux assertions séparée par des points-virgules. Cela me fait dire que l'on statue une chose et que l'on en donne les paramètres et les conséquences afin d'expliciter cette chose, afin de mieux la comprendre.

Or donc nous avons :
la Terre qui existe en tant que puissance contingente (restreinte, pondéré, limité) au sein d'une puissance-d'être : un ensemble unique, homogène et non pondéré qui contient l'ensemble des choses qui peuvent être ammené à "être", à avoir une intelligence et une ipseité. C'est ainsi donc que AElohim crée : il donne un élément pondérant et limitant à un ensemble qui existe en puissance sans existence individuelle.
Il y a déjà dans ce principe quelque-chose d'incroyable car pour nous il s'agit de comprendre l'essence même de l'intelligibilité. Je dirais que c'est un principe à "couper le soufle  What a Face ".

"et l'obscurité (force compressive et durcissante) était-sur-la-surface de-l'abîme (puissance universelle et contingente d'être)"
L'obscurité est à la surface de l'abime. Il y a donc une séparation, qui n'est pas vraiement une opposition à ce stade puisque tout existe de manière concomitante qui est faite entre l'obscurité est l'abîme. On peut donc se dire que ces éléments sont des natures contraire. Puisque nous avons le feu et l'eau en troisième partie de ce verset deux, il y a fort à parier que nous avons ici la terre et l'air.
L'obscurité est donc cette phase durcissante et compressive, qui astreint et qui assèche, qui donne une limite terminante.
L'abîme est quand à elle l'ensemble des puissances contigente d'être, elle est décrite comme puissance universelle.

Nous avons donc d'un coté le principe même de particularité et de l'autre toutes les contigences possibles, mais réunies ensembles. Pour autant l'abîme n'est pas plus lumineuse que l'obscurité car elle est parfaitement uniforme, et si on voulait essayait de la voir, on ne percevrait qu'une unifinité d'uniforme, autrement dit le chaos.

Ici nous avons le point-virgule qui pondère, qui sépare tout en ajoutant un nouvel élément.
"; et-le-souffle de lui-les-Dieux (force expansive et dilatante) était-générativement-mouvant sur-la-face-des-eaux (passivité universelle)."
Cette fois ci on est plus sur la "surface" mais sur la "face". Si la surface donne une impression d'étendue, la face donne elle une sensation d'individualité. Nous avons donc le souffle de lui-les-Dieux représentant l'élément feu et les eaux comme passivité universelle.

Cette force expansive dilatante, une force qui progresse, qui développe en amplitude, qui donne du mouvement, est sur la face de cette ensemble de force inerte, immobile, passive, qui tend à se regrouper naturellement dans un mouvement contractant (verset 9 et 10). Nous avons ici le mouvement du feu, une action individuelle qui met en mouvement qui est contraire (sur-la-face notion de non-miscibilité) à la passivité de la masse qui tend spontanément au même endroit. Même là dans ces Principes on retrouve les tendances de l'âme sur le parcours initiatique et dans l'inconscient collectif, c'est quand même incroyable ! Les eaux de leur coté, sont l'expression de l'universelle passivité, de l'aspect nourricier de cette force qu'est l'océan de l'énergie vitale.
Si je m'arrête un peu sur la nature essentielle de cette eau, je me dit qu'elle valide de manière uniforme toute action opérée sur elle. Comme si cette eau était un champ vectoriel parfaitement uniforme et contenant en lui en potentiel TOUT les vecteurs.
Nous avons donc une opposition Entre l'aspect volontaire du feu et l'aspect passif de l'eau. cela signifie également que l'eau à ce stade perpétue sans la moindre résistance tout mouvement qui lui est imposé.

Pour résumer :
Le feu est l'aspect individuel et volontaire capable d'animer d'importe quelle forme. Il est contraire à l'aspect passif de l'eau.
L'air est l'aspect universel de tout ce qui est en contigence et la terre l'aspect particulier.

Pour parvenir plus tard à l'existence, il faudra former l'être et lui donner 4 caractéristiques essentielles : un aspect individuel qui lui donne sa volonté, un aspect appartenant à un archétype qui aura été défini comme étant en contigence d'être, un aspect substanciel qui répondra à l'aspect volitif, et un aspect limitant qui déterminera la forme, et la quantité d'énergie qui sera relatif à l'expression de cette volonté.
Ce que l'on nomme "'aimant quadripolaire", représente le fait qu'une chose en tant que telle pour exister de manière matérielle doit présenter de manière simultanée quatre aspects. On peut y voir les trois dimensions auquel on ajoute la dimension temporelle.

On peut également voir une distinction entre :
le feu et la terre, entre l'aspect individuel volitif et l'aspect particulier subi.
Le feu et l'air, entre l'aspect individuel et l'aspect général contingent.
L'eau et la terre, entre l'aspect totalement fluide et passif et l'aspect inertie, terminant, insensible.
L'eau et l'air, entre l'aspect commun selon la substance et l'aspect commun selon l'archétype et selon la contingence.
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