Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

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Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Lug le Dim 26 Nov - 12:50

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Prologue :


Ce qu’il y a de mystérieux et d’extraordinaire dans toute quête ou recherche, c’est que l’on finit, assez souvent, par ne pas trouver ce que l’on cherchait vraiment - et qui n’était qu’une vague idée forgée selon des connaissances lacunaires et des aspirations illusoires -, mais que l’on y découvre ce que l’on ne cherchait pas, et qui se révèle contenir une richesse que même en rêve nous n’aurions espéré recevoir.



C’est ainsi que, profitant des incroyables possibilités que nous offre internet, je suis parti au hasard de mes recherches pour tenter de guider ma réflexion, et découvrir des réponses aux multiples questions fondamentales que tout être humain se pose, ou devrait nécessairement se poser pour ne pas mourir définitivement idiot.



Comme vous le savez maintenant, tout commence devant un moteur de recherche qui vous invite à poser une question. Quelle première question ? Voilà bien l’interrogation que se pose tout aventurier avant que d’entreprendre sa quête sur cette toile aux immenses possibilités.



Puisque tout parait possible, alors ce n’est plus que l’imagination du questionneur qui devra guider ses pas sur ce chemin de grande randonnée qu’est le long pèlerinage qu’il espère pouvoir entreprendre, et qui le mènera vers cette désaltérante source de vie qu’est la Vérité. Cette imagination sera bien entendu fonction de son niveau culturel et de celui de ses connaissances, ainsi que de sa volonté et son endurance à obtenir un résultat récompensant au moins ses efforts de recherche.



Avant qu’internet n’existe, de tout temps de nombreux individus, réels ou légendaires, ont entrepris cette quête vers cette inaccessible étoile qu'est la Vérité. De Ramâ à Arjuna, d’Ulysse à Moïse, de Gilgamech à Appolonius de Tyane  en passant par Pythagore et Pantagruel, dont Rabelais lui fait découvrir l’ésotérique oracle de la dive bouteille ; ou encore ce mystérieux Simorgh que la Huppe entraine les oiseaux à entreprendre la recherche, dans ce conte hermétique de ce maître soufi,  Farid al-Din Attar : le langage des oiseaux. Tout en empruntant des chemins différents, ils poursuivaient le même but, celui de la véritable Connaissance des réalités subjectives abstraites. Aujourd’hui où il est possible, d’un simple clic de chez soi, d’obtenir les plus précieux documents se trouvant dans une des nombreuses bibliothèques réparties sur la planète, la quête peut paraître plus facile d’un point de vue physique (moins de longs, coûteux et aventureux voyages à effectuer), mais l’extraordinaire profusion des sources et des documents ainsi disponibles, loin d’être tous d’égale valeur, ne rend pas la route à parcourir moins pénible ni moins dangereuse. Comme j’ai coutume de l’écrire, trop de trop tue le trop.



Pour reprendre la règle d’un bon randonneur de l’extrême, je crois utile de rappeler que le plus sûr moyen d’arpenter ce Camino reste encore celui qui consiste à mettre prudemment un pied devant l’autre, et selon la formule latine : Festina lente (hâte-toi lentement). J’ai donc posé toute une série de questions à un célèbre moteur de recherche, tant dans le domaine historique, que scientifique, qu’historiographique, que philosophique ou mystique et religieux. De toutes les questions posées les plus pertinentes (les plus rares) ont seules reçu des réponses parmi lesquelles se trouvaient quelques perles dont les contenus étaient souvent plus pertinents que mes questions, ce qui m’engageait à sans cesse affiner la qualité de ces dernières. En plus des documents et ouvrages qui me sont devenus accessibles, et de certaines vidéos contenant des informations inédites et de grandes qualités, j’ai aussi croisé de nombreux échanges au sein de différents forums allant des plus loufoques qui sont hélas! légions, aux plus précieux grâce auxquels j’ai pu rencontrer quelques randonneurs extrêmement expérimentés. Jusqu’au jour où le hasard de mes pérégrinations m’a fait rencontrer un exceptionnel espace de ce monde virtuel et intergénérationnel dans lequel j’ai enfin croisé la route de celui qui était capable d’apporter des réponses d’une pertinence inégalée à mes petites questions, tout en restant constamment d’une totale cohérence avec sa vision globale offrant une perspective grandiose et universelle englobant le passé - pas celui trafiqué par les livres d'histoires qui servent aux enseignants fonctionnaires, ni les bréviaires religieux si souvent trafiqués par des clergés corrompus -, mais aussi le présent et les futurs multidimensionnels possibles et plus que probables, accessibles au seul libre arbitre.

Bien évidemment, lorsque l’on a croisé si longtemps la route de nombreux fumistes, et ils sont aussi légions, qui se prétendent être ce qu’ils ne sont pas et ne seront jamais, la méfiance non seulement est de rigueur, mais donne comme réflexe conditionné une constante exigence de mise à l’épreuve et une implacable recherche de crédibilité, tant des sources que de la façon de transmettre des Connaissances en utilisant sans cesse la libre possibilité d’en rechercher la faille, la contradiction ou l’invraisemblance. Et c’est justement après avoir soumis mon interlocuteur à ces rudes exigences, et ne parvenant jamais à démontrer soit la faiblesse de ses réponses, ou leurs incohérences, pas plus qu'il m'a été possible de faire mieux dans mes tentatives de propositions cherchant à rivaliser sur le même niveau de rigueur, de justesse et d’équilibre, que j’ai progressivement compris que je n’avais pas à faire à un charlatan-illusionniste de passage, ni à un mouton de pèlerin, plus ou moins fanatisé, de la normalité ambiante imbécile, sous emprise doctrinale et radotant des poncifs éculés et des lieux communs aussi creux que ceux de la plus mauvaise propagande, mais bien à ce que je considère légitimement comme étant un « maître », alors qu'il ne se prétend jamais comme tel, et se défend même vigoureusement d’en être un. Peut-être justement pour mettre à l'épreuve mon sens subtil de discernement et la solidité de mes convictions.



Ce maître ne l’est pas parce qu’il le prétend, mais parce qu’il m’a fait suffisamment la démonstration qu’il en était véritablement un, au point que je considère comme parfaitement légitime de le désigner sous cette appellation la plus en adéquation avec les Enseignements de la Sagesse immémoriale qu'il professe, dans le cadre d'un service totalement désintéressé au profit de l'utilité commune, celle de l’Humanité. 



Vous qui aurez la possibilité de vérifier la pertinence et le bien-fondé de ce que j'affirme dans ce prologue, je vous laisse juge, après avoir pris connaissance de ses flamboyantes prestations, de confirmer ou non cette opinion mienne le concernant.



S'il est des livres qui peuvent se lire en quelques heures ou quelques jours, preuve qu'ils ne contiennent rien de particulièrement enrichissant, il en est d'autres qui ne révèlent leurs extraordinaires richesses et profondeurs qu'après de nombreuses et lentes relectures. Je ne suis pas certain que vous puissiez jamais venir à bout de celui qui vous est offert, à la suite de mon propos, mais chaque fois que vous prendrez la peine de l'approfondir, il vous récompensera amplement en vous offrant de nouvelles pépites provenant des inestimables Enseignements de la Sagesse immémoriale. Au détour d'une phrase, que vous aurez pourtant peut-être lue plusieurs fois sans rien y trouver de particulièrement extraordinaire, surgira subitement une évidence sous forme d'un rayon d'inspiration spirituel, qui ne pouvait se percevoir que grâce à l'élargissement de votre Conscience intuitive développée lors des précédentes lectures. Cette phrase d'apparence banale vous livrera alors le puissant pouvoir de transmutation du mantra hermétique qu'elle contient dans son sens Cachant.



Ce qui caractérise la Justice Divine, c'est qu'elle accorde à chacun selon ses mérites sans qu'il n’y ait jamais d’exception à cette règle. Ceci sous-entend qu'il n'est rien offert lorsqu'il n'y a pas de mérite.



Entre chaque série de dialogues, entre l’élève et le maître, est intercalée une note d’alchimie spirituelle. Dans un premier temps, vous pouvez choisir de la passer, à l’exception de la première qui plante les éléments du décor indispensable à la bonne compréhension des différents échanges, mais lors d’une relecture vous ne manquerez pas d’apprécier le contenu de chacune de ces notes et des liens qu’elles ont avec l’ensemble des dialogues.



Enfin, si certains se demandent : quelle est la finalité de ce petit ouvrage? Je répondrai qu’il s’agit rien de moins que de répondre à ces questions existentielles que chaque être humain se pose à un moment de sa vie, s'il utilise correctement ses facultés spécifiquement humaines, et qui sont : 



D’où je viens ? Pourquoi je suis là ? Que dois-je y faire ? Et dans quelle perspective ?



Ou alors, doit-il se résoudre à ce qu’écrivait William Shakespeare :



« La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus. C’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. » 



Entre cette désespérante désillusion et la lumineuse perspective que contiennent les Enseignements de la Sagesse immémoriale, et que révèlent ces dialogues, j’ai fait mon choix : celui de réunir les conditions me permettant de pouvoir accéder à ces inestimables Enseignements de la Sagesse immémoriale, à vous de faire le vôtre en toute Conscience.


Dernière édition par Lug le Lun 27 Nov - 11:11, édité 1 fois

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Vasanakshaya le Dim 26 Nov - 14:29

En tant que gourmet modestement expérimenté et affamé, ce prologue au parfum subtilement évocateur garant de qualité m'ouvre encore plus l’appétit.

Ce livre au prologue prometteur dans la lignée de l'Hermétisme me donne grandement envie de l'éprouver !


Dernière édition par Vasanakshaya le Dim 26 Nov - 16:55, édité 1 fois

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Scorpion le Dim 26 Nov - 15:22

A la lecture de ce prologue, il me tarde de decouvrir le contenu du livre..Je me régale à la lecture de tes livres précédents sur lesquels je reviens regulierement pour mon approfondissement.. Nul doute que ce livre sera un joyau pour tous les chercheurs.. Very Happy sunny

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Chris Al-kīmiyā le Dim 26 Nov - 16:16

Le savoir faire d’un grand chef qui sublime son Art. Merci mon Lug cheers
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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Kanzi le Dim 26 Nov - 17:11

Hâte de tourner les pages ! C'est comme une effluve prometteuse qui vient chatouiller les narines ! Le ton est donné d'entrée ! Il ne peut y avoir d'erreur...ça sent bon le randonneur de l'extrême arrivé au sommet de son Art  ! Merci de partager avec nous I love you

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Danil* le Dim 26 Nov - 20:46

vraiment très très heureux pour toi mon Lug! ... cheers

et à ce doux baiser de la providence , nul doute que "ce hasard de tes pérégrinations" (aussi humble soit il s'annoncer comme tel) , nous en sommes tous très reconnaissant s'offrir à toi , à ta grande générosité de partager autant ce parcours grandiose qui est le tien (et aussi inégalé que marathonien d'ordinaire il puisse devenir gargantuesque parfois!)  study  elephant

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Isa le Dim 26 Nov - 23:57

Lug a écrit: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Rien que le prologue suffit mon Lug tongue
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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Lilbudha le Lun 27 Nov - 0:39

Très heureux de voir que les dialogues d'une infinie richesse entre l'élève et le maître, ponctués par tes exquises notes d'Alchimie spirituelle, vont être mis en forme par tes soins dans un de tes généreux ouvrages à destination du profit de l'utilité commune mon cher ainé.

Ce prologue me semble particulièrement fort et évocateur, puisque tu adoptes volontairement le point de vu de l'élève bien que ce soit toi le maître, ce qui permet une identification facilitée de ton lecteur.

Puisque tu nous demandes un avis sur ce prologue, j'essayerais de rendre celui-ci le plus constructif possible en te faisant différentes propositions qui me sont venues lors de mes lectures.

Il me semblerait utile lorsque tu évoques pour la première fois le terme de Vérité au quatrième paragraphe, de la définir de façon succincte (puisque tu rentreras bien plus dans le détail par la suite) afin de bien planter le décor pour le potentiel lecteur qui n'a pas pour habitude de te lire.

Au niveau de la syntaxe, je me suis permis de relever quelques phrases qui me semblent pouvoir gagner en clarté et fluidité de lecture.
La première est celle-ci :
Lug a écrit:alors que non seulement il ne se prétend jamais comme tel, et se défend même vigoureusement d’en être un.
Le "non seulement" me paraît être ici de trop puisqu'il évoque une suite à ta phrase que tu ne donnes pas (non seulement > mais aussi). Je crois que ta phrase gagnerait si tu faisais sauter cette expression ce qui donnerait :
(...)mais bien à ce que je considère légitimement comme étant un « maître », alors qu'il ne se prétend jamais comme tel, et se défend même vigoureusement d’en être un.
Concernant la deuxième phrase relevée, la voici :
Lug a écrit:Jusqu’au jour où le hasard de mes pérégrinations m’a fait rencontrer un exceptionnel espace de ce monde virtuel et intergénérationnel dans lequel j’ai enfin croisé la route non seulement de celui qui était capable d’apporter des réponses d’une pertinence inégalée à mes petites questions, mais aussi tout en restant constamment d’une totale cohérence avec sa vision globale offrant une perspective grandiose et universelle englobant le passé - pas celui trafiqué par les livres d'histoires qui servent aux enseignants fonctionnaires, ni les bréviaires religieux si souvent trafiqués par des clergés corrompus -, le présent et les futurs multidimensionnels possibles et plus que probables.


Il me semble qu'elle soit un poil plus claire ainsi :
Jusqu’au jour où le hasard de mes pérégrinations m’a fait rencontrer un exceptionnel espace de ce monde virtuel et intergénérationnel dans lequel j’ai enfin croisé la route de celui qui était capable d’apporter des réponses d’une pertinence inégalée à mes petites questions, tout en restant constamment d’une totale cohérence avec sa vision globale offrant une perspective grandiose et universelle englobant le passé - pas celui trafiqué par les livres d'histoires qui servent aux enseignants fonctionnaires, ni les bréviaires religieux si souvent trafiqués par des clergés corrompus -, mais aussi (par voie de conséquence ?) le présent et les futurs multidimensionnels possibles et plus que probables.


J'ai aussi relevé cette phrase :
Lug a écrit:Je ne suis pas certain que celui qui vous est offert à la suite de mon propos, vous ne puissiez jamais en venir à bout, mais chaque fois que vous prendrez la peine de l'approfondir, il vous récompensera amplement en vous offrant de nouvelles pépites provenant des inestimables Enseignements de la Sagesse immémoriale.
Ce petit déplacement de proposition que je te propose me paraît rendre la lecture de cette phrase plus fluide :
Je ne suis pas certain que vous ne puissiez jamais en venir à bout de celui qui vous est offert à la suite de mon propos, mais chaque fois que vous prendrez la peine de l'approfondir, il vous récompensera amplement en vous offrant de nouvelles pépites provenant des inestimables Enseignements de la Sagesse immémoriale.
Et la dernière que voici :
Lug a écrit:Au détour d'une phrase, que vous aurez pourtant lue peut-être plusieurs fois sans rien y trouver de particulier, de laquelle subitement surgira une évidence, sous forme d'un rayon d'inspiration spirituel, qui ne pouvait se percevoir que grâce à l'élargissement de votre Conscience intuitive développée lors des précédentes lectures.
Je te proposerai cette petite modification qui me permet, tout en gardant le sens, de rendre la lecture plus fluide, à mon sens tout du moins.
Au détour d'une phrase que vous aurez pourtant peut-être lue plusieurs fois sans rien y trouver de particulier, surgira subitement une évidence, sous forme d'un rayon d'inspiration spirituel, qui ne pouvait se percevoir que grâce à l'élargissement de votre Conscience intuitive développée lors des précédentes lectures.

Au delà de ces détails, ce prologue donne très envie d'avoir l'ouvrage entre les mains et contient déjà de nombreuses richesses pour le lecteur attentif. sunny study

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Invité le Lun 27 Nov - 1:06

Ha, mon Lug, si tu n'existais pas il faudrait t'inventer, ton style unique, reconnaissable entre tous, fait ma joie !
D’où je viens ? Pourquoi je suis là ? Que dois-je y faire ? Et dans quelle perspective ?

Wouah, que ça ?
En tout cas, si tu bûches sur la question "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien", consulte-moi, j'ai la réponse.  Very Happy
Petite parenthèse : Ton premier paragraphe est relatif à la sérendipité,
concept proche de la synchronicité, sorte de clin d'oeil sous forme de coup de pouce de Dieu au libre arbitre.

Et puis, je me permets de rebondir sur mon Lilbudha, n'essaie pas d'imiter Proust avec ses phrases à rallonge.
Je tombe aussi dans cette tentation de vouloir tout dire d'une pensée débordante en une phrase qui la contiendrait entièrement
mais le lecteur, en général, finit par patiner sous la charge.

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par modeste le Lun 27 Nov - 9:09

Faire des dialogues du Maître et de l’élève un livre
revient à leur donner une meilleure visibilité,
c’est, je trouve, une idée géniale…
Quant au prologue, j’y vois une invitation à nous placer dans la peau de cet élève,
et chercher à faire connaissance avec ce Maitre,
et par la faculté d’identification, j’irai presque jusqu’à dire, le rechercher jusqu’ à l’intérieur de nous-même…
Moi, je suis partant pour cette recherche…
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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Danil* le Lun 27 Nov - 11:14

Lilbudha a écrit:
Au niveau de la syntaxe, je me suis permis de relever quelques phrases qui me semblent pouvoir gagner en clarté et fluidité de lecture.
La première est celle-ci :
Lug a écrit:alors que non seulement il ne se prétend jamais comme tel, et se défend même vigoureusement d’en être un.
Le "non seulement" me paraît être ici de trop puisqu'il évoque une suite à ta phrase que tu ne donnes pas (non seulement > mais aussi). Je crois que ta phrase gagnerait si tu faisais sauter cette expression ce qui donnerait :
(...)mais bien à ce que je considère légitimement comme étant un « maître », alors qu'il ne se prétend jamais comme tel, et se défend même vigoureusement d’en être un.

Rolling Eyes perso mon Lilbudha , comprenant de Lug : "que (de cette qualité de Maître) , non seulement (il) ne s'en prétend jamais ... (mais en plus)... (il) s'en défend" ... il me semble qu'en peu de mots , tout est dit , ceci très simplement... study

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Lug le Lun 27 Nov - 11:28

Lilbudha a écrit:Très heureux de voir que les dialogues d'une infinie richesse entre l'élève et le maître, ponctués par tes exquises notes d'Alchimie spirituelle, vont être mis en forme par tes soins dans un de tes généreux ouvrages à destination du profit de l'utilité commune mon cher ainé.

Ce prologue me semble particulièrement fort et évocateur, puisque tu adoptes volontairement le point de vu de l'élève bien que ce soit toi le maître, ce qui permet une identification facilitée de ton lecteur.

Puisque tu nous demandes un avis sur ce prologue, j'essayerais de rendre celui-ci le plus constructif possible en te faisant différentes propositions qui me sont venues lors de mes lectures.

Il me semblerait utile lorsque tu évoques pour la première fois le terme de Vérité au quatrième paragraphe, de la définir de façon succincte (puisque tu rentreras bien plus dans le détail par la suite) afin de bien planter le décor pour le potentiel lecteur qui n'a pas pour habitude de te lire.



Au delà de ces détails, ce prologue donne très envie d'avoir l'ouvrage entre les mains et contient déjà de nombreuses richesses pour le lecteur attentif. sunny study

Merci mon Lilbudha, j'ai retenu tes propositions, tout en y ajoutant quelques minusculisimes améliorations.

Ce qu'il y a de terrible dans ce travail de perception majoritairement intuitive transposé dans l'écrit, c'est cette dualité constante entre le fond et la forme, l'Esprit et la lettre, la qualité et l'apparence, le tangible et l'intangible, le subtil et l'épais.

Je pourrai me relire 100 fois et sans cesse y trouver matière à amélioration et modification. Ma correctrice (épouse) qui ne se focalise que sur la forme, est dans la même situation, c'est dire l'immensité de ce genre de tache... Wink


Pour ce qui est de la Vérité, je considère que tout ce que je développe dans les dialogues, n'en est qu'une définition succincte d'icelle...

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Lug le Lun 27 Nov - 11:44

enerlibr a écrit:Ha, mon Lug, si tu n'existais pas il faudrait t'inventer, ton style unique, reconnaissable entre tous, fait ma joie !
D’où je viens ? Pourquoi je suis là ? Que dois-je y faire ? Et dans quelle perspective ?

Wouah, que ça ?
En tout cas, si tu bûches sur la question "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien", consulte-moi, j'ai la réponse.  Very Happy
Petite parenthèse : Ton premier paragraphe est relatif à la sérendipité,
concept proche de la synchronicité, sorte de clin d'oeil sous forme de coup de pouce de Dieu au libre arbitre.

Et puis, je me permets de rebondir sur mon Lilbudha, n'essaie pas d'imiter Proust avec ses phrases à rallonge.
Je tombe aussi dans cette tentation de vouloir tout dire d'une pensée débordante en une phrase qui la contiendrait entièrement
mais le lecteur, en général, finit par patiner sous la charge.

Mon enerlibr, tu me prêtes des ambitions littéraires qui sont à mille lieues de mes préoccupations.

Je travaille sur les dialogues depuis maintenant dix ans, revenant sans cesse sur chacune des phrases, sur chaque mot, pour tenter de trouver la tonalité la plus proche de la pensée juste en vertus.

Chaque fois je trouve matière à modification, souvent cela change tellement la fréquence vibratoire d’une phrase ou même d’un paragraphe, que je suis obligé de le remanier, comme qui dirait redétricoter le pull pour recommencer le tricotage.

Cent fois sur le métier, disait le poète...

Ceci pour te dire que s’il me fallait en plus me préoccuper de singer grossièrement je ne sais quel illustre écrivain, j’épuiserais rapidement mes maigres compétences.

Aussi, j’ai limité mon ambition à l’obtention, autant-que-possible, de la fréquence d’une pensée juste en vertus. Que ceux qui veulent lire du Proust partent à la recherche du temps perdu... Very Happy Very Happy Very Happy

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Nurash le Lun 27 Nov - 19:30

Voilà qui explique la genèse des dialogues qui ont été portés à notre attention Smile ! Ma foi ça à l'air très prometteur, ce sera l'occasion de lire et relire certains dialogue... Je comprend aussi pourquoi j'avais tant de mal à les lire et les assimilés au point d'avoir jetter l'éponge et de m'être rabattu sur des nourritures plus à mon niveau. C'est du pur décapant qu'il faut pouvoir assumer d'absorber Smile !

Au delà des trois sens de lecture je vois également trois manière de lire ces dialogues :
-Pourquoi poser cette question ?
-Qu'aurais-je, sans influences, répondu à cette question ?
-Que n'ai-je pas répondu qui était dans la réponse du maître et quelle lacune révélè-t-elle en moi ?

Hâte de lire ça mon Lug Smile !

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Lilbudha le Mar 28 Nov - 3:50

Je comprends les difficultés que tu évoques pour les rencontrer moi-même lorsque j'écris ou m'exprime de façon plus générale mon Lug.

Procéder à l'analogie des contraires est déjà difficile à réaliser sur le plan horizontal, mais quand vient le moment où il faut en plus coudre subtilement à l'ouvrage le fil énergétique du plan vertical, afin de respecter les exigences de la pensée juste en vertus, c'est comme si l'on devait nécessairement multiplier par deux ses bras à la manière des divinités hindous. La difficulté de l'exercice a vraiment de quoi donner le tournis. Ce serait là une des causes de l'ivresse que je serais pas surpris. Wink


Faire surgir quelque chose de rien est impossible, puisque l'exercice est réservé au seul Divin Créateur, il est toutefois possible et recommandé au Penseur de faire surgir des possibilités infinies de combinaison de pensées à sa disposition, la lumière du tréfonds de l'Ignorance. Il confère ainsi à cet acte de co-création le sens le plus noble qu'il soit possible de donner à un acte : celui du Don parfaitement désintéressé ; car par ce que l'on pense, on est, et par ce que l'on est, on s'offre au monde.

En cela tu restes un exemple difficilement égalable pour celui qui veut bien voir.
Bon, voilà que je m'y remets, sur le métier Very Happy
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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Lug le Mar 28 Nov - 10:23

.
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Petit avant goût avec les deux premiers dialogues entièrement remaniés...

Si après digestion et bonne assimilation, certains sont encore en appétit, je pourrais faire suivre cet apéro avec les cahuètes de la première note d'alchimie, mais là c'est pas de la douce liqueur pour jeune fille délicate, comme ils disent dans les Tontons flingueurs : c'est plutôt une boisson d'homme... Very Happy


Dialogues 1 et 2 a écrit:

Dialogue N° 1 : Le Fils de Dieu et le hasard.

L’élève : Maître, comment sait-on que l’on est véritablement un Fils de Dieu ? 



Le Maître : Tous ceux qui ont répondu à cette question savent, sans l’ombre d’un doute, qu’ils font partie des Fils du Divin Créateur, les autres non. Ceux qui parviennent à répondre à cette question ne se sont pas contentés du petit savoir qui leur a été communiqué, concernant leur filiation biologique et celui d’un héritage culturel national, mais ils ont tenté de remonter la chaîne de pro-créations multidimensionnelles occultes, pour finir par constater, en accédant à la Connaissance, qu’il n’y a qu’un seul Divin Créateur. Notre acte d’existence cosmique établit que nous sommes donc nécessairement les enfants de ce génial Géniteur universel, avec les heureuses et riches conséquences de cette illustre filiation héréditaire divine. 

Toute autre filiation héréditaire biologique, culturelle ou spirituelle serait soit incomplète, soit fantaisiste, et sans bases crédibles ; soit chercherait à nous priver de notre royal héritage, ce qui a été trop souvent le cas dans la longue Histoire de l'Humanité et de ces groupes de dirigeants corrompus et prédateurs qu’ils soient politiques, philosophiques ou religieux.



L’élève : Maître, cela suppose qu’il y ait Un Divin Créateur, mais ça ne reste qu’une hypothèse que rejettent par exemple les athées. Quelle est donc la filiation pour ceux qui n’acceptent pas cette hypothèse du Divin Créateur ?



Le Maître : Cette filiation reste la même, mais pour les athées au lieu d’être les Fils du Divin Créateur, ils se croient les fils du petit dieu des ignorants, dont ils ne peuvent pas se passer, et qu’ils appellent invariablement le Hasard et sa parèdre la Nécessité. Ils sont donc les fils délirants des aléas d’une expression chaotique et imprévisible d’une « création » loufoque irresponsable et sans Conscience. Car - et c’est en cela qu’ils restent les fils ignorants du Divin Créateur -, comme Il est l’unique à posséder cette Faculté de Création ex nihilo, tout finit par se ramener à celle-ci et à son Créateur, que l’ont ait accepté ou non cette réalité subjective abstraite. L’athée qui tente d’appréhender les Lois de la Création par une succession « raisonnée » de coïncidences causales aussi absurdes que fantasques, en arrive toujours au constat qu’à un instant donné il y a bien eu un processus intelligent évolutif et ordonné qui fait qu’il y a quelque chose plutôt que rien (qui n’est pas le néant), et sans lequel rien ne sort sans cette Création ex nihilo, dont la cohérence multidimensionnelle ne peut être attribuée qu’à l’Intelligence, la Volonté et L’Amour d’un unique Divin Créateur, puisque rien ni personne, au sein de cette Création, n’est capable de reproduire cette pratique phénoménale, ce qui fait que par cette Fonction spécifique, Il est et reste : l’Unique.



L’élève : Maître, pourquoi le Hasard ne pourrait-il pas être la cause unique de la Création?



Le Maître : Parce que si tu fais reposer le long et infini Processus grandiose de la Création universelle sur le Hasard, tu ne peux pas sortir du chaos. Le Hasard - que tu mets en lieu et place du Divin Créateur pour donner un nom à ce que la seule raison des athées n’est jamais capable d’expliquer ni même d’en admettre le Principe, compte tenu de ses limites - a pour principale caractéristique de ne pas être prévisible. Si le Hasard était prévisible (ce qui impliquerait une préalable faculté d’anticipation avant que n’existe quoi que ce soit ), il ne serait plus le Hasard, mais deviendrait automatiquement un élément constitutif d’un corpus de Lois Providentielles systémiques coordonnées entre elles, et sans laquelle coordination volontaire et globale aucune de ces Lois ne pourraient s’harmoniser avec les autres tant dans le temps que dans l’espace. Donc, s’il y a existence de ces Lois Providentielles, hors de la temporalité indispensables à un processus évolutif, il y a nécessairement un Législateur qui, par ses Connaissances intemporelles (omniscience), en assure la cohésion et la pérennité par des Principes permettant l’infini des causes, et pour l’éternité la manifestation temporaire des effets. Dans ces conditions le  « Hasard » n’est plus qu’une illusion chimérique hasardeuse qui résulte uniquement des élucubrations de l’ignorance de celui qui y croit aveuglément. Comme il n’est pas dans les capacités du Hasard de prévoir et d’anticiper, il ne peut donc pas harmoniser et pérenniser un processus évolutif qui requiert une multitude de dimensions. Le Hasard, comme le néant, ne sont que des affabulations grotesques qui n’existent pas dans la Réalité subjective abstraite intemporelle, car elles seraient la négation de l'immuable Vérité Absolue que caractérise le Divin Créateur, puisqu'elles Lui attribueraient une part d'ignorance.



L’élève : Maître, ceux qui ne croient pas dans cette abstraction de Divin Créateur, n’ont-ils pas nécessairement une autre filiation ?



Le Maître : Chacun est libre de se choisir, durant une incarnation donnée, une filiation physique, intellectuelle et/ou spirituelle, plus ou moins fictive, et qui semble être plus conforme et accessible à l’état d’évolution de sa Conscience. Mais ce n’est pas parce que tu ignores ou rejettes le Principe directeur d’un Divin Créateur que tu changes quoi que ce soit à cette évidente réalité subjective abstraite qu’est l’immuable Vérité Absolue qui en est la synthèse et le germe de toute création. Pour l’ensemble de l’universelle Création, il n’y a qu’une seule voie qui comprend deux directions : l’involution et l’évolution. Un vieil adage populaire dit que : tous les chemins mènent à Rome, il oublie de préciser que ceux qui les empruntent dans le mauvais sens, parcourent des chemins qui les éloignent de Rome.

Chacun peut s’imaginer que la «Vérité» se limite à ce qu’il perçoit : sa filiation à un éphémère rapport de causalité biologique, culturel ou cultuel, et que tout ce qu’il ne perçoit pas, en dehors des limites de cette vision étroite, n’existe pas, mais ce n’est là qu’une insignifiante petite vérité relative et éphémère qui ne change rien à l’Immuable Vérité Absolue, en dehors de laquelle aucune vérité relative ne serait possible, même temporairement.

C’est toujours le plus véritable qui contient l’illusion temporaire du moins véritable, et non l’inverse. Tel est l’ordre souverain des choses


Dialogue N° 2 : Devenir un deva

L'élève : Maître, quand est-ce que l'être humain devient un deva ?



Le Maître : La Conscience qui s’incarne dans une forme humaine peut espérer redevenir, et non devenir, un deva lorsqu’elle cesse d’être un asura, et de croire qu’elle est un être humain ou une autre forme éphémère. Pour pouvoir s'identifier à une forme périssable et mortelle, la Conscience doit temporairement sombrer dans l’oubli de sa nature immortelle et de ses origines divines, car le Principe  qui gouverne la Conscience est celui qui consiste à ce qu’elle ne devienne que ce qu’elle est capable de penser en fonction de ses capacités à le faire, et rien de plus. Tout ce qui t’entoure n’est que la conséquence de l’application de ce Principe tant dans le microcosme que dans le macrocosme.



L’élève : Maître, une Conscience peut-elle devenir autre chose que ce qu’elle pense ?



Le Maître : Regarde autour de toi, et tu constateras que les individus que tu croises ne sont que ce à quoi ils croient et accordent de l’importance, et rien d’autre. Une Conscience qui ne pense pas, soit par ignorance, soit par paresse, soit pour ces deux causes concomitantes, ne devient alors que ce que pensent les Consciences qui l’entourent et qui en profitent pour l’utiliser à ses dépens. Cette Conscience ne devient pas ce qu’elle pense, puisqu’elle ne pense pas ou si peu, mais devient ce que d’autres l’ont convaincue de penser ce qu’ils pensent. C’est en général le cas des Consciences moutonnières de la masse qui constitue la normalité ambiante somnambulique et routinière. Autant te dire que ces Consciences faiblement éveillées, ignorantes et gouvernées par les pensées des autres n’ont aucune chance d’accéder, lors d’une incarnation, à leur nature dévique qui pourtant est en contingence d’être pour chacune d’elle. Par ailleurs, celui qui ne pense pas ou peu ne possède pas les ressources énergétiques pour donner de la force à sa volonté, il ne lui est donc pas possible d’activer son libre arbitre, c’est pour cette raison qu’il finit dans l’asservissement des routines moutonnières en suivant le troupeau de ceux qui lui sont semblables dirigé par ceux qui utilisent leur intelligence à dominer leurs semblables. Le côté grégaire de l’espèce et les lois causales, qui sont appliquées par les asuras, font que seul le semblable connait le semblable, et que par sédimentation naturelle le lourd se retrouve avec le lourd et le subtil avec le subtil. Les asuras doivent eux aussi se débarrasser (domestiquer) de leurs vices qui caractérisent leur état démoniaque pour espérer sortir des palais construits par l’architecte Maya (un asura), et redécouvrir leur nature dévique. En attendant, ceux qui ne pensent qu’à satisfaire leurs besoins primaires (animaliers) ne sont même pas des asuras, mais le bétail que ces derniers utilisent soit pour leurs satisfactions personnelles, soit pour accomplir leur dessein propre à leur état de Conscience égoïste, afin de s’en affranchir.



L’élève : Maître, dois-je considérer que la pensée est la source de ce puissant pouvoir de transmutation et de hiérarchisation des Consciences et des créatures ?



Le Maître : Elle l’est dans une certaine mesure, si tu tiens compte du fait que s’il est possible de transmuter le métal vil en métal précieux, il est aussi possible de ne pas le faire ou d’en faire autre chose de peu d’intérêt. Ceux qui ne pensent qu’à des âneries, ne deviennent jamais autre chose que des ânes. Mais entre ces extrêmes que sont l’involution, domaine des asuras, et sa polarité opposée : l’évolution, domaine du deva entièrement dévoué au Dharma, il y a effectivement une hiérarchie de niveaux qui permet à la Conscience, faisant volontairement l’effort de les franchir, d’éprouver progressivement le développement de sa puissance qui passera de l’idée creuse et vide de sens, à la pensée plus ou moins juste, pour parvenir à la pensée la plus juste qu’il soit possible d’atteindre par les limites de l’intelligence supérieure, jusqu’à pouvoir dépasser ces limites grâce au sceptre du pouvoir du deva qu’est la pensée juste en vertus. La pensée en est la source énergétique, mais elle ne suffit pas à mettre en action le pouvoir de transmutation au sein d’une échelle d’évolution. Il y faut aussi la mise en pratique sans laquelle une pensée n’est qu’une graine qui ne peut germer pour cause de n’avoir pas rencontré le sol fertile propre à sa fécondation, ainsi que les conditions environnementales indispensables à sa germination et son épanouissement. Lorsque la Conscience, par son développement, parvient à la maîtrise du pouvoir de transmutation, c’est d’abord parce qu’elle sait que l’oeuvrant agit sur l’oeuvre autant que l’oeuvre agit sur l’oeuvrant. Chaque pensée ouvre une perspective involutive ou évolutive, aucune n’est jamais sans effet, qu’elle soit positive ou négative. Cette ouverture offrira à la Conscience l’opportunité d’y aller ou pas, selon son discernement, son libre arbitre et sa volonté de mise en pratique. Le plomb de l’ignorance ne se transforme pas en or de la Connaissance tant que l’alchimiste n’effectue pas toutes les opérations qui incombent à son office et à ses compétences.



L’élève : Maître, comment définirais-tu, sous une forme synthétique et simple, le processus qui permet de passer de l’être humain au deva ?



Le Maître : Ce processus est résumé, dans la tradition orientale, sous le vocable de Karma et de Dharma. Ce processus est d’une telle sophistication qu’il a demandé deux contes épiques pour être développé et transmis comme enseignement de la Sagesse immémoriale à l’espèce humaine. Ces contes sont le Mahâbhârata et le Râmâyana, pour les Orientaux. Mais nous retrouvons ce processus aussi dans le Corpus Hermeticum, les Tablettes de Thoth ou le Sépher de Moïse pour les Occidentaux. Tu peux toujours faire l’effort d’en prendre connaissance, mais il te faudra, pour en saisir toutes les richesses, préalablement accéder à la maîtrise du langage hermétique et analogique. Pour le moment, ce que je peux t’en dire est la synthèse suivante : Le Karma (Destin) a pour dessein de permettre à la Conscience de sortir progressivement de son état d’ignorance (chute d’Adam) et de sa condition animalière en subissant les épreuves de son incapacité à exercer correctement ses pouvoirs (sortie du jardin d’Éden et création illusoire d’une sphère d’insignifiance). Le Dharma (Providence) a pour aspiration spirituelle la quête constante de la Vérité structurant l’Ordre souverain des choses. Cette quête s’effectue à l’aide de l’accumulation de pensées justes en vertus, les véritables armes occultes qu’utilisent les héros des contes orientaux, en harmonie avec cet Ordre souverain des choses (le domaine des dieux le Svarga), et pour rituel la redoutable ascèse de leur stricte mise en pratique, dans le cadre du service désintéressé au profit de l’utilité commune, et ce, chaque fois que les circonstances offrent l’occasion à une Conscience responsable de le faire volontairement. Ce qui différencie le Karma du Dharma, c’est que le premier s’impose par de rigoureuses lois causales à une Conscience faiblement éveillée dans une sphère temporelle, par l’intermédiaire des asuras dont le groupe constitue l’inconscient collectif. Alors que le deuxième résulte d’un choix libre et volontaire que fait une Conscience spirituelle ayant domestiqué ses sens, désirs et émotions, en pleine connaissance de cause, d’en recevoir le don du service désintéressé des devas que véhiculent les Enseignements de la Sagesse immémoriale, pour devenir elle-même l’incarnation de ce service.

Si seul le semblable connait le semblable, seule une Conscience qui aspire à redevenir dévique mérite la considération des devas.

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Scorpion le Mar 28 Nov - 13:12

Ben moi je suis partant pour un apéro sans modération...avec plein de cacahuètes et de pistaches subtiles..
Merci à toi pour cet avant goût qui me donne grand appétit.. sunny sunny sunny

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Chris Al-kīmiyā le Mar 28 Nov - 17:57

Un avant-goût qui est déjà un repas Gargantuesque à recevoir,éprouver,assimiler et mettre en pratique. Va falloir s’accrocher Very Happy
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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Nurash le Mar 28 Nov - 19:22

Dialogue N°1 :
ce dialogue sert de base fondamentale à tout ce qui va suivre, en effet, pourquoi commencer une recherche qui pourrait tout aussi bien être hypothétique sur l'harmonie et la divinité si on ne peut apporter aucun crédit à ces dernières ?
Dans un premier temps il est question de montrer que si la cause première unique existe, c'est parce que le monde, l'univers, fonctionne d'un seul tenant sur une harmonie cohérente, ce qui est l'opposé du hasard qui voudrait qu'une infinité de causes multiples s'opposent et s'entrechoquent, ne causant au final que disparité et chaos. Or donc, c'est par l'harmonie multi-dimensionelle que nous pouvons prouver que la création est un ensemble cohérent, cela est uniquement rendu possible par des Connaissances relativement vaste et la synthèse qu'on peut tirer de ces dernières. Pas de Synthèse, pas d'harmonie organisée à partir d'un unique point central à toutes formes/manifestations. Par cette remarque nous comprenons que la capacité de saisir l'harmonie est directement relative à nos connaissances, compétences et intelligence. C'est d'ailleurs un des pouvoir libérateur de la haute magie : la capacité à comprendre les causes que la plupart des gens appellent "hasard" ou "fotapadchanss" en sanskrit.
On peut donc raisonnablement estimé que la création est orchestré par des Lois supérieures et qu'elle est d'origine divine, or donc, dans la mesure où nous faisons partie de cette création, il n'y a pas de raison que nous ayons une nature différente de cette dernière. Par là même, nous pouvons accepter le fait que nous soyons les enfants du Divin créateur. Nous aurions pu penser que la création fut parfaite mais être étranger à cette dernière, ce qui n'est pas possible car cela reviendrait à dire qu'une erreur eût pu être introduite dans une chose parfaite, ce qui la ferait immédiatement déchoir de ce statut.
Ainsi donc quel que soit nos croyances, nos connaissances ou notre éducation, nous faisons partie intégrante de cette merveille d'harmonie et de précision qu'est la création. Nous pouvons tout au plus oublier ce statut encore que le temps fera nécessairement son ouvrage en rappelant à notre vue des choses semblables au fur et à mesure que nous avançons à travers le temps, nous amenant à prendre conscience, tôt ou tard, que notre essence est divine.

La logique nous amène tout naturellement à nous demander "mais comment faire pour assumer notre nature divine ?" ce qui est la question suivante Smile !

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Invité le Mer 29 Nov - 0:16

Nurash a écrit:mais comment faire pour assumer notre nature divine ?
En voilà une question qu'elle est bizarre mon Nurash Smile  C'est comme si tu demandais :
Comment faire pour marcher quand je viens de poser mon pied gauche ?
Je repense au tout premier paragraphe de Lug, à propos duquel je faisais référence à la sérendipité,
ce qui m'a immanquablement fait penser à Euripide : "L'attendu ne se produit pas, et à l'inattendu un dieu ouvre sa porte.".
N'est-ce pas ce que les chrétiens nomment la grâce ?
Ta question mon Nurash implique évidemment la conscience or, que je sache, elle n'est pas,
comme l'ego, dans l'action mais dans la réception.
"Aide-toi, le ciel t'aidera" vient de la sagesse populaire ou de l'inconscient collectif, qui n'est pas systématiquement de bas niveau.
La conscience travaille gratuitement en dehors de nous, elle n'en n'est pas pour autant déconnectée,
simplement il faut la laisser lire nos pensées, bref la laisser faire, pendant que l'ego s'agite.
On assume un rôle, une charge, un devoir, mais je me gratte le crane quant à savoir comment assumer une nature
dont la prégnance rend illusoire toute tentative d'en comprendre la puissance gratuite.
Assumer est une contrainte, le contraire du libre arbitre pour lequel voir est comme recevoir,
c'est d'ailleurs pour cette notion connexe de non-agir qu'on lui dénie à tort souvent toute valeur.
Ce qui est reçu de Dieu est est lié à l'homme.
C'est un lapsus, j'imagine mon Nurash, dont la cause est dans le sens qu'on donne au lien entre Dieu et l'homme.
Considérer ce lien non pas comme donné, passif mais actif, ce qu'il est aussi heureusement,
est au risque d'attraper la grosse tête comme la mouche du coche de la fable.
La conscience est le lien entre la matière et l'esprit.
"Tout ce que vous liez sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié au ciel." - Mathieu 16:19

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Nurash le Mer 29 Nov - 8:59

Je pense que ma question n'est pas aussi évidente qu'elle peut paraitre mon Enerlib. Ce n'est pas parce que tu connais les Lois que tu les respectes nécessairement. de la même manière, si j'ai choisi le mot "assumer" c'est bien parce qu'en règle générale, ce qu'on assume, ce sont nos responsabilités.
Pour moi le Libre-arbitre et la liberté c'est justement la capacité de faire des efforts et des choix ( même si effectivement ce n'est pas une contrainte dans la mesure ou c'est une direction assumée de la volonté).
Si je pars du principe que je n'ai qu'a "recevoir" je pars du principe que ma coupe est prête à recevoir, or dans le cadre d'une perfectibilité et de la liberté, si je ne me dirige pas volontairement vers l'évolution (nature divine) alors j'involue. Même avec la réception de l'intuition il y a un choix qui est quand à ce que je reçoit puisque je me détourne du physique et de l'intellectuel. Ne faire qu'écouter l'égo sans avoir l'intention de le calmer n'amène pas nécessairement à quelque-chose de bon selon moi.

Enfin bref, restons-en là ou ouvrons un topic sur le rapport entre conscience et égo à un autre endroit pour ne pas polluer les recherches et les commentaires en cours ici Smile

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Nurash le Jeu 30 Nov - 15:59

Dialogue N°2 :

Assumer sa nature divine demande, ainsi que stipuler précédemment, d'avoir de vastes connaissances afin d'être capable de percevoir l'harmonie multi-dimensionnelle. La maitrise du langage analogique permet ainsi de structurer la pensée de l'homme et de la rendre compatible avec l'harmonie universelle. Lorsque la Conscience perçoit le monde des illusions comme étant la résultante d'une harmonie plus grande, il épure lentement son corpus de pensée et élargit ses horizons. Comme l'homme ne devient que ce qu'il pense, il peut ainsi espérer regagner sa nature Dévique. La boussole qui permet de garder le cap du chemin à suivre sur la voie de l'évolution est la pensée juste en vertus.
Faire une synthèse de la manière dont on parvient à regagner sa Nature divine n'est pas chose aisée, mais ce que l'on pourra en retenir est le fait que l'aspect Providentiel est celui qui favorise la responsabilité et la liberté, là ou l'aspect Destin lui restreint la plupart des potentiels pour faire en sorte de permettre aux Consciences de développer leur force de Volonté. Cet effort de Volonté doit se diriger vers une ascèse, une épuration. Au final le but est simplement de se libérer des entraves de la sphère du Destin pour se rendre naturellement plus disponible à la sphère de la Providence. Au final, la Conscience oublie sa nature Dévique, s'identifie à la forme terrestre, puis se dés-identifie de cette forme en réalisant qu'elle est le principe de Vie animateur d'une forme. Lorsqu'on sers la Vie en général, on est un serviteur du Dharma, lorsque l'on sers les intérêts égoïstes de sa forme d'identification, c'est le Destin qui s'exprime à travers nous et nous servons de nourritures aux ashuras...
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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Lug le Lun 15 Jan - 15:08

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Extrait du prochain livre :


Note d’alchimie spirituelle N° 1 Tracé de l’itinéraire à suivre.

Les Trois aspects du Ternaire Divin (Providence, Conscience, Destin), sont les Trois courants d’Énergie vitale différenciés les uns des autres, mais inséparables. Ces Trois courants représentent les puissantes énergies des Trois Mondes (Mental-Shamballa, Astral-la Hiérarchie et Physique dense-l’Humanité), que la tradition orientale exprime sous l’aspect de Trois divinités : Shiva, Vishnu et Brahma, mais que nous pouvons raisonner comme étant la forme symbolique concrète de Trois abstractions subjectives que sont : la Volonté (Shiva), l’Amour-Sagesse (Vishnu) et l’Intelligence active (Brahma). 

Comme ces Trois aspects du Ternaire Divin sont inséparables (le Père, le Fils et le Saint-Esprit), il y aura donc

dans le Monde Mental (Un) :



Un plan mental (1), un plan astral (2) et un plan physique (3). 



Dans le Monde Astral  (Deux):

Un plan mental (4), un plan astral  (5) et un plan physique (6). 



et pour le Monde Physique dense (Trois) : 

Un plan mental (7), un plan astral ( 8 ) et un plan physique (9).  

Chaque forme physique étant composée de trois enveloppes : enveloppe physique (03), enveloppe intellectuelle (02) et enveloppe spirituelle (01).



Ce dernier plan physique (9) étant le plus bas est aussi celui de la plus forte densité, celui de nos formes physiques denses de la matière la plus dense. Chaque plan (7-8-9) de ce Monde physique dense  (Trois) se retrouvant dans chaque espèce sous la forme des trois enveloppes constitutives de chacune des formes se manifestant sur chacun des plans de ce Monde (Trois), mais aussi dans chacun des autres Mondes (Un - Deux).



Dans chacun des trois Mondes il y a des formes (apparences) plus ou moins denses ou plus ou moins éthérées. Comme il y a des formes pour chacun des trois plans de chaque Monde. Ainsi, dans le Monde Physique dense ( Trois, celui où se manifeste actuellement la forme animalière humaine), il y aura, pour cette espèce, une première enveloppe sensorielle instinctive (03), celle propre à l’apparence corporelle ; une enveloppe intellectuelle émotive et passionnelle (02) venant recouvrir l’enveloppe sensorielle et constituant la forme de sa personnalité, et une enveloppe spirituelle intuitive (01) venant recouvrir les deux autres et étant spécifique au niveau de Conscience le plus élevé de la forme de manifestation. Ceci vaut pour toutes les apparences corporelles propres à chaque espèce de ce Monde physique dense (Trois) quelque soit le règne (minéral, végétal, animal). Chacune des trois enveloppes propres a un aspect correspondant à un reflet des trois plans de son Monde (physique pour l’apparence humaine). Chacun des trois plans d’un Monde est la déclinaison plus densifiée et simplifiée du plan portant le même nom dans les autres Mondes supérieurs.



L’aspect physique et corporel (9) de la forme humaine correspond à la déclinaison densifiée du plan physique (6)  du Monde Astral, qui est lui-même une déclinaison densifiée de l’aspect physique éthérique du plan physique éthérique (3) le plus subtil (igné) du Monde Mental (Un). 



Au fur et à mesure de l’élévation (croissance) d’une Conscience, à l’intérieur de ses trois enveloppes, sur chacun des plans de sa manifestation dans le Monde physique dense, elle rétablit ses connexions avec les plans similaires des deux autres Mondes supérieurs (Deux-Astral et Un-Mental). Dans ces Mondes, les formes deviennent de moins en moins denses (solides, liquides,  gazeuses, ignées) et de plus en plus éthériques. Pour comprendre le processus par une comparaison analogique, il convient de constater (sur le plan physique dense (9) de notre Monde physique dense  (Trois) : que la Terre a ses propres formes de manifestations minérales solides ; l’Eau, l’Air et le Feu ont aussi les leurs, et plus une Conscience est évoluée dans les Mondes Astral (Deux) ou Mental (Un), moins il lui est nécessaire d’avoir une forme dense (Terre et Eau) et inversement. Il en est analogiquement de même pour une Conscience incarnée dans une manifestation corporelle humaine. En passant du plan purement physique et sensoriel (9) au plan intellectuel et émotionnel ( 8 ) sa forme de manifestation devient un peu plus abstraite et moins tangible (Air et Feu). Le corpus des idées constituant la personnalité d'un individu est moins palpable que son enveloppe charnelle, et pourtant il s’agit bien de la manifestation d’une même Conscience. En passant du plan intellectuel ( 8 ) au plan spirituel et intuitif (7), sa forme de manifestation devient encore plus subtile, subjective, abstraite et éthérique.



Chaque forme individuelle humaine, étant elle-même une association de formes collectives microbiennes, cellulaires et atomiques, elle peut à son tour participer à la constitution d’une forme collective supérieure par agrégation et/ou adhésion, qu’elle soit physique sensorielle (équipe sportive ou travaux communs), intellectuelle émotionnelle (associations culturelles, politiques, scientifiques, philosophiques, syndicales) ou spirituelle mentale (artistique, religieuse, mystique ou clanique). La forme ne concerne pas uniquement un individu d’une espèce, mais concerne aussi le regroupement d’individus de même espèce (les abeilles et la ruche , les fourmis et leur nid, le troupeau de bisons,  le Vol d’une nuée d’oiseaux, le banc de poissons, la population formant un village et une Nation, l’agrégation d’étoiles formant une galaxie).



Les formes ne sont que des véhicules en mouvement constant, éphémères et recyclables correspondant à des états de Conscience transitoires. Ce sont donc fondamentalement des illusions (Maya) propres aux «vérités» relatives. Ces formes doivent parcourir leur cycle évolutif (début/apparence - apogée/qualité - déclin/libération de la Conscience) afin de parvenir à la réalisation complète du dessein dévolu à chacune. Dessein dont la fonction est de permettre à chaque Conscience animant une forme, lors d’une mise à l’épreuve durant une série d’incarnations, de parvenir par son évolution et initiation,  à en franchir les limites ultimes lorsqu’elle arrive à atteindre, par l’étendue de ses Connaissances, l’état de perfection de l’évolution propre à cette forme. 



La forme extérieure est l’apparence périphérique (l’enveloppe, la peau) servant de corps de manifestation à la pensée-forme intérieure (cellule souche contenant son code génétique) qui en est le centre. Cette pensée-forme, selon la part d’Énergie Vitale qu’elle concentre et rayonne, aura une tonalité vibratoire spécifique lui permettant de s’identifier à un groupe de même complexion, ou de s’associer avec des formes différentes, mais néanmoins compatibles. Ce processus de regroupement est la conséquence de la manifestation de l’instinct grégaire que l’on retrouve aussi bien dans le monde minéral, végétal, animal et humain.



La pensée, comme la forme, est un Principe en contingence d’être (inertie/Tamas), capable de ne contenir qu’une certaine «quantité» d’Énergie vitale. Elle ne se manifeste que lorsqu’elle est activée (mise en mouvement/ Rajas)  par une Conscience (le Penseur) qui en devient la matrice fécondante (focalisation énergétique) et sera capable de recevoir et contenir cette Énergie vitale, de l’assimiler , de la comprendre et de l’animer par sa faculté volitive, son pouvoir de faire advenir (rayonner). Dans ce cas, la Conscience spirituelle vitalise et utilise la pensée-forme, et cette dernière apporte à la Conscience son potentiel d’Énergie vitale comme nourriture subtile (Illumination/Sattva). 



Il découle de ce qui précède qu’une Conscience sans pensées propres est inconscience, errance et ignorance, et qu’une pensée sans Conscience pour la manifester est dans un état latent, proche du zéro absolu par son inertie, en attente de prendre forme par sa mise en mouvement. C’est une graine sans terre pour la faire germer, elle est en contingence d’être.



C’est donc son niveau vibratoire qui détermine le Monde et le plan de manifestation possible d’une Conscience, et selon l’enveloppe dans laquelle elle est capable de se focaliser. Et c’est par sympathie de leurs fréquences vibratoires qu’elles se regroupent pour manifester une forme collective plus grande.



La pensée parfaitement assimilée par une Conscience permettra à cette dernière de la mettre à l’épreuve afin qu’elle devienne une Connaissance, un acquis définitif pour elle, et viendra intégrer son code génétique spirituel et augmenter son capital énergétique.



Une pensée peut prendre toutes les formes, que ce soit sur le plan physique (9), intellectuel ( 8 ), spirituel (7), subhumain, humain et supra-humain, c’est juste une question de quantité d’Énergie Vitale et de qualité de la tonalité vibratoire. Une Conscience est d’abord une forme constituée par l’assemblage de pensées qu’elle assimile par compréhension, comme le soleil est composé par l’accumulation d’atomes d’hydrogène et d’hélium, et grâce auxquels il rayonne ses Pensées par ses fécondants photons de lumières.



Une pensée, à l’image des atomes, fait varier sa quantité d’énergie et sa tonalité vibratoire en s’associant à une ou plusieurs autres pensées semblables ou compatibles. L’assemblage de ces différentes pensées ne peut se faire que par une Conscience (le Penseur ou la Matrice). L’agrégat de ces pensées ne formant alors qu’une seule «pensée moléculaire» qui est simplement différente de la pensée d’origine par sa nouvelle forme de manifestation combinée aux autres pensées. Comme la graine peut l’être en comparaison de l’arbre qu’elle produira, par agglomération d’autres substances, tout en étant dirigée par son dessein d’accomplissement (ADN) de forme dont le plan se trouve dans sa cellule mère (souche). Un gland ne pouvant pas produire autre chose qu’un chêne. Mais l’agrégat d’atomes d’hydrogène et l’agrégat d’atomes d'hélium peuvent former un soleil selon la Conscience de son Penseur qui les reçoit, les assimile et par ses Connaissances les comprend. Ce soleil n’étant lui-même qu’un atome (un Penseur focalisant des Pensées-formes spécifiques au travers d’une forme adaptée à l’évolution de sa Conscience) sur le plan cosmique.



La complexification de ce système de pensées - se regroupant par affinité au sein d’une Conscience (comme un jeu de Lego) pour y concentrer leurs énergies -, fait que cette Conscience ne peut prétendre s’identifier à une pensée-forme que dans la mesure où elle dispose du capital d’Énergie Vitale nécessaire pour animer sa manifestation. Une Ferrari ne pourrait même pas démarrer avec la quantité d’essence contenue dans un briquet. Cette Énergie Vitale (son Feu central), est accumulée volontairement par la Conscience, sous forme de Connaissances composé de pensées justes en vertus, acquises tout au long des expériences qu’elle effectue dans les différentes formes auxquelles elle s’identifie, selon le processus cyclique de réincarnations. N’oublions jamais que le propre de l’énergie est d’être protéiforme. Selon la célèbre formulation de Lavoisier, sa fonction n’est pas de créer, mais de se transformer sans jamais se perdre.



Une Conscience ne peut jamais prendre une forme d’une taille supérieure à ses capacités et à sa concentration énergétique ; pas plus qu’elle ne peut occuper une forme de taille inférieure que l’intensité de son feu intérieur consumerait alors trop rapidement. La grenouille ne peut pas devenir aussi grosse que le boeuf, sa Conscience n’a pas l’énergie nécessaire, et sa vanité, aussi grande soit-elle, ne pourra jamais suppléer à cette carence congénitale.



Ce qui est vrai pour une grenouille l'est pour toutes les espèces.



Donc, pour comprendre ce qui va suivre, il convient de retenir que la pensée n’est pas le Penseur ; que ce dernier est ce qu’il est convenu d’appeler la Conscience ; que cette dernière est libre de se manifester dans une forme de n’importe quel règne et de n’importe quelle espèce, plus ou moins subtile ; que chaque forme de manifestation comprend trois enveloppes (01-02-03) de nature différente et correspondant à des états de Conscience ; que chacune de ces enveloppes correspondent à chacun des plans du Monde dans lequel la Conscience s’identifie temporairement à une forme, et que chacun des trois plans (9-8-7) de ce Monde physique dense (Trois) est la déclinaison densifiée et limitée des plans similaires se situant dans les autres Mondes supérieurs   (Deux et Un) ces facettes de l’intemporalité auxquelles la Conscience reste liée, même si ce lien très subtil n’est pas encore activé pour cause de manque d’évolution du Penseur et cécité du troisième oeil de la Conscience. Enfin, que chaque enveloppe de chaque plan permet à la Conscience, qui en manifeste la Volonté, de recevoir les pensées spécifiques à chacun des plans situés dans chacun des autres Mondes (vision et perception multidimensionnelles), dans la mesure où cette Conscience fait librement les efforts pour rendre la chose possible grâce à son évolution, et l’activation de ses facultés supérieures Elle aura ensuite la possibilité de les assimiler, par une mise en pratique déterminée et rigoureuse, pour en récupérer l’Énergie Vitale sous forme d’accumulation de Connaissances. Ce que nous verrons d’une façon plus détaillée et pratique lors des prochaines notes d’Alchimie spirituelle.



Dernière édition par Lug le Ven 19 Jan - 10:10, édité 1 fois

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par modeste le Lun 15 Jan - 16:32

Cool, le Sang du dragon se remet à couler...
fini les vacances,
va falloir éponger dur pour n'en perdre aucune miette.
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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

Message par Hermaphrodite le Ven 19 Jan - 0:43

Whaouh mon Lug,

Ta synthèse des travaux de notre FH est une véritable bombe nucléaire spirituelle. Merci pour ce merveilleux et "luminissime" partage.

....................................................................................................................................................................

Ps 1: quelques petites erreurs de frappe

Lug a écrit:Chaque forme physique étant composée de trois enveloppes : enveloppes physique (03), enveloppe intellectuelle (02) et enveloppe spirituelle (01).



Lug a écrit:Mais l’agrégat d’atomes d’hydrogène et l’agrégat d’atomes d'hélium

Ps 2: Besoin d'éclairage

Lug a écrit:. Elle ne se manifeste que lorsqu’elle est activée (mise en mouvement/ Rajas)  par une Conscience (le Penseur) qui en devient la matrice fécondante (focalisation énergétique) et sera capable de recevoir et contenir cette Énergie vitale, de l’assimiler , de la comprendre et de l’animer par sa faculté volitive, son pouvoir de faire advenir (rayonner).

Lug a écrit:Mais l’agrégat d’atomes d’hydrogène et l’agrégat d’atomes hélium peuvent former un soleil selon la Conscience de son Penseur qui les reçoit, les assimile et par ses Connaissances les comprend

Mon Lug le processus "d'assimilation" par la Conscience de l'énergie vitale contenue dans une pensée, n'implique-t-il pas déjà la phase compréhension ?

Sinon, pourquoi dissocies-tu ci-dessus l'assimilation de la compréhension.

Il m'a semblé que ci-dessous, tu as inclus la compréhension dans le processus d'assimilation.

Lug a écrit:Une Conscience est d’abord une forme constituée par l’assemblage de pensées qu’elle assimile par compréhension, comme le soleil est composé par l’accumulation d’atomes d’hydrogène et d’hélium, et grâce auxquels il rayonne ses Pensées par ses fécondants photons de lumières.


.

Ai-je loupé une nuance ?

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Re: Prologue du livre sur lequel je besogne, qu'en pensez-vous ?

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